Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Tasse

Type :

Patrimoine mobilier (Bien archéologique)

Autre(s) nom(s) :

  • Chope
  • Grosse tasse
  • «Mug»

Région administrative :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Date :

  • après 1830 – avant 1849 (Production)
  • après 1834 – avant 1844 (Contexte archéologique)
  • 1849‑04‑25 – (Incendie)
  • 2017 – (Découverte)

Période :

  • Le Régime britannique (1760 à 1867)

Thématique :

  • Patrimoine alimentaire

Classification :

  • Bien archéologique > Outils et équipement pour les matériaux > Alimentation : service et consommation des aliments > Service et consommation des boissons

Éléments associés

Inventaires associés (1)

Description

La tasse ou « Mug » est un récipient lié à la consommation de boissons datant du deuxième quart du XIXe siècle. Complète, la tasse en terre cuite fine blanche est composée de quatre fragments. Elle est de forme cylindrique à rebord droit et à lèvre arrondie. Son fond est plat et en retrait, et l'anse est absente. La panse extérieure est ornée d'un décor peint à motif floral de couleurs chromées. La tasse possède des défauts de production. L'objet mesure 8,5 cm de hauteur et a un diamètre de 7,2 cm.

Provenance archéologique :

  • BjFj-4 > Opération 31 > Sous-opération E > Lot 10 > Numéro de catalogue 1472

Site de provenance :

  • Place d'Youville : Lieu de fondation de Montréal

Contexte archéologique :

  • Cave
  • Cellier
  • Dépotoir
  • Marché

Fonctions / usages :

La tasse de type « Mug » est un récipient utilisé pour la consommation de boissons possiblement chaudes comme le café. La tasse peut également servir à consommer des boissons alcoolisées comme la bière et le cidre.

Lieu de production :

  • Europe > Royaume-Uni

Type de fabrication :

Semi-industriel

Technique de fabrication :

  • Tourné
  • Collé
  • Assemblé
  • Tournassé
  • Cuit
  • Glaçure par immersion

Matériaux :

  • Céramique - terre cuite fine (Blanche)

Motif décoratif :

  • Floral

Dimensions :

  • Diamètre de la base (Mesurée / intégral) : 7,15 centimètre(s)
  • Hauteur (Mesurée / intégral) : 8,5 centimètre(s)

Intégrité :

Objet complet constitué de plusieurs fragments recollés ou non (75% et plus de l'objet)

Nombre de biens :

1

Nombre de fragments :

4

Numéro de l'objet :

  • CARQ : 44
  • Numéro archéologique : BjFj-4-31E10-1472
  • Numéro précédent : BjFj-4-1472
  • Numéro précédent : BjFj-4-31E15
  • Numéro précédent : BjFj-4-31E32
  • Numéro précédent : BjFj-4-31E10

Discipline :

  • Archéologie historique

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Informations historiques

La tasse ou « Mug » en terre cuite fine blanche est fabriquée au Royaume-Uni entre 1830 et 1850. L'objet est tourné, assemblé, puis cuit. Un décor est ensuite peint sur la panse. La tasse est trempée dans la glaçure avant d'être cuite une dernière fois en cazette. L'objet présente quelques défauts de fabrication, dont une certaine maigreur de sa glaçure donnant une couleur moins vive qu'à l'habitude au décor. Le fond de la tasse comporte également des surplus de pâte.

Les décors peints de la première moitié du XIXe siècle peuvent être datés selon les couleurs employées et le style du motif. À la fin des années 1820, les innovations technologiques permettent aux potiers anglais d'introduire une nouvelle palette de couleurs issues des oxydes de chrome pour les décors peints et imprimés sous la glaçure des terres cuites fines. Il est désormais possible d'utiliser le rouge, le vert et le jaune. Les décors peints sont alors principalement associés aux services à thé, aux bols et autres objets creux. De 1800 à 1860, c'est d'ailleurs près de soixante pour cent de tous les objets liés au thé achetés en Amérique du Nord qui sont peints, et particulièrement avant 1840. Il s'agit d'une vaisselle décorée peu coûteuse en comparaison à celles aux décors imprimés.

Le décor polychrome peint sur la paroi extérieure consiste en une guirlande florale. Elle est composée de grosses fleurs rouges à six pétales, de feuilles vert foncé et de fleurs bleu foncé, le tout relié par des tiges noires. Une ligne horizontale est peinte sous le rebord extérieur ainsi que près du pied de la tasse.

La tasse a été mise au jour en 2017 sur le site archéologique de la place D'Youville, à Montréal. À son inauguration en 1834, le marché Sainte-Anne offre en location plusieurs espaces. Le rez-de-chaussée loge des bouchers, des poissonniers et des vendeurs de volailles, alors que les portiques abritent des regrattiers ambulants. L'étage supérieur accueille des rassemblements ponctuels et des organisations diverses. L'étage inférieur est constitué de 28 celliers accessibles seulement de l'extérieur par des escaliers qui y descendent depuis la rue. Ce sont des espaces commerciaux loués à l'année ou au mois. En dix ans, ils hébergent des poissonniers et des vendeurs de denrées diverses, mais également de nombreux locataires éphémères de métiers et d'occupations variés, tels des cantiniers, des apothicaires et des artisans. Les archives judiciaires démontrent également que ces celliers abritent, à certaines occasions, des bordels et des débits de boisson illégaux.

La tasse provient de la cave des celliers de la section sud de l'aile ouest du premier marché Sainte-Anne (1834-1844). Sous les décombres du Parlement incendié le 25 avril 1849, plusieurs monticules de déchets ont été localisés par les archéologues le long des murs entre les piliers ou contreforts soutenant les planchers des celliers du marché. Ces monticules ont révélé une importante quantité d'artéfacts complets après remontage qui aurait été jetée dans les caves par les trappes des planchers avant 1844 ou 1849. Étant donné leur position stratigraphique et l'absence d'altération par le feu, ces artéfacts sont associés à la période d'occupation des celliers par divers locataires du premier marché. La tasse a été restaurée entre 2018 et 2023.

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Évaluation d'inventaire

  • Numérisation de la collection archéologique de référence du Québec (2016 - )
    Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière


  • La tasse a été sélectionnée pour la collection archéologique de référence du Québec, car elle est associée aux caves situées sous les celliers du premier marché Sainte-Anne (1834-1844). L'objet offre également un bon exemple de céramique liée à la table disponible au Québec au cours du deuxième quart du XIXe siècle. La tasse présente aussi un intérêt en raison de sa forme et de son décor.

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    Emplacement

    Region administrative :

    • Montréal

    MRC :

    • Montréal

    Municipalité :

    • Montréal

    Arrondissement municipal :

    • Ville-Marie

    Localisation informelle :

    Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

    Code Borden

    BjFj-4      

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    Références

    Notices bibliographiques :

    • EARLS, Amy C. et George L. MILLER. « War and Pots: The Impact of Economics and Politics on Ceramic Consumption Patterns ». Ceramics in America (2008), s.p.
    • Ethnoscop inc. Fouilles, sondages et surveillance archéologique sur la Place d'Youville Ouest, site du Marché-Sainte-Anne-et-du-Parlement-du-Canada-Uni (BjFj-4). Rapport de recherche archéologique [document inédit], Pointe-à-Callière/MCCQ/Ville de Montréal, 2018. 78 p.
    • GIGNAC, François et Hendrik VAN GIJSEGHEM. « Une occupation domestique au parlement de la province du Canada, à Montréal, 1844-1849 ». Archéologiques. No 35 (2022), p. 19-36.
    • LABONTÉ-LECLERC, Mélissa et Delphine LÉOUFFRE. « Whiteware ». MÉTREAU, Laetitia, dir. Identifier la céramique au Québec. Cahiers d'archéologie du CÉLAT, 41. Québec, CÉLAT, 2016, p. 237-244.
    • MILLER, George L. « A Revised Set of CC Index Values for Classification and Economic Scaling of English Ceramics from 1787 to 1880 ». Historical Archaeology. Vol. 25, no 1 (1991), p. 1-25.
    • Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal. Montréal capitale : l’exceptionnelle histoire du site archéologique du marché Sainte-Anne et du parlement de la province du Canada. Montréal, Les Éditions de l'Homme, 2021. 236 p.

    Multimédias disponibles en ligne :

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