Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Tasse

Type :

Patrimoine mobilier (Bien archéologique)

Région administrative :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Date :

  • après 1834 – avant 1844 (Contexte archéologique)
  • après 1834 – avant 1849 (Production)
  • 1849‑04‑25 – (Incendie)
  • 2011 – (Découverte)
  • 2017 – (Découverte)

Période :

  • Le Régime britannique (1760 à 1867)

Thématique :

  • Patrimoine alimentaire

Classification :

  • Bien archéologique > Outils et équipement pour les matériaux > Alimentation : service et consommation des aliments > Service et consommation des boissons > Service et consommation des boissons non alcoolisées

Éléments associés

Inventaires associés (1)

Description

La tasse est un objet lié à l'alimentation datant du deuxième quart du XIXe siècle. Complète, la tasse en terre cuite fine blanche est composée de douze fragments. De forme « London Shape », elle possède un rebord droit à lèvre arrondie, une paroi carénée et un piédouche. La tasse est ornée d'un décor imprimé de couleur brune. Plusieurs défauts de fabrication sont perceptibles sur l'objet, qui mesure 6,58 cm de hauteur et 10 cm de diamètre.

Provenance archéologique :

  • BjFj-4 > Opération 20 > Sous-opération D > Lot 6 > Numéro de catalogue 1544

Site de provenance :

  • Place d'Youville : Lieu de fondation de Montréal

Contexte archéologique :

  • Cave
  • Cellier
  • Dépotoir
  • Marché

Fonctions / usages :

La tasse est un récipient servant à la consommation de boissons chaudes comme le thé et le café.

Lieu de production :

  • Europe > Royaume-Uni > Angleterre > Staffordshire > Stoke-on-Trent

Type de fabrication :

Semi-industriel

Technique de fabrication :

  • Moulé
  • Collé
  • Cuit
  • Glaçure par immersion

Matériaux :

  • Céramique - terre cuite fine (Blanche)

Technique de décoration :

  • Imprimé

Motif décoratif :

  • Animal
  • Anthropomorphe
  • Fleur
  • Floral
  • Paysage
  • Volute

Dimensions :

  • Diamètre de la base (Mesurée / intégral) : 5,1 centimètre(s)
  • Diamètre extérieur, Ouverture (Mesurée / intégral) : 10 centimètre(s)
  • Hauteur (Mesurée / intégral) : 6,58 centimètre(s)

Intégrité :

Objet complet constitué de plusieurs fragments recollés ou non (75% et plus de l'objet)

Nombre de biens :

1

Nombre de fragments :

12

Numéro de l'objet :

  • CARQ : 44
  • Numéro archéologique : BjFj-4-20D6-1544
  • Numéro précédent : BjFj-4-33B20
  • Numéro précédent : BjFj-4-33A14
  • Numéro précédent : BjFj-4-1544
  • Numéro précédent : BjFj-4-33B21
  • Numéro précédent : BjFj-4-20D6
  • Numéro précédent : BjFj-4-33A21

Discipline :

  • Archéologie historique

Altérations :

  • Enfoncement (Accident de manipulation) : Sur le fond
    Le fond de l'objet présente un enfoncement accidentel survenu lors de la fabrication de l'objet où le pouce de potier a enfoncé le fond de la tasse lorsque celle-ci était à l'état dit cuir
     

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

Haut de la page

Informations historiques

La tasse en terre cuite fine blanche est fabriquée entre 1834 et 1844 à Stoke-on-Trent dans la région du Staffordshire, en Angleterre par la firme William Adams and Sons. L'état de conservation de l'objet ne permet pas de déterminer si cette tasse possède à l'origine une anse. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la majorité des tasses en terre cuite fine ne possède pas d'anse. Cela peut s'expliquer en partie par leur plus faible coût de production : la différence de prix peut varier de 25 % à 50 % selon les années. Elle est de forme « London Shape », une forme qui semble apparaitre vers 1812, mais qui prédomine entre 1825 et les années 1840. Elle comporte de très gros défauts de production tels un enfoncement, du surplus de pâte et des encoches. Ces imperfections la classent parmi les céramiques de piètre qualité, et donc de plus modeste valeur.

Elle est utilisée pour la consommation de boissons chaudes. Elle est généralement accompagnée d'une soucoupe qui lui est assortie. La tasse est ornée d'un décor imprimé de thème pastoral sur sa paroi extérieure, sur sa bordure intérieure et en son centre. La paroi extérieure est possiblement décorée du motif connu sous le nom « The Sower » ou « Farmer » mentionné dans un connaissement d'Adams, ou document officiel maritime prouvant la réception de marchandises daté du 29 novembre 1834. La mode des décors pastoraux du XIXe siècle est caractérisée par des scènes rurales avec, à l'avant-plan, des animaux ou des personnages au travail. Celui de cette tasse comprend un semeur et un homme dirigeant une charrue conduite par deux chevaux dans un champ. Un paysage rural occupe le centre de la tasse, alors que la bordure intérieure est décorée d'un motif floral et de volutes répétées non continues. Ces motifs sont souvent rencontrés dans les teintes de bleu moyen. Ici, le décor est en brun. Cette teinte se trouve plus particulièrement sur les productions datant d'après 1829. Le décor « Sower » est également produit en bleu pâle, noir, rouge et violet, certaines de ces couleurs étant introduites après 1829. Ce décor orne des objets associés au service et à la consommation du thé.

Elle a été mise au jour en 2011 sur le site archéologique de la place D'Youville, à Montréal. À son inauguration en 1834, le marché Sainte-Anne offre en location plusieurs espaces. Le rez-de-chaussée loge des bouchers, des poissonniers et des vendeurs de volailles, alors que les portiques abritent des regrattiers ambulants. L'étage supérieur accueille des rassemblements ponctuels et des organisations diverses. L'étage inférieur est constitué de 28 celliers accessibles seulement de l'extérieur par des escaliers qui y descendent depuis la rue. Ce sont des espaces commerciaux loués à l'année ou au mois. En dix ans, ils hébergent des poissonniers et des vendeurs de denrées diverses, mais également de nombreux locataires éphémères de métiers et d'occupations variés, tels des cantiniers, des apothicaires et des artisans. Les archives judiciaires démontrent également que ces celliers abritent, à certaines occasions, des bordels et des débits de boisson illégaux.

Elle provient de la cave des celliers de la section nord du corps central du premier marché Sainte-Anne (1834-1844). Sous les décombres du Parlement incendié le 25 avril 1849, plusieurs monticules de déchets ont été localisés par les archéologues le long des murs entre les piliers ou contreforts soutenant les planchers des celliers du marché. Ces monticules ont révélé une importante quantité d'artéfacts complets après remontage qui aurait été jetée dans les caves par les trappes des planchers avant 1844 ou 1849. Étant donné leur position stratigraphique et l'absence d'altération par le feu, ces artéfacts sont associés à la période d'occupation des celliers par divers locataires du premier marché. Une soucoupe au même motif avec l'inscription « Adams Warranted Staffordshire » a été trouvée dans les mêmes niveaux archéologiques. Elle lui est possiblement associée.

Haut de la page

Évaluation d'inventaire

  • Numérisation de la collection archéologique de référence du Québec (2016 - )
    Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière


  • La tasse a été sélectionnée pour la collection archéologique de référence du Québec, car elle est associée aux caves situées sous les celliers du premier marché Sainte-Anne (1834-1844). L'objet offre également un bon exemple de vaisselle de table liée à la consommation de boissons chaudes disponible au Québec au cours du deuxième quart du XIXe siècle. La tasse présente aussi un intérêt en raison de son décor, de sa forme et de ses défauts de fabrication.

    Haut de la page

    Emplacement

    Region administrative :

    • Montréal

    MRC :

    • Montréal

    Municipalité :

    • Montréal

    Arrondissement municipal :

    • Ville-Marie

    Localisation informelle :

    Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

    Code Borden

    BjFj-4      

    Haut de la page

    Références

    Notices bibliographiques :

    • COYSH, A. W. et R. K. HENRYWOOD. The Dictionary of Blue and White Printed Pottery, 1780-1880. Vol. 2. England, Antique Collectors' Club Ltd, 2001. 239 p.
    • DUGUAY, Geneviève et Mario SAVARD. La fonction commerciale de Place-Royale entre 1820 et 1860. Patrimoine, série Dossiers, 68. Québec, Publications du Québec, 1990. 363 p.
    • Ethnoscop inc. Fouilles, sondages et surveillance archéologique sur la Place d'Youville Ouest, site du Marché-Sainte-Anne-et-du-Parlement-du-Canada-Uni (BjFj-4). Rapport de recherche archéologique [document inédit], Pointe-à-Callière/MCCQ/Ville de Montréal, 2018. 78 p.
    • Ethnoscop inc. Marché Sainte-Anne/Parlement du Canada-Uni, Montréal (BjFj-4). Campagne de fouilles de 2013. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Quartier international/Pointe-à-Callière/Ville de Montréal/MCC, 2014. 50 p.
    • FURNISS, David A., Judith WAGNER et J. Richard WAGNER. Adams Ceramics: Staffordshire Potters and Pots, 1779-1998. Atglen, Schiffer Publishing, 1999. 336 p.
    • GIGNAC, François et Hendrik VAN GIJSEGHEM. « Une occupation domestique au parlement de la province du Canada, à Montréal, 1844-1849 ». Archéologiques. No 35 (2022), p. 19-36.
    • LABONTÉ-LECLERC, Mélissa et Delphine LÉOUFFRE. « Whiteware ». MÉTREAU, Laetitia, dir. Identifier la céramique au Québec. Cahiers d'archéologie du CÉLAT, 41. Québec, CÉLAT, 2016, p. 237-244.
    • Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal. Montréal capitale : l’exceptionnelle histoire du site archéologique du marché Sainte-Anne et du parlement de la province du Canada. Montréal, Les Éditions de l'Homme, 2021. 236 p.
    • SAMFORD, Patricia. « Response to a Market: Dating English Underglaze Transfer-Printed Wares ». Historical Archaeology. Vol. 31, no 2 (1997), p. 1-30.

    Multimédias disponibles en ligne :

    Haut de la page

    Gouvernement du Québec

    © Gouvernement du Québec, 2024