Caillaud, Marthe
Type :
Personne (Femme)
Autre(s) nom(s) :
- Simard, Marthe
Date :
- 1901‑04‑06 – 1993‑03‑28
Occupation :
- Député
- Enseignant / professeur
Patrimoine immobilier associé (1)
- Maison Arthur-Simard - Lieu d'occupation
Événements associés (1)
Personnes associées (1)
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Inventorié | -- | ||
| Proposition de statut national | Personnage historique | 2025-01-10 | |
Synthèse
Née le 6 avril 1901 à Bordj-Ménaïel, en Algérie, Marthe Caillaud est la fille d'Édouard Caillaud, avocat et juge, et d'Emma Paoli, infirmière.
Après son mariage avec le chirurgien André Simard, Marthe Caillaud s'installe au Québec en 1932. Avec son époux, elle soutient l'effort de guerre en 1939 en créant L'Entraide aux combattants de langue française, une association qui vient en aide aux soldats au front en procurant à leurs familles des vivres et des médicaments. À la suite de l'appel à la résistance du général Charles de Gaulle en juin 1940, elle fonde le Comité France libre pour contrer la propagande vichyste et soutenir les exilés français. Présidente du comité, sa maison devient le quartier général du mouvement gaulliste en Amérique du Nord. Elle donne des conférences à travers le Canada, fait des entrevues radiophoniques, accueille plusieurs diplomates de la France libre et coordonne une trentaine d'autres comités de ce mouvement sur le territoire canadien.
En 1943, Marthe Caillaud est désignée par Charles de Gaulle pour siéger à l'Assemblée consultative provisoire d'Alger. Sur place, la députée apporte son soutien à la libération de la France, tout en luttant pour l'obtention du droit de vote et d'éligibilité des femmes aux élections françaises. Elle rentre au Québec en 1944. La même année, elle décline l'offre du général de Gaulle qui lui propose de faire partie de la nouvelle Assemblée provisoire à Paris. En 1946, elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur. Après son retrait de la vie politique, elle enseigne le français durant l'été à l'Université Laval.
Elle est décédée à Québec le 28 mars 1993. Elle est inhumée dans la même ville, au cimetière Notre-Dame-de-Belmont.
Elle avait épousé, en 1920, Socrate Bastenti; puis à Paris, en 1932, André Simard, fils d'Arthur Simard, médecin et professeur, et d'Ernestine Marchand; enfin, en 1957, Léonide Reid.
Références
Notices bibliographiques :
- SMITH, Frédéric. "La France appelle votre secours": Québec et la France libre, 1900-1945. Montréal, VLB Éditeur, 2012. 293 p.
- s.a. Une Française de l'étranger, première parlementaire de France - Assemblée consultative d'Alger 1943-1945- Marthe Simard (1901-1993). s.l. s.d. 18 p.
