Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Église de Saint-Henri

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Chaudière-Appalaches

Municipalité :

  • Saint-Henri

Date :

  • 1869 – 1879 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Patrimoine mobilier associé (15)

Inventaires associés (2)

Carte

Description

Plan au sol :

Rectangulaire avec abside en hémicycle ou à pans coupés

Nombre d'étages :

1

Groupement :

Détaché

Structure :

  • Maçonnerie en pierre

Annexes :

  • Sacristie

Saillies :

  • Avant-corps
  • Cheminée
  • Clocher
  • Clocheton
  • Escalier monumental
  • Évent
  • Perron

Fondations :

  • Pierre

Toit :

  • Forme : À deux versants droits
    Matériau : Tôle à baguettes

Porte principale :

  • bois massif, à battants

Autre(s) porte(s) :

  • bois massif, à battants

Fenêtre(s) :

  • à arc brisé
  • Rectangulaire
  • Triangulaire

Lucarne(s) :

  • À pignon

Éléments architecturaux :

  • Arc
  • Corbeau
  • Épi
  • Frise
  • Niche
  • Ornement sculpté
  • Pinacle

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Situé dans un site patrimonial Municipalité (Saint-Henri) 2013-04-02
 
Inventorié --
 

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Informations historiques

Même si les premiers défricheurs s'y étaient installés à partir de 1731, c'est seulement en 1749 que s'ouvre, à proximité d'un groupe d'îlots de la rivière Etchemin, la mission religieuse que l'on désignera alors sous le nom de « Village de Sainte-Geneviève à la côte Saint-Henry », pour appeler Geneviève Charest, tante et bienfaitrice du seigneur. Un presbytère-chapelle sera construit en 1750 par M. Hains et l'abbé Mercereau en sera le premier prêtre-desservant. Le bâtiment servira au culte au moins jusqu'en 1785. Avant d'être officiellement reconnu comme paroisse, ce territoire était rattaché à Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy (Lauzon). Le premier registre local remonte à mai 1775; cependant, on tenait déjà un registre des défunts depuis 1731. L'érection canonique de la paroisse survient à 1833, cent ans après les premiers défrichements. L'église est construite au village actuel de Saint-Henri en 1782. Le nom de Saint-Henri évoque un ancien évêque de Québec, Mgr. Henri-Marie Dubreil de Pontbriand (1708-1760). Le saint patron est Henri de Bamberg, duc de Bavière, souverain d'Allemagne et empereur de Rome; il fut canonisé par le pape Eugène III. La municipalité, longtemps désignée sous le nom de Saint-Henri-de-Lauzon, puis Saint-Henri-de-Lévis, fut créée officiellement en 1855 et se nomme aujourd'hui Saint-Henri.

Même disparue, l'église de 1782 garde son importance parce que plusieurs de ses trésors d'ornementation et d'orfèvrerie ont été transférés dans l'église actuelle. La vieille église occupait le site de l'actuel cimetière.

L'église de 1782 sera démolie en 1880, après que l'église actuelle fut prête pour le culte. Autant l'intérieur que l'extérieur s'inspirent du mouvement néo-gothique. L'architecte de renom, Charles Baillairgé, avait donné le ton avec cette architecture pittoresque alors en vogue au Royaume-Uni et en Amérique du Nord, concevant les plans de l'église de Sainte-Marie-de-Beauce. Cette splendide église avait éveillé dans l'esprit du curé Jean-Baptiste Grenier le désir d'un temple nouveau, à l'image des vieilles cathédrales de France et d'Angleterre. L'abbé Grenier commanda les dessins de l'éminent architecte tandis que l'entrepreneur-architecte Z. Perreault de Deschambault exécuta le gros oeuvre à partir de 1869 selon les attentes du curé. L'église fut ouverte au culte en 1879. Mentionnons que le style gothique, longtemps associé aux églises protestantes en cette partie du continent, fut peu encouragé par les diocèses.
Avec les années, le territoire de Saint-Henri subit plusieurs amputations. Il est en effet partiellement démembré au profit de Saint-Anselme en 1827, Saint-Jean-Chrysostome en 1828, Saint-Isidore en 1829, Saint-Lambert en 1851 et Pintendre en 1901.

Cette église se démarque par son élégance architecturale et son volume. Elle est considérée comme une des plus belles de la région. Le clocher, fraîchement rendu à sa splendeur d'origine, est doté d'une flèche culminant à près de 57 m du sol. La façade comporte sept niches hébergeant autant de moulages de statues de Jobin dont un saint Henri tout en haut. De style néo-gothique, une des plus belles en son genre, elle a la forme d'une croix latine avec un choeur en saillie et une abside à pans coupés terminée par une vaste sacristie.

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Emplacement

Region administrative :

  • Chaudière-Appalaches

MRC :

  • Bellechasse

Municipalité :

  • Saint-Henri

Adresse :

  • 219, rue Commerciale

Latitude :

  • 46° 41' 31.5"

Longitude :

  • -71° 4' 0.44"

Désignation cadastrale :

  • Lot 2 358 592

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Références

Liens Internet :

Notices bibliographiques :

  • ASSELIN, Gisèle, Yvan GRAVEL, Jean-Pierre LAMONDE et Paul ST-ARNAUD. Patrimoine religieux de Bellechasse. Québec, Les Éditions GID, 2009. 324 p.
  • LEMAY, J-Armand et Robert MERCIER. Esquisse de Saint-Henri de la seigneurie de Lauzon. Saint-Henri, R. Mercier, 1979. 571 p.
  • s.a. La petite histoire des paroisses de la Fédération des Cercles des Fermières du district no 4 : comtés Lévis, Bellechasse, Dorchester et Lotbinière. s.l. 1952. 775 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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