Ross, George William
Type :
Personne (Homme)
Autre(s) nom(s) :
- Ross, Sir George William
Date :
- 1841‑09‑18 – 1914‑03‑07
Occupation :
- Député
- Enseignant / professeur
- Fonctionnaire
- Ministre / conseiller exécutif / commissaire
- Premier ministre / chef de gouvernement
Patrimoine mobilier associé (1)
Groupes associés (1)
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Inventorié | -- | ||
Synthèse
Né dans le comté de Middlesex, au Haut-Canada, le 18 septembre 1841, George William Ross est le fils de James Ross, cordonnier, et d'Ellen McKinnon.
Ross se démarque d'abord dans le domaine de l'éducation, au Haut-Canada. Il obtient un brevet d'enseignement en 1857. Il devient surintendant des écoles du canton d'East Williams en 1868. La même année, il étudie à la Toronto Normal School et obtient un diplôme en 1871. Il fait partie du comité central des examinateurs du département de l'Éducation de l'Ontario, de 1876 à 1880. Il est ensuite inspecteur de l'est du comté de Lambton. Il obtient une licence en droit de l'Albert College de Belleville en 1883.
Ross connaît une brillante carrière en politique. Libéral, il participe aux campagnes électorales d'Alexander Mackenzie dans la circonscription de Middlesex West en 1867 et en 1872. Il représente cette circonscription à la Chambre des communes de 1872 à 1883. Lors de ces mandats, le député préside un comité spécial en faveur de la prohibition en 1874 et appuie l'Acte de tempérance du Canada en 1878. Il représente la circonscription de Middlesex West à l'Assemblée législative de l'Ontario de 1883 à 1907. Il est d'abord ministre de l'Éducation. À ce titre, il fait adopter deux lois importantes en 1885, soit la Public School Act et le High Schools Act. Ces lois favorisent la qualité de l'enseignement dispensé à chaque niveau et établissent des critères d'admissibilité objectifs pour les programmes enseignés dans les universités. Il fait également adopter une loi sur la fédération des universités ontariennes afin de limiter l'aspect confessionnel de l'enseignement offert par les établissements. Il appuie l'idée des écoles séparées durant les années 1890, bien qu'elle remette en question sa vision d'un système d'éducation intégré.
Ross devient premier ministre de l'Ontario après la démission d'Arthur Sturgis Hardy en 1899. Il assume également la fonction de trésorier de la province. Il commande alors une étude sur les ressources du nord de l'Ontario en 1900 dans l'optique de favoriser le développement de l'industrie manufacturière ontarienne, notamment dans le secteur des pâtes et papiers. Lorsqu'un projet de développement hydroélectrique à partir des chutes du Niagara est discuté, il refuse que l'État en prenne la charge. Par la suite, il est soupçonné d'avoir des intérêts dans l'Electrical Development Company, la société propriétaire du complexe hydroélectrique. Il propose la tenue d'un référendum sur la tempérance en 1902, mais refuse de prendre d'autres mesures contre la consommation d'alcool. Enfin, Ross est chef de l'opposition de 1905 à 1907, puis sénateur de 1907 à 1914.
Opposé à la réforme du Sénat canadien, il a publié The Senate of Canada (1914).
Il est décédé à Toronto, le 7 mars 1914.
Il avait épousé, en 1862, Christina Campbell; puis, en 1875, Catherine Boston; enfin, en 1907, Mildred Margaret Peel.
Références
Notices bibliographiques :
- BURLEY, David G. « Ross, sir George William ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
