Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Pageau

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Boischatel

Date :

  • après 1760 – avant 1800 (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Inventaires associés (1)

Carte

Description

La maison Pageau est une habitation rurale d'inspiration française, construite entre 1760 et 1800. Le bâtiment rectangulaire en pierre, d'un étage et demi, est coiffé d'un toit aigu à deux versants aux larmiers incurvés. Érigée à l'est de la chute Montmorency, la maison, qui surplombe le fleuve Saint-Laurent et l'île d'Orléans, se situe dans la municipalité de Boischatel.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

Plan au sol :

Rectangulaire

Nombre d'étages :

1 ½

Groupement :

Détaché

Structure :

  • Maçonnerie en pierre

Annexes :

  • Agrandissement

Saillies :

  • Perron

Fondations :

  • Pierre

Toit :

  • Forme : À deux versants droits
    Matériau : Asphalte, bardeaux

Porte principale :

  • bois, à panneaux et vitrage

Fenêtre(s) :

  • Rectangulaire, À battants, à petits carreaux

Lucarne(s) :

  • À pignon
  • Rampante

Éléments architecturaux :

  • Chambranle

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Situé dans un site patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1994-12-15
 
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Boischatel) 1991-11-18
 

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Valeur patrimoniale

La maison Pageau présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Elle est représentative de l'habitation rurale d'inspiration française. Cette architecture résulte d'une adaptation du savoir-faire français au contexte climatique du Québec, aux matériaux disponibles, aux besoins des occupants et au goût du jour. La maison est caractéristique de cette architecture par son corps de logis en pierre faiblement dégagé du sol, son toit aigu à deux versants et la disposition asymétrique de ses ouvertures. Afin de protéger ses moellons de calcaire de l'érosion, ses murs sont enduits de crépi. De plus, l'orientation de sa façade vers le sud, où se trouvent le plus grand nombre d'ouvertures, permet aux occupants de profiter d'un maximum d'éclairage et du chauffage passif procuré par l'ensoleillement. Elle protège aussi la façade des vents dominants. L'appentis adossé contre le mur pignon est a, pour sa part, déjà logé une laiterie de ferme et témoigne d'un savoir-faire rural aujourd'hui tombé en désuétude. Autrefois, ce petit bâtiment servait au traitement et à l'entreposage du lait. Il était généralement chaulé ou peint en blanc, afin de réfléchir la lumière, et érigé de préférence dans un endroit frais, souvent au nord-est de l'habitation. Ajoutés vers 1830, les larmiers incurvés évoquent les influences stylistiques apparues au contact des Britanniques, alors que les lucarnes résultent des changements dans les manières d'habiter au cours du XIXe siècle. Les lucarnes éclairent les combles, qui ne servent plus seulement de grenier mais logent désormais des chambres. Par ces éléments, la maison Pageau illustre l'évolution architecturale de la maison rurale.

La maison Pageau présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur historique reposant sur son ancienneté et sur sa représentativité par rapport au mode d'occupation traditionnel dans la vallée du Saint-Laurent. Par sa situation, face au fleuve Saint-Laurent, la maison illustre les établissements des XVIIe et XVIIIe siècles, qui se veulent le plus près possible du fleuve, constituant alors la principale voie de circulation. Avec son corps d'origine érigé entre 1760 et 1800, la maison Pageau figure aussi parmi les plus anciennes maisons de Boischatel.

Source : Municipalité de Boischatel, 2005.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la maison Pageau liés à ses valeurs architecturale et historique comprennent, notamment :
- son volume, dont le corps de logis de plan rectangulaire d'un étage et demi faiblement dégagé du sol, le toit aigu à deux versants aux larmiers incurvés, le fruit des murs (légère inclinaison des murs vers l'intérieur), les larges souches de cheminées et l'appentis adossé contre le mur pignon est;
- ses matériaux, dont la maçonnerie à moellons crépie;
- ses ouvertures, disposées de manière asymétrique, en plus grand nombre sur la façade orientée vers le sud, dont les fenêtres en bois à battants à 24 petits carreaux, la porte en bois à 9 carreaux en façade et les lucarnes à pignon;
- sa situation face au fleuve Saint-Laurent, sur le plateau de Boischatel, à l'est de la chute Montmorency.

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Informations historiques

La construction de la maison Pageau remonte à la seconde moitié du XVIIIe siècle, alors qu'un premier corps de logis est érigé entre 1760 et 1800. Par la suite, ce corps de logis est agrandi du côté ouest. Vers 1830, des larmiers retroussés ainsi que des lucarnes sont ajoutés. Très peu modifiée, la maison conserve jusqu'à aujourd'hui sa vocation résidentielle.

La maison Pageau est citée en 1991.

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Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • La Côte-de-Beaupré

Municipalité :

  • Boischatel

Adresse :

  • 258, rue du Bataillon

Lieux-dits :

  • Saint-Jean-de-Boischatel

Localisation informelle :

L'ancienne adresse de la maison était 5154, avenue Royale.

Latitude :

  • 46° 53' 39.2"

Longitude :

  • -71° 8' 23.1"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Montmorency Paroisse de L'Ange-Gardien Absent 309-13 ptie
309-14

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Références

Notices bibliographiques :

  • Groupe de recherches en histoire du Québec rural inc. La Côte de Beaupré (XVIIe au XXe siècle), son développement socio-économique et son potentiel archéologique. Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1982. s.p.
  • s.a. La Côte des beaux prés, chemin des ancêtres : un circuit pour connaître son patrimoine présent et passé. Château-Richer, Municipalité régionale de comté de La Côte-de-Beaupré, 1982. 52 p.
  • TREMBLAY, Sylvie. Les maisons Vézina, St-Jean-de-Boischatel (lots 317 et 319). Recherche historique et chaîne de titres. s.l. 1991. 40 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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