Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Assiette

Type :

Patrimoine mobilier (Bien archéologique)

Autre(s) nom(s) :

  • Assiette plate

Région administrative :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Date :

  • après 1790 – avant 1860 (Typologie)
  • après 1834 – avant 1844 (Contexte archéologique)
  • après 1834 – avant 1849 (Production)
  • 1849‑04‑25 – (Incendie)
  • 2017 – (Découverte)

Période :

  • Le Régime britannique (1760 à 1867)

Thématique :

  • Patrimoine alimentaire

Classification :

  • Bien archéologique > Outils et équipement pour les matériaux > Alimentation : service et consommation des aliments > Récipients à manger

Éléments associés

Inventaires associés (1)

Description

L'assiette est un objet lié à l'alimentation datant du deuxième quart du XIXe siècle. Complète, l'assiette circulaire en terre cuite fine blanche est composée de 35 fragments. Le marli est oblique et légèrement concave au rebord de type « Bath ». Le bouge évasé est peu profond et légèrement concave. Le centre de l'assiette est plat et comporte quelques traces d'utilisation. L'inscription « MIDDLESBRO' POTTERY/CO » est estampée sous le fond de l'assiette, qui est supporté par un petit pied annulaire arrondi. L'objet mesure 22 cm de diamètre et 2,5 cm de hauteur.

Provenance archéologique :

  • BjFj-4 > Opération 32 > Sous-opération N > Lot 8 > Numéro de catalogue 1687

Site de provenance :

  • Place d'Youville : Lieu de fondation de Montréal

Contexte archéologique :

  • Cave
  • Cellier
  • Dépotoir
  • Marché

Fonctions / usages :

L'assiette est un récipient peu profond utilisé pour la consommation d'aliments solides variés lors d'un repas.

Lieu de production :

  • Europe > Royaume-Uni > Angleterre > Yorkshire du Nord > Middlesbrough

Type de fabrication :

Semi-industriel

Technique de fabrication :

  • Moulé
  • Cuit
  • Glaçure par immersion

Matériaux :

  • Céramique - terre cuite fine (Blanche)
  • Céramique - terre cuite fine (Glaçure bleutée)

Inscription :

Inscription estampée en creux, sur le fond: MIDDLESBRO' POTTERY (en arc) / (symbole - ancre) / CO (à l'horizontale).

Dimensions :

  • Diamètre extérieur (Mesurée / intégral) : 24,6 centimètre(s)
  • Hauteur (Mesurée / intégral) : 2,6 centimètre(s)

Intégrité :

Objet complet constitué de plusieurs fragments recollés ou non (75% et plus de l'objet)

Nombre de biens :

1

Nombre de fragments :

35

Numéro de l'objet :

  • CARQ : 44
  • Numéro archéologique : BjFj-4-32N8-1687
  • Numéro précédent : BjFj-4-1687

Discipline :

  • Archéologie historique

Altérations :

  • Rayure d'ustensile de table (Utilisation normale) : Centre de l'assiette
    Le centre de l'assiette comporte quelques rainures ou entailles superficielles réparties aléatoirement. Celles-ci sont produites lors de l'utilisation normale de l'objet où des ustensiles comme des couteaux ont raillé le centre de l'assiette lors des repas.
     

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

Haut de la page

Informations historiques

L'assiette en terre cuite fine blanche est fabriquée entre 1834 et 1849 à Middlesbrough par la firme Middlesbrough Pottery Company, située dans la région du Yorkshire, en Angleterre. Elle est ensuite trempée dans la glaçure, puis recuite en cazette. Cette glaçure comporte une certaine quantité de cobalt, donnant ainsi une teinte bleutée à certains endroits. L'assiette comporte un marli à rebord désigné « Bath ». Les assiettes et plats sans décor en terre cuite fine sont couramment dotés de ce type de marli entre les années 1790 et 1860. De la fin du XVIIIe siècle jusqu'au XXe siècle, les diverses terres cuites fines « blanches » à pâtes non vitrifiées, sans décor, simples et les plus abordables du marché sont dénommées « CC » par les potiers et les marchands. À cette époque, l'un des facteurs influençant le plus le prix d'une céramique est son type de décor, spécialement son degré de complexité, son mode d'application et le moment auquel il est appliqué. Puisque l'objet est sans décor et que son mode de fabrication est simple, son coût de production est donc bas.

Durant la première moitié du XIXe siècle, les assiettes plates ont un diamètre compris entre 23 et 27 cm. Il s'agit d'assiettes de neuf ou dix pouces de diamètre avec un bouge peu profond servant à la consommation individuelle d'aliments solides lors de repas. Ces assiettes représentent le plus grand format d'assiette disponible sur le marché de l'époque. Lors de repas formels des assiettes de plusieurs dimensions, l'assiette plate est celle utilisée pour la prise du repas principal. Des traces d'usure laissées par des couteaux au centre de l'objet témoignent de son utilisation et du fait que l'objet sert parfois pour la consommation d'aliments solides nécessitant l'utilisation d'ustensiles. Trouvée sur le site du marché Sainte-Anne et considérant son faible coût, cette assiette a pu servir comme vaisselle dans une cantine, un bar ou un restaurant établis au marché. En raison de sa date de production et de son degré d'utilisation, cette assiette peut également être un objet de seconde main invendu par l'un des regrattiers du marché.

L'assiette a été mise au jour en 2017 sur le site archéologique de la Place D'Youville, à Montréal. À son inauguration en 1834, le marché Sainte-Anne offre en location plusieurs espaces. Le rez-de-chaussée loge des bouchers, poissonniers et vendeurs de volailles, alors que les portiques abritent des regrattiers ambulants. L'étage supérieur accueille des rassemblements ponctuels et des organisations diverses. L'étage inférieur est constitué de 28 celliers accessibles seulement de l'extérieur par des escaliers qui y descendent depuis la rue. Ce sont des espaces commerciaux loués à l'année ou au mois. En dix ans, ils hébergent des poissonniers et des vendeurs de denrées diverses, mais également de nombreux locataires éphémères de métiers et d'occupations variés, tels des cantiniers, des apothicaires et des artisans. Les archives judiciaires démontrent également que ces celliers abritent, à certaines occasions, des bordels et des débits de boisson illégaux.

L'assiette provient de la cave des celliers de l'aile est, côté sud du premier marché Sainte-Anne (1834-1844). Sous les décombres du parlement incendié le 25 avril 1849, plusieurs monticules de déchets ont été localisés par les archéologues le long des murs entre les piliers ou contreforts soutenant les planchers des celliers du marché. Ces monticules ont révélé une importante quantité d'artéfacts complets qui auraient été jetés dans les caves par les trappes des planchers des celliers avant 1844 ou 1849. Étant donné leur position stratigraphique et l'absence d'altération par le feu, ces artéfacts sont associés à la période d'occupation des celliers par divers locataires du premier marché.

Haut de la page

Évaluation d'inventaire

  • Numérisation de la collection archéologique de référence du Québec (2016 - )
    Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière


  • L'assiette a été sélectionnée pour la collection archéologique de référence du Québec, car elle est associée aux caves situées sous les celliers du premier marché Sainte-Anne (1834-1844). L'objet constitue également un bon exemple de vaisselle de table disponible au Québec durant le deuxième quart du XIXe siècle. L'assiette présente aussi un intérêt en raison de son type de rebord sur son marli.

    Haut de la page

    Emplacement

    Region administrative :

    • Montréal

    MRC :

    • Montréal

    Municipalité :

    • Montréal

    Arrondissement municipal :

    • Ville-Marie

    Localisation informelle :

    Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

    Code Borden

    BjFj-4      

    Haut de la page

    Références

    Notices bibliographiques :

    • Ethnoscop inc. Fouilles, sondages et surveillance archéologique sur la Place d'Youville Ouest, site du Marché-Sainte-Anne-et-du-Parlement-du-Canada-Uni (BjFj-4). Rapport de recherche archéologique [document inédit], Pointe-à-Callière/MCCQ/Ville de Montréal, 2018. 78 p.
    • GAUVIN, Robert. Guide des céramiques selon la nomenclature en vigueur à Parcs Canada - Région du Québec. Québec, Parcs Canada, 1995. 215 p.
    • GIGNAC, François et Hendrik VAN GIJSEGHEM. « Une occupation domestique au parlement de la province du Canada, à Montréal, 1844-1849 ». Archéologiques. No 35 (2022), p. 19-36.
    • GODDEN, Geoffrey A. Encyclopaedia of British Pottery and Porcelain Marks. London, Herbert Jenkins, 1964. 765 p.
    • LABONTÉ-LECLERC, Mélissa et Delphine LÉOUFFRE. « Whiteware ». MÉTREAU, Laetitia, dir. Identifier la céramique au Québec. Cahiers d'archéologie du CÉLAT, 41. Québec, CÉLAT, 2016, p. 237-244.
    • MILLER, George L. « A Revised Set of CC Index Values for Classification and Economic Scaling of English Ceramics from 1787 to 1880 ». Historical Archaeology. Vol. 25, no 1 (1991), p. 1-25.
    • Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal. Montréal capitale : l’exceptionnelle histoire du site archéologique du marché Sainte-Anne et du parlement de la province du Canada. Montréal, Les Éditions de l'Homme, 2021. 236 p.

    Multimédias disponibles en ligne :

    Haut de la page

    Gouvernement du Québec

    © Gouvernement du Québec, 2024