Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Vieux couvent de Saint-Roch-de-l'Achigan

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Couvent

Région administrative :

  • Lanaudière

Municipalité :

  • Saint-Roch-de-l'Achigan

Date :

  • 1881 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Couvents, monastères et abbayes)

Éléments associés

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Description

Le vieux couvent de Saint-Roch-de-l'Achigan est un ancien édifice institutionnel de style Second Empire, construit en 1881. Le bâtiment de plan rectangulaire, en pierre rustiquée, à quatre étages, est coiffé d'un toit mansardé et comporte une tour surmontée d'un clocheton au centre de sa façade. Il s'élève sur un terrain entouré d'une haie, planté de quelques arbres et comportant une allée en demi-cercle. Le vieux couvent de Saint-Roch-de-l'Achigan est construit sur la rue principale de la municipalité de Saint-Roch-de-l'Achigan, face à la rivière de l'Achigan. Il se trouve à l'ouest de l'église paroissiale et de son presbytère, au coeur de l'ancien noyau villageois.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Saint-Roch-de-l'Achigan) 2003-04-07
 

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Valeur patrimoniale

Le vieux couvent de Saint-Roch-de-l'Achigan présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Construit pour les Soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, il témoigne de la présence et de l'oeuvre de cette congrégation religieuse dans la municipalité. Au Québec, les couvents désignent habituellement un pensionnat pour jeunes filles dirigé par une congrégation religieuse. La communauté des Soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, fondée en 1843 à Longueuil, domine le domaine de l'éducation des jeunes filles pendant la deuxième moitié du XIXe siècle dans la vallée du fleuve Saint-Laurent. À la demande du curé de la paroisse, ces religieuses fondent un couvent à Saint-Roch-de-l'Achigan en 1857. Les jeunes filles du village peuvent dès lors bénéficier d'une formation en enseignement ménager, en éducation et en musique. Construit en 1881, le bâtiment actuel est le deuxième couvent de la municipalité et l'un des plus anciens édifices qui y subsistent. Les soeurs y enseignent jusqu'en 1969, soit pendant plus de cent ans. La situation du bâtiment au coeur de l'ancien noyau villageois, à proximité de l'église et de son presbytère, témoigne de l'importance de l'institution pour la municipalité de Saint-Roch-de-l'Achigan.

Le vieux couvent de Saint-Roch-de-l'Achigan présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale reposant sur sa représentativité comme couvent de village de la fin du XIXe siècle. Le couvent de village de cette époque présente généralement un plan rectangulaire ainsi que des murs de pierre ou de brique de trois à quatre étages. Avec sa galerie couverte du côté est, la symétrie de sa façade, ses chaînages d'angle, ses lucarnes à fronton triangulaire, sa tour centrale surmontée d'un clocheton et la distribution régulière de ses ouvertures, le vieux couvent de Saint-Roch-de-l'Achigan se rattache aux couvents construits entre 1881 et 1910 dans la vallée du fleuve Saint-Laurent. Ces bâtiments monumentaux témoignent de l'influence des néo-styles et de l'éclectisme victorien importés d'Europe. Le vieux couvent de Saint-Roch-de-l'Achigan peut être associé au style Second Empire, notamment en raison de son toit mansardé. Par ailleurs, le traitement de chaque étage de la façade rappelle les fonctions qui étaient réservées à chaque niveau. Ainsi, le soubassement se distingue par son surhaussement et par son revêtement de pierre à bossage aux dimensions plus grandes que celles utilisées aux autres niveaux. À l'origine, cet étage abritait les cuisines. Le rez-de-chaussée est marqué par la présence de l'escalier central et du portique en bois ornementé soutenant un balcon. Cet étage était réservé aux pièces de réception comme le hall d'entrée et le parloir ainsi qu'à la chapelle. L'étage, plus sobre, logeait les salles de classe alors que les combles étaient aménagés en dortoirs. Les plans du couvent sont l'oeuvre des architectes Victor Roy (1836-1902) et Jean-Roch Poitras (mort en 1885) qui en étaient à leur première collaboration.

Source : Municipalité de Saint-Roch-de-l'Achigan, 2006.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du vieux couvent de Saint-Roch-de-l'Achigan liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation au coeur de l'ancien noyau villageois, à proximité de l'église et du presbytère;
- sa localisation face à la rivière de l'Achigan;
- son volume, dont le plan rectangulaire, l'élévation de 4 étages, le soubassement surhaussé, le toit mansardé, le clocheton de la partie centrale, la galerie couverte (côté est), l'escalier et le portique au rez-de-chaussée, ainsi que le balcon à l'étage;
- les matériaux, dont la maçonnerie en pierre;
- les ouvertures, dont leur distribution régulière, la porte double en bois vitrée et surmontée d'une imposte, et les lucarnes à fronton triangulaire;
- l'ornementation, notamment les chaînes d'angles, les linteaux et les chambranles.

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Informations historiques

En 1855, Étienne-Hyppolite Hicks, curé de Saint-Roch-de-l'Achigan, entreprend de faire construire un couvent dans son village. Au Québec, à cette époque, un couvent désigne habituellement un pensionnat pour jeunes filles. Le curé Hicks invite les Soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, qui dominent le champ de l'éducation des filles dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à fonder un couvent dans sa paroisse et trouve un commanditaire en la personne d'Ambroise Vinet-Souligny, un citoyen fortuné du village.

Le couvent est prêt à accueillir ses premières élèves en 1857. Les jeunes filles peuvent y bénéficier d'une formation incluant l'enseignement ménager, l'éducation et la musique (chant et orgue).

Au début des années 1880, un nouvel édifice est commandé à la firme Roy et Poitras, formée des architectes Victor Roy (1836-1902) et Jean-Roch Poitras (mort en 1885). Les deux hommes en sont alors à leur première collaboration. Ils seront entre autres les concepteurs du séminaire de Sainte-Thérèse.

Les deux hommes conçoivent un bâtiment caractéristique des couvents de la dernière moitié du XIXe siècle, soit un édifice en pierre de plan rectangulaire qui s'élève sur quatre étages incluant le soubassement. Inspiré du style Second Empire, il est coiffé d'un toit mansardé. L'accès à la porte principale se fait par un escalier menant à un portique supportant un balcon et une galerie couverte s'étend sur la façade est au niveau du rez-de-chaussée.

Les soeurs enseignent dans ce couvent jusqu'en 1969. Par la suite, l'édifice est transformé en maison de retraite. Il conserve cette fonction jusqu'au début des années 2000.

Le vieux couvent de Saint-Roch-de-l'Achigan est cité en 2003. Il fait l'objet de rénovations en 2006.

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Emplacement

Region administrative :

  • Lanaudière

MRC :

  • Montcalm

Municipalité :

  • Saint-Roch-de-l'Achigan

Adresse :

  • 1224, rue Principale

Latitude :

  • 45° 51' 20.7"

Longitude :

  • -73° 35' 34.3"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
L'Assomption Paroisse de Saint-Roch-de-l'Achigan Absent P-402
P-403

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Références

Notices bibliographiques :

  • Beaupré et Michaud, architectes. Étude patrimoniale sur la maison mère et la chapelle des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, 1420 boulevard Mont-Royal, Outremont, Montréal. Montréal, Université de Montréal. Direction des immeubles, 2005. 108 p.
  • Communauté urbaine de Montréal. Architecture religieuse II : les couvents. Répertoire d'architecture traditionnelle sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal, 2. Montréal, Communauté urbaine de Montréal, Service de la planification du territoire, 1984. 391 p.
  • s.a. « L'histoire du vieux couvent de Saint-Roch ». Trait d'union, 22 décembre 1976, s.p.
  • SARTHOU, Manon. Inventaire de couvents et collèges de village. Régions de Montréal, Laval, Lanaudière, Laurentides et Montérégie. Document de présentation. Montréal, Ministère des Affaires culturelles. Direction du patrimoine et direction de Montréal , 1991. 108 p.
  • THUOT, Jean-René. Parcours de bâtisseurs à Saint-Roch-de-l'Achigan. Les lieux de mémoire revisités. Montréal, Société de recherche historique archiv-histo, 2006. 416 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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