Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Assiette à dessert

Type :

Patrimoine mobilier (Bien archéologique)

Autre(s) nom(s) :

  • Assiette
  • Assiette à pain
  • «muffin»

Région administrative :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Date :

  • après 1800 – avant 1840 (Typologie)
  • après 1815 – avant 1840 (Production)
  • après 1834 – avant 1844 (Contexte archéologique)
  • 1849‑04‑25 – (Incendie)
  • 2011 – (Découverte)

Période :

  • Le Régime britannique (1760 à 1867)

Thématique :

  • Patrimoine alimentaire

Classification :

  • Bien archéologique > Outils et équipement pour les matériaux > Alimentation : service et consommation des aliments > Récipients à manger

Éléments associés

Groupes associés (1)

Inventaires associés (1)

Images

Description

L'assiette à dessert est un objet lié à l'alimentation datant du premier tiers du XIXe siècle. Complète, cette petite assiette circulaire en terre cuite fine de type « pearlware » est composée de neuf fragments. Elle possède un marli oblique à rebord ondulé à motif « Shell Edge » vert sur lequel des traces de trépieds de type « patte de coq » sont visibles. Le bouge évasé est peu profond et légèrement concave. Le centre est plat et porte des traces d'utilisation. Le fond est soutenu d'un pied fraisé et l'inscription « DAVENPORT » y est estampée. L'objet mesure 19,4 cm de diamètre et 2,4 cm de hauteur.

Provenance archéologique :

  • BjFj-4 > Opération 20 > Sous-opération D > Lot 6 > Numéro de catalogue 325

Site de provenance :

  • Place d'Youville : Lieu de fondation de Montréal

Contexte archéologique :

  • Cave
  • Cellier
  • Dépotoir
  • Marché

Fonctions / usages :

L'assiette à dessert est un récipient peu profond utilisé pour la consommation d'aliments solides variés lors d'un repas.

Lieu de production :

  • Europe > Royaume-Uni > Angleterre > Staffordshire > Stoke-on-Trent > Longport

Type de fabrication :

Semi-industriel

Technique de fabrication :

  • Moulé
  • Cuit
  • Glaçure par immersion

Matériaux :

  • Céramique - terre cuite fine (Pearlware)

Technique de décoration :

  • Peint

Motif décoratif :

  • Linéaire

Inscription :

Inscription estampée en creux, sur le fond: (symbole indéterminé) / DAVENPORT (en arc)

Dimensions :

  • Diamètre extérieur (Mesurée / intégral) : 19,5 centimètre(s)
  • Hauteur (Mesurée / intégral) : 2,4 centimètre(s)

Intégrité :

Objet complet constitué de plusieurs fragments recollés ou non (75% et plus de l'objet)

Nombre de biens :

1

Nombre de fragments :

9

Numéro de l'objet :

  • CARQ : 44
  • Numéro archéologique : BjFj-4-20D6-325
  • Numéro précédent : BjFj-4-325

Discipline :

  • Archéologie historique

Altérations :

  • Rayure d'ustensile de table (Utilisation normale) : Centre de l'assiette
    Le centre de l'assiette comporte de nombreuses rainures ou entailles superficielles réparties aléatoirement. Celles-ci sont produites lors de l'utilisation normale de l'objet durant une longue période où des ustensiles comme des couteaux ont raillé le centre de l'assiette lors des repas
     
  • Trace de pernette (Contact avec pernette) : Dos et face du marli
    Trace de trépied de type « patte-de-coq » sur le dessus et le dessous du marli. Ces traces sont créées lors de la fabrication de l'objet. Présence de trois points sur le dos du marli et un point sur la face du marli
     
  • Tache (Séjour dans la terre) : Un peu partout
    Présence de plusieurs taches sur la face et le dos de l'objet
     

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Informations historiques

L'assiette à dessert en terre cuite fine de type « pearlware » est fabriquée entre 1815 et les années 1830 à Longport par la firme Davenport, située dans la région du Staffordshire, en Angleterre. Elle est moulée, estampée de la marque du fabricant et cuite une première fois. Le rebord est rehaussé de vert, puis l'assiette est trempée dans la glaçure et recuite en cazette à l'aide d'un trépied de type « patte de coq ». Ceux-ci laissent de petits points sans glaçure. Le type céramique peut également être identifié comme de la terre cuite fine à glaçure bleutée. Le rebord de son marli est orné d'un motif « Shell Edge » de type néoclassique. Pour les potiers et les marchands du XIXe siècle, les céramiques à décor « Shell Edge » rehaussé d'une couleur sont les céramiques à décor coloré les plus abordables sur le marché. Très populaire entre les années 1780 et 1860, ce motif est produit sur les terres cuites fines depuis le milieu des années 1770 jusqu'à la fin du XIXe siècle. Il est fréquemment rehaussé de bleu. Malgré sa longue durée de production, ce type de décor varie grandement à travers le temps, passant de rebords asymétriques rococo de la fin du XVIIIe siècle jusqu'au rebord droit et peint de la fin du XIXe siècle. Les rebords « Shell Edge » de type néoclassique semblent être datés des années 1800 aux années 1830.

Les assiettes de sept pouces comme celle-ci sont considérées comme étant des « muffins » par les potiers de la première moitié du XIXe siècle. Il s'agit du plus petit format d'assiette disponible pour la table. Elles ont une dimension qui varie entre cinq et sept pouces, soit entre 12 cm et environ 19 cm de diamètre. Aujourd'hui, les assiettes de cette dimension peuvent être désignées comme une assiette à dessert ou à pain. Dans tous les cas, cette assiette sert à la consommation d'aliments solides lors de repas. Des rayures visibles au centre de l'objet témoignent d'ailleurs de son utilisation. Trouvée sur le site du marché Sainte-Anne et considérant son faible coût, elle a pu servir comme vaisselle dans une cantine, un bar ou un restaurant établis au marché. En raison de sa date de production et de son degré d'utilisation, cette assiette peut également être un objet de seconde main invendu par l'un des regrattiers du marché.

Elle a été mise au jour en 2011 sur le site archéologique de la Place D'Youville, à Montréal. À son inauguration en 1834, le marché Sainte-Anne offre en location plusieurs espaces. Le rez-de-chaussée loge des bouchers, poissonniers et vendeurs de volailles, alors que les portiques abritent des regrattiers ambulants. L'étage supérieur accueille des rassemblements ponctuels et des organisations diverses. L'étage inférieur est constitué de 28 celliers accessibles seulement de l'extérieur par des escaliers qui y descendent depuis la rue. Ce sont des espaces commerciaux loués à l'année ou au mois. En dix ans, ils hébergent des poissonniers et des vendeurs de denrées diverses, mais également de nombreux locataires éphémères de métiers et d'occupations variés, tels des cantiniers, des apothicaires et des artisans. Les archives judiciaires démontrent également que ces celliers abritent, à certaines occasions, des bordels et des débits de boisson illégaux.

Elle provient de la cave des celliers de la section nord du corps central du premier marché Sainte-Anne (1834-1844). Sous les décombres du parlement incendié le 25 avril 1849, plusieurs monticules de déchets ont été localisés par les archéologues le long des murs entre les piliers ou contreforts soutenant les planchers des celliers du marché. Ces monticules ont révélé une importante quantité d'artéfacts complets qui auraient été jetés dans les caves par les trappes des planchers des celliers avant 1844 ou 1849. Étant donné leur position stratigraphique et l'absence d'altération par le feu, ces artéfacts sont associés à la période d'occupation des celliers par divers locataires du premier marché. Elle a été restaurée entre 2012 et 2023.

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Évaluation d'inventaire

  • Numérisation de la collection archéologique de référence du Québec (2016 - )
    Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière


  • L'assiette à dessert a été sélectionnée pour la collection archéologique de référence du Québec, car elle est associée aux caves situées sous les celliers du premier marché Sainte-Anne (1834-1844). L'objet constitue également un bon exemple de vaisselle de table disponible au Québec au cours du premier tiers du XIXe siècle. L'assiette présente aussi un intérêt en raison de son décor et de sa forme.

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    Emplacement

    Region administrative :

    • Montréal

    MRC :

    • Montréal

    Municipalité :

    • Montréal

    Arrondissement municipal :

    • Ville-Marie

    Localisation informelle :

    Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

    Code Borden

    BjFj-4      

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    Références

    Notices bibliographiques :

    • Ethnoscop inc. Marché Sainte-Anne/Parlement du Canada-Uni, Montréal (BjFj-4). Fouilles archéologiques, 2011. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Quartier international/Pointe-à-Callière/Ville de Montréal/MCCCF, 2012. 90 p.
    • GIGNAC, François et Hendrik VAN GIJSEGHEM. « Une occupation domestique au parlement de la province du Canada, à Montréal, 1844-1849 ». Archéologiques. No 35 (2022), p. 19-36.
    • GODDEN, Geoffrey A. et Terence A. LOCKETT. Davenport : China, Earthenware and Glass, 1794-1887. London, Barrie & Jenkins, 1989. 302 p.
    • HUNTER JR., Robert R. et George L. MILLER. « English Shell-edged Earthenware ». The Magazine Antiques. Vol. 145, no 2 (1994), p. 432-443.
    • MILLER, George L. « A Revised Set of CC Index Values for Classification and Economic Scaling of English Ceramics from 1787 to 1880 ». Historical Archaeology. Vol. 25, no 1 (1991), p. 1-25.
    • Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal. Montréal capitale : l’exceptionnelle histoire du site archéologique du marché Sainte-Anne et du parlement de la province du Canada. Montréal, Les Éditions de l'Homme, 2021. 236 p.

    Multimédias disponibles en ligne :

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