Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Site patrimonial du Phare-du-Cap-de-la-Tête-au-Chien

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Secteur du phare du Cap de la Tête au Chien
  • Site patrimonial du Phare du Cap de la Tête au Chien

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Saint-Siméon

Date :

  • 1909 (Aménagement)

Thématique :

  • Patrimoine maritime et fluvial

Usage :

  • Transport, communication et services publics (Aides fixes à la navigation > Aides lumineuses (phares))

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (4)

Inventaires associés (1)

Images

Carte

Description

« Le phare du Cap de la Tête au Chien a été établi en 1909. Il est situé sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, en face de l'île aux Lièvres, dans la municipalité de Saint-Siméon.

Il se compose d'un phare, de deux maisons, d'un hangar, d'un abri du criard de brume, de deux bâtiments d'automatisation en acier, d'un héliport et d'une structure à claire-voie. Un réseau de passerelles et d'escaliers relie entre eux le phare et ces structures associées, éparpillées sur un promontoire rocheux.

Haut de 11,6 mètres (38 pieds), le phare fut l'un des premiers réalisés en béton armé au Québec. Son plan octogonal et ses murs légèrement inclinés vers l'intérieur réflètent la volonté de l'époque de conférer une apparence distinctive aux phares réalisés avec ce nouveau matériaux. [...] La lanterne du phare est massive et représente à elle seule la moitié de la hauteur de la tour. Quant à l'abri du criard de brume, en bois, peint en blanc, sur des fondations en béton, il a été construit dans les mêmes années.»

Source: Municipalité de Saint-Siméon, 2014.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Site patrimonial Municipalité (Saint-Siméon) 2014-10-06

Statuts antérieurs

  • Avis de motion de citation, 2014-08-04
 
Inventorié --
 

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Valeur patrimoniale

« Valeur patrimoniale, historique et environnementale :

Le site a été choisi par le département de la Marine et des pêcheries du Canada pour mieux baliser la rive nord du fleuve. Les structures les plus anciennes sur le site témoignent donc toutes d'un programme d'amélioration des installatins de signalisation maritime ayant débuté au tournant du XXe siècle. Bien qu'il en soit fort éloigné, le phare du Cap de la Tête au Chien partage d'ailleurs plusieurs caractéristiques avec les phares de l'île Sainte-Marie et de l'île Plate, construits à la même époque sur la Basse-Côte-Nord.

La fin des années 1950 correspond à une deuxième phase de construction du secteur : c'est alors qu'on érige les maisons du gardien et de son assistant, l'héliport et les réservoirs à essence.

Les premiers bâtiments modernes à être construits sur le cap (1959-1962), les deux maisons offraient un confort semblable à celui des milieux urbanisés. Celle du gardien, à plan carré, est en bois sur fondations de béton; le revêtement est peint en blanc et le toit pignon recouvert de bardeaux d'asphalte rouges. Celle de l'assistant du gardien, un plan type du ministère des Transports, possède des caractéristiques similaires, mais avec un plan rectangulaire.

Juché sur une falaise boisée, le secteur du phare de Cap de la Tête au Chien domine le fleuve Saint-Laurent et offre une relation de grande qualité avec son environnement naturel. Les passerelles qui sillonnent toute la falaise de haut en bas témoignent de la difficulté que représentait autrefois l'accès à ce site, à l'abandon depuis 1988.

Le Phare du Cap de la Tête au Chien témoigne bien du thème des aides à la navigation dans les eaux canadiennes et est considéré comme un phare côtier important. Situé dans un emplacement isolé, sur un socle rocheux de la rive nord du fleuve Saint-Laurent, le phare renforce le caractère maritime actuel du secteur. Certaines modifications ont été apportées à l'emplacement au cours des années, mais le lien entre le phare et les constructions avoisinantes a été conservé. Difficile d'accès, le phare est entouré de montagnes très escarpées et n'est visible qu'à partir de la rive et des embarcations empruntant le fleuve. Le phare est un point d'intérêt familier et pittoresque de la région touristique de Charlevoix. »

Source : Municipalité de Saint-Siméon, 2014.

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Éléments caractéristiques

« Les éléments caractéristiques qui illustrent le thème historique du Phare du Cap de la Tête au Chien, sur le fleuve Saint-Laurent, et qui devraient être respectés, sont notamment :
- sa conception typique de tour autoportante en béton de forme octogonale, largement utilisée au Canada dans les années 1900;
- sa bonne conception esthétique, sa conception fonctionnelle, ses matériaux et son exécution, qui se reflètent dans :
- la forme octogonale effilée de sa tour et sa taille bien proportionnée, qui consiste en un fût de béton couronné par une corniche évasée et une plateforme supportant une lanterne octogonale;
- sa lanterne de métal vitrée et la balustrade qui entoure la plateforme extérieure;
- la position symétrique de ses ouvertures;
- les couleurs contrastantes blanche et rouge de la tour et de la lanterne;
- son apparence simple avec un minimum d'éléments décoratifs;
- le plan intérieur utilitaire, qui comprend un escalier menant à la lanterne;
- l'utilisation de matériaux durables tels que le béton et le métal et des méthodes de construction standards et éprouvées;
- le système de prisme de verre servant d'aide à la navigation date de construction du phare.
- la manière dont le phare renforce le caractère maritime de la région, tel qu'on le voit dans :
- son emplacement isolé sur un socle rocheux, visible à partir du fleuve Saint-Laurent;
- sa silhouette facilement identifiable, sa forme simple et ses couleurs traditionnelles. »

Source : Municipalité de Saint-Siméon, 2014.

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Informations historiques

Le secteur du phare du Cap de la Tête au Chien a été établi en 1909. Il se compose d'un phare, de deux maisons, d'un hangar, d'un abri du criard de brume, de réservoirs à essence, d'un héliport et d'une structure à claire-voie. Un réseau de passerelles et d'escaliers relie entre eux le phare et ces structures associées, éparpillées sur un promontoire rocheux.

Le site a été choisi par le département de la Marine et des pêcheries du Canada pour mieux baliser la rive nord du fleuve. Les structures les plus anciennes sur le site témoignent donc toutes d'un programme d'amélioration des installations de signalisation maritime ayant débuté au tournant du XXe siècle. Bien qu'il en soit fort éloigné, le phare du Cap de la Tête au Chien partage d'ailleurs plusieurs caractéristiques avec les phares de l'île Sainte-Marie et de l'île Plate, construits à la même époque sur la Basse-Côte-Nord.

L'aménagement du site remonte à 1909, avec la construction du phare et de l'abri du criard de brume. Haut de 11,6 mètres (38 pieds), le phare fut l'un des premiers réalisés en béton armé au Québec; son plan octogonal et ses murs légèrement inclinés vers l'intérieur reflètent la volonté de l'époque de conférer une apparence distincte aux phares réalisés avec ce nouveau matériau. Ce modèle a été rapidement adopté par le département de la Marine parce qu'il était économique, facile à construire et incombustible. La lanterne du phare est massive et représente à elle seule la moitié de la hauteur de la tour. Quant à l'abri du criard de brume, ce dernier a été construit dans les mêmes années que le phare : il est en bois, peint en blanc, sur des fondations en béton.

La fin des années 1950 correspond à une deuxième phase de construction du secteur : c'est alors qu'on érige les maisons du gardien et de son assistant, l'héliport et les réservoirs à essence. Les premiers bâtiments modernes à être construits sur le cap (1959-1962), les deux maisons offraient un confort semblable à celui des milieux urbanisés. Celle du gardien, à plan carré, est en bois sur fondations de béton; le revêtement est peint en blanc et le toit pignon recouvert de bardeaux d'asphalte rouges. Celle de l'assistant du gardien, un plan type du ministère des Transports, possède des caractéristiques similaires, mais avec un plan rectangulaire.

Juché sur une falaise boisée, le secteur du phare de Cap de la Tête au Chien domine le fleuve Saint-Laurent et offre une relation de grande qualité avec son environnement naturel. Les passerelles qui sillonnent toute la falaise de haut en bas témoignent de la difficulté que représentait autrefois l'accès à ce site, à l'abandon depuis 1988.

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Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • Charlevoix-Est

Municipalité :

  • Saint-Siméon

Lieux-dits :

  • Cap de la Tête au Chien

Latitude :

  • 47° 54' 40.0"

Longitude :

  • -69° 48' 16.0"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Charlevoix No 1 Paroisse de Saint-Siméon Rang 1 Nord-Est 8-1
9-1

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Références

Notices bibliographiques :

  • HALLEY, Patrice. Les sentinelles du Saint-Laurent : sur la route des phares du Québec. Montréal, Éditions de l'Homme, 2002. 246 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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