Lévesque, René
Type :
Personne (Homme)
Date :
- 1922‑08‑24 – 1987‑11‑01
Occupation :
- Communicateur radio / télévision
- Journaliste
- Premier ministre / chef de gouvernement
Patrimoine immobilier associé (5)
-
Maison René-Lévesque
- Lieu d'occupation
- 91, rue D'Auteuil - Lieu de résidence
- Monument de René Lévesque - Représentation iconographique
- Monument funéraire de René Lévesque - Lieu d'inhumation
Plaques commémoratives associées (7)
- Plaque de René Lévesque - Mention
- Plaque du monument de René Lévesque - Mention
- Plaque de la maison natale de René Lévesque - Mention
- Plaque en hommage à René Lévesque - Mention
Événements associés (1)
- Deuxième phase de nationalisation de l'électricité au Québec (1963) - Participation importante
Groupes associés (3)
Personnes associées (2)
-
Lesage, Jean (1912 – 1980)
- Collègue
- Lévesque, Dominique (1889 – 1937) - Père
Inventaires associés (1)
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Désignation | Personnage historique | Ministre de la Culture et des Communications | 2012-11-01 |
Statuts antérieurs
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| Inventorié | -- | ||
Synthèse
Né le 24 août 1922 à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, René Lévesque est le fils de Dominique Lévesque, avocat, et de Diane Dionne-Pineau.
Lévesque entreprend sa vie professionnelle à la radio comme annonceur et rédacteur de nouvelles à la station CHNC de New Carlisle. Il travaille ensuite à Québec aux stations CKCV et CBV. En 1944 et 1945, il est agent de liaison et correspondant de guerre pour l'armée américaine. De retour au pays, il travaille pour le service international de Radio-Canada. Il est correspondant en Corée en 1951. Il anime diverses émissions, notamment l'émission télévisée « Point de mire » de 1956 à 1959.
Lévesque est élu député libéral dans Montréal-Laurier en 1960 et 1962. Dans le gouvernement de Jean Lesage, il est ministre des Ressources hydrauliques et des Travaux publics (1960-1961), ministre des Richesses naturelles (1961-1966), puis ministre de la Famille et du Bien-être social (1965-1966). En tant que ministre des Travaux publics, il s'attaque au favoritisme et au clientélisme en dictant de nouvelles règles d'attribution des contrats. Comme ministre des Richesses naturelles, il augmente les redevances des compagnies étrangères qui exploitent les mines québécoises. Il lance la deuxième phase de la nationalisation de l'électricité, projet qui est mené à terme en 1963 alors qu'Hydro-Québec achète 11 compagnies et 45 coopératives d'électricité. Comme ministre de la Famille et du Bien-être social, il met en place un régime d'adoption et une aide aux familles monoparentales.
Réélu dans Laurier en 1966, Lévesque quitte le Parti libéral l'année suivante pour fonder le Mouvement souveraineté-association, qui devient le Parti québécois en 1968. Pendant 17 ans, il dirige ce parti dont le principal objectif est la réalisation de la souveraineté du Québec et l'établissement d'une nouvelle forme d'association avec le Canada.
Élu dans Taillon en 1976, Lévesque devient premier ministre du Québec. En 1977, son gouvernement fait adopter la Charte de la langue française (« Loi 101 »), ainsi que la Loi régissant le financement des partis politiques et modifiant la Loi électorale. En 1978, le régime public d'assurance automobile du Québec est instauré. La même année, la signature de l'entente Cullen-Couture donne des pouvoirs au Québec dans la sélection des immigrants. En 1979, le gouvernement adopte la Loi sur la santé et la sécurité du travail, qui crée la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). Le 20 mai 1980, le référendum québécois sur la souveraineté-association se conclut par la victoire du camp du « non » avec 59,6 % des voix. Le deuxième mandat du gouvernement de Lévesque est marqué par les conflits avec les syndiqués des secteurs public et parapublic. En 1982, les lois 70 et 105 fixent les conditions de travail des employés de l'État et imposent d'importantes réductions salariales. En 1984, Lévesque adhère à la stratégie du « beau risque » en réponse à l'engagement du premier ministre du Canada, Brian Mulroney, d'obtenir l'assentiment du Québec à la Constitution canadienne. Cette décision entraîne la démission de plusieurs ministres. Le 20 juin 1985, il quitte la chefferie du Parti québécois. Il est remplacé par Pierre Marc Johnson comme chef et premier ministre du Québec. Le 29 septembre, il démissionne comme député de Taillon à l'Assemblée nationale.
Après sa vie politique, René Lévesque retourne travailler dans les médias.
Il a publié Option Québec (1968), La passion du Québec (1978), Oui (1980) et Attendez que je me rappelle… (1986).
Il est décédé à Montréal le 1er novembre 1987. Il est inhumé à Sillery (Québec) dans le cimetière Saint-Michel.
Il avait épousé à Québec, en 1947, Louise L'Heureux, fille d'Eugène L'Heureux et de Jeannette Magnan ; puis, à Montréal, en 1979, Corinne Côté, fille de Roméo Côté et d'Irma Tremblay.
Ce personnage historique a été désigné par le ministre de la Culture et des Communications le 1er novembre 2012.
Intérêt patrimonial
Ce personnage historique est désigné, avec les autres premiers ministres décédés du Québec, pour les motifs suivants:
Le premier ministre du Québec est, depuis l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, le chef et la principale figure politique du gouvernement du Québec. Le titulaire de cette fonction occupe la plus haute fonction démocratique de la société québécoise. Il préside le Conseil exécutif, nomme les ministres et les hauts fonctionnaires, décide de la politique du gouvernement et en détermine les priorités. Désigné par le lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne, il est normalement le chef du parti possédant le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée législative de la province de Québec (1867-1968), puis à l'Assemblée nationale (depuis 1968). Depuis 1867, cette fonction a été occupée par 30 personnes, dont 23 sont aujourd'hui décédées [en date du 1er novembre 2012]. Par leurs décisions et les politiques qu'ils ont mises en oeuvre, ces premiers ministres ont influencé le cours de l'histoire du Québec.
Références
Notices bibliographiques :
- Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
- BÉLANGER, Yves, dir. René Lévesque : l'homme, la nation, la démocratie. Sillery, Presses de l'Université du Québec, 1992. 495 p.
- GODIN, Pierre. « Lévesque, René ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
- GODIN, Pierre. René Lévesque, un homme et son rêve, 1922-1987. Montréal, Boréal, 2007. 716 p.
- GODIN, Pierre. René Lévesque. Tome I : Un enfant du siècle, 1922-1960. Montréal, Boréal, 1994. s.p.
- PÂQUET, Martin et Stéphane SAVARD. Brève histoire de la Révolution tranquille. Montréal, Boréal, 2021. 276 p.
- Université de Sherbrooke. Bilan Québec, Site encyclopédique sur l'histoire du Québec depuis 1900 [En Ligne]. https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/quebec/accueil

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