Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Église de Saint-Julien

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Église de Saint-Julien-de-Wolfestown

Région administrative :

  • Chaudière-Appalaches

Municipalité :

  • Saint-Julien

Date :

  • 1912 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine industriel
  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

Personnes associées (2)

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Inventaires associés (2)

Carte

Description

L'église de Saint-Julien, située dans la municipalité du même nom, est un lieu de culte catholique construit selon le dessin de l'architecte Louis-Napoléon Audet. Le bâtiment suit un plan en croix latine avec choeur en saillie et abside à chevet plat. Toutes les élévations sont à l'origine recouvertes de planches à clin en épinette. Les bardeaux d'amiante-ciment en forme de losange, qui recouvrent de nos jours la façade principale ne sont installés qu'en 1931. Ceux-ci sont mouchetés de trois minéraux de couleur différente : gris, bourgogne et ocre. Une frise de bois à motif losange fait le tour du bâtiment sous la corniche et rappelle la forme des bardeaux. La toiture est d'abord recouverte de tôle à la canadienne, faite de petits carreaux de tôle posés en diagonale. Aujourd'hui, seule la petite toiture qui surplombe les portes centrales est encore recouverte de ce matériau. Les autres pans de toit sont recouverts de bardeaux d'asphalte. La porte principale est de forme cintrée, en bois à panneaux avec imposte vitrée en forme d'arc. Les fenêtres sont rectangulaires ou cintrées. On remarque aussi plusieurs oeils-de-boeuf. Des appliques millésimées rappellent l'année de mise en chantier, 1912, et l'année de rénovation de la façade, 1931. Elles sont placées sur les moulures des fenêtres de part et d'autre de la porte principale. En 1987, les autres façades de l'église sont recouvertes de panneaux de vinyle.

Plan au sol :

Croix latine

Nombre d'étages :

3

Groupement :

Détaché

Structure :

  • Bois, charpente claire
  • Maçonnerie en pierre

Saillies :

  • Baie en saillie
  • Clocher

Fondations :

  • Béton
  • Pierre

Élévations :

  • Autres façades : Plastique (Panneau)
  • Façade avant : Composite (Amiante-ciment, bardeau)

Toit :

  • Forme : À deux versants droits
    Matériau : Asphalte, bardeaux
  • Matériau : Tôle en plaques

Porte principale :

  • bois, à panneaux, à imposte

Fenêtre(s) :

  • cintrée
  • Rectangulaire

Lucarne(s) :

  • Châtière
  • Oeil-de-boeuf

Éléments architecturaux :

  • Acrotère
  • Aisseliers
  • Amortissement
  • Applique
  • Chevron
  • Corniche à consoles
  • Frise
  • Fronton
  • Retour de l'avant-toit

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Informations historiques

La toponymie du canton de Wolfestown, concédé en 1802 à Nicolas Montour et ses associés, évoque son histoire anglophone et rend hommage au général James Wolfe. Longeant le chemin Gosford, le village de Saint-Julien constitue, vers 1850, le premier lieu d'établissement du canton, où les Canadiens français et Irlandais sont les pionniers. C'est sur ce chemin qu'est érigée la première chapelle de Saint-Julien en 1859. La construction de la deuxième église sur l'emplacement du temple actuel, en 1875, coïncide avec la création de la paroisse de Saint-Julien-de-Wolfestown. L'église paroissiale est cependant la proie des flammes en 1904.

En 1912, après maintes discussions, l'église actuelle et son presbytère voient le jour, respectant le site historique initial. Pour ce grand projet, le diocèse de Sherbrooke commande les plans à son architecte de confiance, Louis-Napoléon Audet. Architecte éminent de son époque, Louis-Napoléon Audet a réalisé, entre autres, la cathédrale et l'archevêché de Sherbrooke et a collaboré à la conception de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré. Pour Saint-Julien, il conçoit une église monumentale dans la plus pure tradition architecturale éclectique de l'époque. Pierre Boulanger de Black Lake est l'entrepreneur retenu pour la construction de l'église et du presbytère, dont le coût s'élève à 30 200 $, soit 25 375 $ pour l'église et 4 825 $ pour le presbytère. Les travaux de construction ont duré plus de six mois.

La façade principale présente des éléments qu'Audet a utilisés dans plusieurs autres projets par la suite, notamment le clocher unique et les colonnes s'arrêtant au toit. De l'ensemble se dégageait une impression de verticalité tout en élargissant la base du clocher. Ces éléments ont malheureusement été retirés de la façade lors du changement de revêtement en 1931. En effet, dix-huit ans après sa construction, la peinture extérieure est très détériorée par manque d'entretien, de sorte que les boiseries souffrent de la pourriture. La décision est donc prise le 5 octobre 1930 de réparer la façade en la recouvrant de bardeaux d'amiante et de simplifier les éléments décoratifs. Ainsi, les deux tourelles sont retirées de la façade lors des travaux exécutés en mai 1931. La toiture fait aussi l'objet de quelques réparations à cette époque. Pour des raisons similaires, le perron de bois avait été remplacé par du béton en 1929.

Les autres façades de l'église sont repeintes en 1942 par monsieur A. L'Espérance de Sherbrooke. Les murs sont de couleur beige et les moulures des fenêtres demeurent blanches. Ces couleurs sont respectées lorsqu'en 1987, l'entrepreneur Construction L.V. est engagé pour recouvrir les murs de bois d'un revêtement de vinyle au coût de 53 720 $. Vers 1950, le toit est recouvert de bardeaux d'asphalte rouge brique directement installés sur la tôle à la canadienne. Depuis cette époque, l'église a conservé son aspect actuel et les bardeaux d'amiante-ciment de la façade sont maintenus en très bon état. L'utilisation de ces bardeaux d'amiante-ciment témoigne de l'accessibilité de ce minéral dans la région des Appalaches au début du 20e siècle. Le lieu de culte, symbole fort de l'appartenance de la communauté, témoigne ainsi à la fois de la fierté de la population pour l'industrie minière et de l'importance de celle-ci.

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Emplacement

Region administrative :

  • Chaudière-Appalaches

MRC :

  • Les Appalaches

Municipalité :

  • Saint-Julien

Adresse :

  • chemin Gosford

Latitude :

  • 45° 59' 37.7"

Longitude :

  • -71° 31' 42.7"

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Références

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013