Pot de chambre
Type :
Patrimoine mobilier (Bien archéologique)
Région administrative :
- Capitale-Nationale
Municipalité :
- Québec
Date :
- après 1800 – avant 1900 (Typologie)
- 2018 – (Découverte)
Période :
- Le Québec moderne (1867 à 1960)
- Le Régime britannique (1760 à 1867)
Classification :
- Bien archéologique > Objets personnels > Objet de toilette
Éléments associés
Inventaires associés (1)
Description
Le pot de chambre est un récipient lié à l'hygiène personnelle datant d'entre la fin du XVIIIe siècle et la fin du XIXe siècle. Complet, le pot en terre cuite fine jaune est composé de sept fragments. Il possède un corps globuleux, un pied annulaire, un large rebord et une anse latérale. Le pot est décoré de lignes annulaires blanches et brunes, réalisées à l'engobe. L'objet mesure 11 cm de hauteur et a un diamètre de 17 cm au niveau de l'ouverture incluant le rebord.
Provenance archéologique :
- CeEt-579 > Opération 10 > Sous-opération F > Lot 100 > Numéro de catalogue 45
Site de provenance :
- Poste de la Reine
Contexte archéologique :
- Domestique
- Latrines
Fonctions / usages :
Le pot de chambre est un récipient servant à recueillir les excréments.
Lieu de production :
- Présumé : Amérique du Nord
- Présumé : Europe
Type de fabrication :
Semi-industriel
Technique de fabrication :
- Moulé
- Cuit
- Glaçure
Matériaux :
- Céramique - terre cuite fine (Jaune glaçure claire)
Technique de décoration :
- Engobe
Motif décoratif :
- Linéaire
Dimensions :
- Diamètre de la base (Mesurée / intégral) : 9,5 centimètre(s)
- Diamètre du rebord, Ouverture (Mesurée / intégral) : 17 centimètre(s)
- Diamètre intérieur, Ouverture (Mesurée / intégral) : 14 centimètre(s)
- Hauteur (Mesurée / intégral) : 11 centimètre(s)
Intégrité :
Objet complet (75% et plus de l'objet)
Nombre de biens :
1
Nombre de fragments :
7
Numéro de l'objet :
- CARQ : 46
- Numéro archéologique : CeEt-579-10F100-45
Discipline :
- Archéologie historique
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Inventorié | -- | ||
Informations historiques
Le pot de chambre est moulé en terre cuite fine jaune entre la fin du XVIIIe siècle et les années 1890 en Angleterre ou en Amérique du Nord. Le pot est décoré de lignes annulaires blanches et brunes réalisées à l'engobe. Ce type de motif est appelé « banding » et est produit de la fin du XVIIIe siècle jusque dans les années 1890. Communément appelée « Yellow Ware », la terre cuite jaune est d'abord produite en Grande-Bretagne à la fin du XVIIIe siècle, à Glasgow, ou dans le Yorkshire. L'utilisation de cette terre se répand ensuite aux États-Unis et est produite de manière limitée à partir de 1797. Au Québec, la poterie de Cap-Rouge l'utilise entre les années 1860 et 1892, ainsi que les poteries Bell de Québec, Charles Pearson à Iberville, celle des frères H. et Lucius E. Farrar ainsi que par Elijah Bowler à Saint-Jean. Le pot de chambre est un récipient servant à recueillir les excréments.
Le pot de chambre a été mis au jour en 2018 sur le site archéologique du poste de la Reine situé dans le quartier Saint-Roch, à Québec. Les fouilles ont permis de découvrir une soixantaine de structures dont six fosses de latrines, ainsi qu'une collection de plus de 6 000 artéfacts. Ceux-ci témoignent des activités quotidiennes des résidents du secteur entre le XVIIIe et la fin du XIXe siècle, où les fonctions résidentielles et commerciales s'entremêlent. En 1894, l'acquisition des lots résidentiels par la Montmorency Electric Power Co marque le début d'une nouvelle ère industrielle de production d'électricité sur ce site. Le poste connait plusieurs propriétaires au cours du XXe siècle, dont la Quebec Railway, Light, Heat and Power Company. En 1963, lors de la deuxième nationalisation des compagnies d'électricités, Hydro-Québec acquiert le poste. Depuis sa mise en service jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, il demeure le poste le plus important du réseau de Québec par lequel transite la charge alimentant les seize districts du réseau. Le poste de la Reine cesse ses activités en 2016; il s'agissait du plus vieux poste de transformation hydroélectrique au pays. L'intervention archéologique est réalisée au cours du démantèlement du poste.
Le pot provient d'une opération située au sud-ouest du site archéologique. Cette opération est caractérisée par la mise au jour d'au moins trois fosses de latrines et de vestiges en pierre. Cet artéfact provient d'une fosse de latrines construite en bois se trouvant en dessous d'une dalle de béton, qui aurait pu être mise en place dans le but de sceller la fosse après son abandon. Selon la culture matérielle, cette fosse aurait été utilisée au cours du XIXe siècle.
Évaluation d'inventaire
Numérisation de la collection archéologique de référence du Québec (2016 - ) Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière
Le pot de chambre a été sélectionné pour la collection archéologique de référence du Québec, car il s'agit d'un exemple d'objet en terre cuite fine jaune orné d'un motif de bandes à l'engobe aussi appelé « Banding » qui est fréquemment retrouvé sur les sites archéologiques du Québec.
Emplacement
Region administrative :
- Capitale-Nationale
MRC :
- Québec
Municipalité :
- Québec
Arrondissement municipal :
- Les Rivières
Adresse :
- 1825, rue Semple
Localisation informelle :
Laboratoire et Réserve d'archéologie du Québec
Code Borden
| CeEt-579 |
Références
Notices bibliographiques :
- Castonguay Dandenault & Associés Inc. Démantèlement et réhabilitation du poste de la Reine. Rue Prince-Édouard à Québec. Surveillance et fouilles archéologiques. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Hydro-Québec, 2019. s.p.
- MÉTREAU, Laetitia, dir. Identifier la céramique au Québec. Cahiers d'archéologie du CÉLAT, 41. Québec, CÉLAT, 2016. s.p.
- SUSSMAN, Lynne. Mocha, Banded, Cat's Eye and Other Factory-Made Slipware. Boston, CNEHA, 1997. 102 p.
