Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Pont de Sainte-Anne

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Saguenay--Lac-Saint-Jean

Municipalité :

  • Saguenay

Date :

  • 1930‑08‑10 – 1933‑12‑01 (Construction)

Usage :

  • Transport, communication et services publics (Ponts et ouvrages de génie)

Éléments associés

Groupes associés (3)

Personnes associées (4)

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Saguenay) 2020-12-07
 

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Valeur patrimoniale

Le pont de Sainte-Anne présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. « Le pont de Sainte-Anne a été nommé en l'honneur du village de Sainte-Anne-de Chicoutimi. Il a été, de 1933 à 1972, la seule liaison directe entre la Ville de Chicoutimi et la couronne nord du Saguenay. Avant sa construction, les voyageurs qui circulaient entre les deux rives utilisaient le traversier durant l'été et les ponts de glace durant l'hiver. Le pont devient une nécessité réelle en 1926 à la suite de la construction de la centrale Isle-Maligne à Aima de la compagnie Alcan, qui perturbe le débit du Saguenay et ralentit la prise de la glace sur ce dernier. Cette situation vient retarder l'ouverture des ponts de glace et allonge l'isolement de Chicoutimi-Nord. Les travaux de construction des approches du pont débutent le 10 août 1930. [...] Le 1er décembre 1933, les travaux sont terminés et le 3 décembre 1933, il est ouvert à la circulation. Son coût final est de 1,2 million de dollars. Le pont est fermé à la circulation automobile en 1972, puisque remplacé par le pont Dubuc. Il n'est maintenant ouvert qu'aux cyclistes et aux piétons. [...] »

Le pont de Sainte-Anne présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur technologique. « Avec les approches, le pont Sainte-Anne fait 913 mètres. L'approche de Chicoutimi mesure 189 mètres et l'approche de Chicoutimi-Nord fait 259 mètres. La construction du pont de Saint-Anne a nécessité la pose de pieux et l'installation de palplanches de type Larssen à 4,5 mètres dans le lit de la rivière Saguenay situé à une profondeur de 14 mètres sous la surface. Cette première phase, effectuée à l'aide de chalands, a permis de retenir la rivière pour le coulage des fondations de béton. Sur les neuf piliers coulés, les six soutenant la structure du pont sont ancrés à une profondeur de 7 mètres tandis que ceux qui forment le seuil de la travée pivotante, en perpendiculaire à la travée, sont ancrés à une profondeur de 15 mètres. La base accueillant la travée pivotante est composée de trois flots porteurs de béton. Elle est recouverte par des palplanches d'acier qui maintiennent le tout en formant un seul caisson de 131 mètres de long par 14 mètres de largeur qui la protègent des collisions avec les bateaux, des marées de 8 mètres et des glaces en hiver. À elle seule, la structure du pont fait 456 mètres. Les 6 travées fixes font 56 mètres chacune. Elles sont soutenues en treillis par un système de poutres Warren à cordes polygonales qui se déploient en arc au-dessus du tablier. Ce système structural en fer forgé se bombe davantage sur la travée tournante qui fait 114 mètres. Installée en dernier, cette travée pivotante est en porte-à-faux. Le moteur permettant la rotation de cette partie du pont est alimenté à l'électricité et permet de laisser passer les bateaux en 2 minutes. [...] En tout, sa partie carrossable fait 6 mètres et les trottoirs en porte-à-faux de chaque côté du pont font 1,5 mètre de largeur. En 1933, le pont est reconnu comme un pont extrêmement moderne. À cette époque, il est le pont qui possède la plus longue travée tournante en Amérique du Nord et la seconde plus longue du monde. »

Le pont de Sainte-Anne présente également un intérêt patrimonial pour son association avec des concepteurs et des constructeurs de renoms. « Le pont de Sainte-Anne est un projet gouvernemental initié et supervisé par le Département des Travaux publics et du Travail de la Province du Québec. L'ingénieur en chef, Olivier Desjardins, a été aidé par l'ingénieur civil J.-Florian Grenon pour les aspects reliés à l'hydraulique et le bureau d'ingénieurs-conseils Monsarrat et Pratley de Montréal pour la conception de la travée mobile. Le constructeur principal est la compagnie Eastern Canada Steel and Iron Works Limited, pour les palplanchcs et la superstructure. La Compagnie A. Janin a réalisé les piles et piliers implantés dans le lit de la rivière. »

Source: Ville de Saguenay, 2020

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du pont de Sainte-Anne comprennent, notamment:
« - La structure métallique du pont, dont la travée centrale de 114m de longueur et les travées fixes ayant chacune 56m de portée, soutenues par des poutres en treillis de type Warren à membrures supérieures polygonales, ainsi que la différence de hauteur entre les membrures supérieures des travées de 56m et celles de la travée centrale de 114 m;
- Les neuf piliers de béton coulés, dont six soutiennent la structure des travées fixes et trois la travée pivotante;
- Les palplanches en acier de type Larssen, formant le caisson perpendiculaire au pont, sous le tablier de la travée centrale pivotante;
- Ce qu'il reste de l'approche de la rive sud, particulièrement sa fondation à profil pyramidal en blocs de pierre et la largeur limitée de son sommet tronqué. »

Source: Ville de Saguenay, 2020

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Emplacement

Region administrative :

  • Saguenay--Lac-Saint-Jean

MRC :

  • Saguenay

Municipalité :

  • Saguenay

Arrondissement municipal :

  • Chicoutimi

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