Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Chalet Antoine-Dubuc

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Pavillon Antoine-Dubuc

Région administrative :

  • Saguenay--Lac-Saint-Jean

Municipalité :

  • Mont-Valin

Date :

  • vers 1945 – vers 1956 (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Chalets et résidences secondaires)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (3)

Personnes associées (3)

Inventaires associés (1)

Carte

Description

Le chalet Antoine-Dubuc est une résidence secondaire en bois rond érigée entre 1945 et 1956. Le bâtiment, de plan en « T » et présentant une élévation d'un étage et demi, est coiffé d'un toit à deux versants droits. La toiture se prolonge au-dessus des murs longs-pans pour couvrir des galeries. La désignation inclut également des dépendances. Le chalet Antoine-Dubuc est situé sur un terrain boisé légèrement surélevé en bordure de la baie d'Alexis du lac aux Canots, dans le territoire non organisé de Mont-Valin.

Ce bien est cité immeuble patrimonial.

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Mont-Valin) 2009-09-09
 

Haut de la page

Valeur patrimoniale

Le chalet Antoine-Dubuc présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique reposant sur son association avec Antoine Dubuc (1896-1988), un important homme d'affaires de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce dernier est le fils de Julien-Édouard-Alfred Dubuc (1871-1947), fondateur de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi. Après avoir terminé ses études aux États-Unis et effectué un voyage en Europe, Antoine Dubuc devient apprenti en 1917 à l'usine de la St. Lawrence Pulp and Lumber Corporation à Chandler, en Gaspésie. Il y occupe notamment les postes de contremaître, d'assistant-gérant et de gérant. En 1922, Antoine Dubuc retourne à Chicoutimi pour assister son père. Il est nommé assistant-surintendant des activités forestières de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi. À partir de 1924, il devient l'unique actionnaire de la Compagnie du téléphone Saguenay-Québec et contribue ainsi au développement du réseau téléphonique de la région. Au cours des années subséquentes, Dubuc est administrateur de plusieurs entreprises acquises par son père, dont le commerce de gros et de détail Côté et Boivin et le journal Le Progrès. Antoine Dubuc s'intéresse également aux activités de plein air. Au cours des années 1940 ou 1950, il fait construire un chalet sur le bord du lac aux Canots, dans la baie d'Alexis, près du massif du mont Valin. Il est un des premiers à s'établir dans le secteur, et il contribue à faire connaître l'endroit comme lieu de villégiature, de chasse et de pêche. En 1969, Dubuc s'inquiète des nombreuses coupes à blanc effectuées dans la région et demande au gouvernement du Québec d'interdire l'exploitation forestière au mont Valin. L'intervention de l'homme d'affaires s'inscrit dans une longue démarche qui mènera à la création du parc national des Monts-Valin en 1996. En 2010, la Pulperie de Chicoutimi rachète la résidence secondaire pour la transformer en pavillon d'interprétation et de services, avec la collaboration du parc national des Monts-Valin. Le chalet Antoine-Dubuc évoque ainsi le souvenir de cet industriel qui a marqué l'histoire de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le chalet Antoine-Dubuc présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Le bâtiment est représentatif des résidences secondaires érigées en milieu forestier au cours du XXe siècle. Pour ériger ce type de résidence, les constructeurs privilégient souvent des structures en bois rond assemblées selon une technique d'inspiration scandinave introduite en Amérique du Nord au cours du XVIIIe siècle. Dans ce système de construction, les murs sont érigés avec des troncs d'arbres écorcés placés les uns sur les autres. Les billots sont entaillés près des extrémités pour être assemblés avec les troncs perpendiculaires, et les interstices sont remplis avec un matériau isolant. Les coins de ce genre de bâtiment se caractérisent souvent par des billots débordants entrecroisés. Ces derniers sont parfois taillés selon différents angles pour donner un effet décoratif. Le chalet Antoine-Dubuc possède aussi des caractéristiques liées à sa fonction de résidence de villégiature, dont l'orientation de la façade vers le lac, la fenestration abondante et la galerie couverte permettant aux occupants de profiter de la nature environnante. Le chalet Antoine-Dubuc rappelle ainsi les modes de construction privilégiés pour ce type de résidences rustiques cherchant à s'harmoniser avec l'environnement.

Source : Municipalité régionale de comté du Fjord-du-Saguenay, 2014.

Haut de la page

Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du chalet Antoine-Dubuc liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation sur un terrain boisé légèrement surélevé;
- sa localisation en bordure de la baie d'Alexis du lac aux Canots, à proximité du parc national des Monts-Valin;
- la présence de dépendances, dont le camp du gardien, le garage et la latrine;
- son volume, dont le plan en « T », l'élévation d'un étage et demi, le toit à deux versants droits et les galeries couvertes;
- les matériaux, dont les murs en pièces de bois écorcé assemblées selon une technique d'inspiration scandinave, la couverture en bardeaux d'asphalte ainsi que les éléments architecturaux et ornementaux en bois;
- les ouvertures, dont les portes à panneaux (avec ou sans vitrage), ainsi que les fenêtres rectangulaires;
- l'ornementation sobre composée essentiellement des troncs entrecroisés taillés en diagonale et des garde-corps;
- les éléments apparents de la charpente, dont les poutres supportant le plancher de l'étage supérieur, les chevrons, les pannes, les poinçons et les aisseliers;
- la souche de cheminée en pierre.

Haut de la page

Informations historiques

Le chalet Antoine-Dubuc est situé sur le territoire non organisé de Mont-Valin. La région, dominée par le massif du même nom, se caractérise par la présence de vastes forêts et de nombreux lacs et rivières. Au milieu du XXe siècle, le territoire attire quelques hommes aisés de la région de Chicoutimi à la recherche de lieux de villégiature, dont Antoine Dubuc (1896-1988).

Ce dernier est le fils de Julien-Édouard-Alfred Dubuc (1871-1947), un des fondateurs de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi et célèbre homme d'affaires de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Après avoir terminé ses études aux États-Unis et effectué un voyage en Europe, Antoine Dubuc devient, apprenti en 1917 à l'usine de la St. Lawrence Pulp and Lumber Corporation à Chandler, en Gaspésie. Après avoir occupé les postes de contremaître, d'assistant-gérant et de gérant de cette pulperie, Antoine Dubuc retourne à Chicoutimi en 1922 pour assister son père. Il occupe notamment la fonction d'assistant-surintendant des activités forestières de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi. À partir de 1924, il devient l'unique actionnaire de la Compagnie du téléphone Saguenay-Québec et contribue ainsi au développement du réseau téléphonique de la région. Au cours des années subséquentes, Dubuc est administrateur de plusieurs entreprises acquises par son père, dont le commerce de gros et de détail Côté et Boivin et le journal Le Progrès.

Au milieu du XXe siècle, il fait construire un chalet sur le bord du lac aux Canots, dans la baie d'Alexis, près du massif du mont Valin. Certaines sources avancent que le bâtiment aurait été érigé par Rosario Morin en 1945 ou 1947 alors que d'autres mentionnent qu'il a plutôt été construit par Nérée Lavoie entre 1952 et 1956 et agrandi en 1957. Antoine Dubuc est un des premiers à s'établir dans le secteur, et il contribue à faire connaître l'endroit comme lieu de villégiature, de chasse et de pêche.

En 1969, s'inquiétant des nombreuses coupes à blanc effectuées dans la région, Antoine Dubuc demande au gouvernement du Québec d'interdire l'exploitation forestière au mont Valin. L'intervention de l'homme d'affaires s'inscrit dans une longue démarche qui mènera à la création du parc national des Monts-Valin en 1996.

Antoine Dubuc demeure propriétaire du chalet jusqu'en 1984. Il vend alors le bâtiment à Léo-Pierre Girard qui l'occupe jusqu'à son décès en 1991. Sa veuve s'occupe ensuite de la propriété. Au début du XXIe siècle, elle entreprend des démarches auprès des représentants du parc national pour que la résidence devienne accessible au public. Bien que le chalet soit situé hors des limites du parc, la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) désire faire du bâtiment un pavillon d'accueil et d'interprétation. La SÉPAQ s'associe à la municipalité régionale de comté du Fjord-du-Saguenay et à la Pulperie de Chicoutimi pour réaliser ce projet. Le musée doit notamment s'occuper du développement du volet patrimonial.

Le chalet Antoine-Dubuc est cité en 2009. L'année suivante, le bâtiment est racheté par la Pulperie de Chicoutimi. Le chalet Antoine-Dubuc est restauré en 2012 et 2013. Opéré par la SÉPAQ, le bâtiment sert aujourd'hui de lieu d'interprétation, d'hébergement et de relais.

Haut de la page

Emplacement

Region administrative :

  • Saguenay--Lac-Saint-Jean

MRC :

  • Le Fjord-du-Saguenay

Municipalité :

  • Mont-Valin

Localisation informelle :

"Un emplacement dans le canton de Chardon, rive sud du lac aux Canots dans le territoire non organisé Mont-Valin (...) Le lieu ne comporte pas de numéro civique."

Latitude :

  • 48° 38' 11.2"

Longitude :

  • -70° 48' 26.5"

Haut de la page

Références

Liens Internet :

Notices bibliographiques :

  • BLACKBURN, Roger. « La Pulperie achète le chalet d'Antoine Dubuc ». Le Quotidien, 30 novembre 2010, s.p.
  • DELASABLONNIÈRE, Johanne. « Le chalet Antoine-Dubuc restauré ». s.a. Le Courrier du Saguenay [En ligne]. http://www.courrierdusaguenay.com/Actualites/2012-03-02/article-2914096/Le-chalet-Antoine-Dubuc-restaure/1
  • GAGNON, Mélissa. « Le chalet Dubuc accessible cet automne ». Le Quotidien, 7 juillet 2013, s.p.
  • LETARTE, Martine. « Chalet Antoine-Dubuc : la restauration commencera ce printemps ». La Presse, 1 mars 2011, p. LPA10.
  • s.a. Les yeux d'un royaume : parc des Monts-Valin. Québec, Gouvernement du Québec, Ministère de l'Environnement et de la Faune, 1994. 24 p.

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013