Céloron de Blainville, Pierre-Joseph
Type :
Personne (Homme)
Date :
- 1693‑12‑29 – 1759‑04‑12
Occupation :
- Officier
Patrimoine mobilier associé (4)
Groupes associés (1)
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Inventorié | -- | ||
Synthèse
Né le 29 décembre 1693 à Montréal, Pierre-Joseph Céloron de Blainville est le fils de Jean-Baptiste Céloron de Blainville, capitaine dans les troupes de la Marine, et d'Hélène Picoté de Belestre. Il est le frère de Louis-Jean-Baptiste Céloron de Blainville.
Céloron de Blainville amorce sa carrière militaire en 1707 en tant que cadet au sein des troupes de la Marine française. Il reçoit une commission d'enseigne en 1712 et, trois ans plus tard, il obtient le grade d'enseigne en pied. En 1731, il est promu lieutenant, puis capitaine en 1738. Lors de la campagne menée contre les Chicachas (1739-1740), tribu alliée aux Britanniques, il est aux commandes d'un détachement formé de Canadiens et d'Autochtones. Grâce à ses actions, les troupes françaises évitent la défaite et parviennent à négocier la paix.
Commandant de plusieurs forts français dans la région des Grands Lacs, Céloron de Blainville est affecté au fort Michilimackinac (Mackinaw City) en 1742. Accusé par les trafiquants de fourrures de nuire à leur commerce, il est transféré au fort Niagara en 1744 et est rappelé à Québec l'année suivante. Au printemps de 1747, il est nommé commandant du fort Saint-Frédéric (Crown Point).
Afin de défendre les droits des Français dans l'Ouest, Céloron de Blainville se voit confier le commandement d'une expédition à travers la vallée de l'Ohio pour chasser les trafiquants britanniques de la région. Il quitte Montréal en juin 1749 en compagnie d'un détachement composé d'hommes de la Marine, de miliciens et de quelques Autochtones. Alors qu'il revendique le territoire au nom du roi de France en enfouissant des plaques de plomb, il constate que diverses tribus autochtones se sont liguées aux Britanniques. Devant le refus de celles-ci de rompre leur nouvelle alliance, le commandant reprend le chemin de Montréal où il fait un rapport de ses observations en novembre 1749.
Renvoyé au fort Détroit comme major du poste, Céloron de Blainville est rappelé en 1753 pour occuper la fonction de major de Montréal. À partir de ce moment, on ne sait rien de sa carrière.
Il est décédé à Montréal le 12 avril 1759.
Il avait épousé à Montréal, en 1724, Marie-Madeleine Blondeau, fille de Maurice Blondeau et de Suzanne Charbonnier dit Lamoureux; puis à Montréal, en 1743, Catherine Eury de La Pérelle, fille de Jean-François Eury de La Pérelle et de Françoise-Charlotte Aubert de La Chesnaye.
Références
Notices bibliographiques :
- DROLET, Yves. Tables généalogiques de la noblesse québécoise du XVIIe au XIXe siècle. Montréal, 2009. 187 p.
- ECCLES, William John. « Céloron de Blainville, Pierre-Joseph ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
- LE JEUNE, Louis. Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, moeurs, coutumes, instutions politiques et religieuses du Canada. Vol. 1. Ottawa, Université d'Ottawa, 1931. 862 p.
- ROY, Pierre-Georges. La famille Céloron de Blainville. Lévis, 1909. 60 p.
