Éclats
Type :
Patrimoine mobilier (Bien archéologique)
Autre(s) nom(s) :
- Éclats de quartzite de Mistassini
Région administrative :
- Capitale-Nationale
Municipalité :
- Québec
Date :
- 1963 (Découverte)
- 1963 (Intervention archéologique)
Période :
- Préhistorique indéterminé (12 000 à 450 AA)
Thématique :
- Patrimoine autochtone (Patrimoine des Premières Nations)
Éléments associés
Inventaires associés (1)
Description
Les éclats sont des rejets de production liés au travail de la pierre associés à la période autochtone préhistorique (12 000 à 450 ans avant aujourd'hui). Entiers, les onze éclats proviennent de blocs de quartzite de Mistassini de différentes variétés, variant du blanc au gris fumé. Ils présentent les caractéristiques de débitage au percuteur dur. Les talons sont larges, les bulbes sont saillants et les éclats portent des cicatrices d'enlèvements profondes. Les dimensions des éclats varient de 3,5 cm de longueur, 3,0 cm de largeur et 1,0 cm d'épaisseur à 8,7 cm de longueur, 6,1 cm de largeur et 2,4 cm d'épaisseur.
Provenance archéologique :
- EgFf-1
Culture :
- Autochtone préhistorique (12 000 à 450 AA)
Contexte archéologique :
- Artisanal
- Campement
- Technologique
Fonctions / usages :
Les éclats sont produits lors de la taille d'outils en pierre par différentes techniques : percussion directe, percussion indirecte et pression. Ils forment donc généralement des déchets de production, mais sont également utilisés comme supports pour d'autres outils en pierre taillée. En étudiant leur morphologie et en comparant celle-ci à des corpus expérimentaux, il est possible de déterminer à quelle étape de production ces éclats se rattachent et même la technique de taille employée durant cette étape. Ceux-ci sont débités au percuteur dur.
Lieu de production :
- Amérique du Nord > Canada > Québec > Nord-du-Québec > Jamésie > Eeyou Istchee Baie-James
Type de fabrication :
Artisanal
Technique de fabrication :
- Taillé
Matériaux :
- Minéraux et inorganiques - matières premières (Quartzite (Mistassini) / chert (Albanel))
Dimensions :
- Épaisseur (Mesurée / intégral) : entre 1 et 2,4 centimètre(s)
- Largeur (Mesurée / intégral) : entre 3 et 6,1 centimètre(s)
- Longueur (Mesurée / intégral) : entre 3,5 et 8,7 centimètre(s)
Intégrité :
Objet entier (100% de l'objet)
Nombre de biens :
11
Numéro de l'objet :
- CARQ : 45
- Numéro archéologique : EgFf-1.6 puit 67
- Numéro précédent : Site # 236 (Haut-Quai)
- Numéro précédent : S-100, O-100
- Numéro précédent : EgFf-1.6 puits 67
Discipline :
- Archéologie préhistorique
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Inventorié | -- | ||
Informations historiques
Les onze éclats de quartzite de Mistassini sont taillés à partir d'un bloc de matière première par un tailleur de pierre et sont associés à la période autochtone préhistorique (12 000 à 450 ans avant aujourd'hui) dans le Nord-du-Québec. Le bloc de matière première serait extrait de la carrière Rogers, située sur le versant nord de la Colline Blanche près de la municipalité d'Eeyou Istchee Baie-James. Le terme « carrière » est employé pour désigner un affleurement de matériel lithique faisant l'objet d'extractions répétées. La carrière Rogers est une source importante de quartzite de Mistassini au coeur de la formation de Témiscamie.
Les éclats sont produits lors de la taille d'outils en pierre par différentes techniques : percussion directe, percussion indirecte et pression. Ils forment donc généralement des déchets de production, mais sont parfois également utilisés comme supports pour d'autres outils en pierre taillée ou même utilisés de manière opportuniste « ad hoc ». En étudiant leur morphologie et en comparant celle-ci à des corpus expérimentaux, il est possible de déterminer à quelle étape de production ces éclats se rattachent et même la technique de taille employée durant cette étape. Leur analyse apporte ainsi énormément d'informations sur les techniques et méthodes de taille utilisées au sein de la technologie lithique employée par un groupe culturel donné au cours de la paléohistoire. Ces éclats présentent les caractéristiques des premières étapes de dégrossissage et de débitage de blocs de matière première, probablement débités par percussion directe au percuteur dur. Ils sont également issus de plusieurs types de quartzite, allant du blanc au gris enfumé.
Les éclats ont été mis au jour en 1963 dans un puits de sondage situé sur le site de Haut-Quai, localisé sur la rivière Témiscamie, à moins de 800 mètres de la Colline Blanche. Ils témoignent des premières étapes de dégrossissage de blocs de quartzite apportés sur un site de campement. Les fouilles sur le site de Haut-Quai ont mené à la découverte de milliers d'éclats volumineux en quartzite de Mistassini, indiquant que les activités de transformation de cette matière première étaient l'une des fonctions principales du site. Aucune structure de foyer ou d'habitation n'a été notée sur le site.
Évaluation d'inventaire
Numérisation de la collection archéologique de référence du Québec (2016 - ) Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière
Les éclats de quartzite ont été sélectionnés pour la collection archéologique de référence du Québec, car ils ont été récupérés sur un site de campement situé à proximité de la Colline Blanche, où la matière première les constituant a été extraite. Ils sont également caractéristiques des premières étapes de dégrossissage de blocs de quartzite. Finalement, les onze éclats représentent la variabilité du quartzite de Mistassini, allant du blanc au gris enfumé.
Emplacement
Region administrative :
- Capitale-Nationale
MRC :
- Québec
Municipalité :
- Québec
Arrondissement municipal :
- Les Rivières
Adresse :
- 1825, rue Semple
Localisation informelle :
Laboratoire et Réserve d'archéologie du Québec
Code Borden
| EgFf-1 |
Références
Notices bibliographiques :
- MARTIJN, Charles et Edward S. ROGERS. Mistassini-Albanel : contribution à la préhistoire du Québec. Québec, Centre d'études nordiques, Université Laval, 1969. 439 p.
