Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Église du Très-Saint-Sacrement

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Mauricie

Municipalité :

  • Trois-Rivières

Date :

  • 1956 – 1957 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Mission curiale)
  • Patrimoine religieux (Vie quotidienne)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

Patrimoine mobilier associé (12)

Personnes associées (2)

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Inventaires associés (3)

Carte

Description

L'église du Très-Saint-Sacrement est un lieu de culte de tradition catholique érigé en 1956 et 1957. Le bâtiment moderne est composé d'un plan en croix latine coiffé d'une haute toiture à deux versants droits. Il est assis sur des fondations en béton et il est revêtu de pierre de taille de granit bosselé. Les trois portes principales sont situées à l'intérieur d'un même grand arc ogival couvrant presque toute la façade. Il est flanqué, sur la droite, d'une tour carrée au sommet de laquelle se trouve le clocher et, sur la gauche, d'un faux contrefort couronné d'un pinacle. L'église du Très-Saint-Sacrement est située en bordure du boulevard Saint-Louis, sur le premier coteau de Trois-Rivières.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Informations historiques

La rareté du logement, vers 1910 à Trois-Rivières, amène des promoteurs immobiliers à ouvrir le coteau Saint-Louis encore inoccupé. En quelques années, le territoire se construit et se densifie si bien qu'en 1926, la paroisse du Très-Saint-Sacrement est érigée par Monseigneur François-Xavier Cloutier (1848-1934) par détachement de la paroisse de Notre-Dame-des-Sept-Allégresses. Une première église est édifiée la même année selon les plans de l'architecte Jules Caron (1886-1942).

En raison de la population sans cesse grandissante, cette église devient rapidement incapable de satisfaire à la demande. La construction d'un nouveau lieu de culte devient inévitable et une nouvelle église est implantée sur le même site, mais perpendiculairement à l'église de 1926, face au boulevard Saint-Louis. En 1955, l'architecte Jean-Louis Caron (1913-1983), fils de Jules, est retenu pour dresser les plans de la nouvelle église. Les travaux sont effectués en 1956 et 1957 par l'entrepreneur Rosaire Dufresne. Le nouveau temple est béni le 20 avril 1957 par Monseigneur Georges-Léon Pelletier (1904-1987) et le premier lieu de culte est détruit l'année suivante.

Dans les années 1970, la construction du boulevard Francheville, actuelle autoroute Félix-Leclerc, provoque la démolition de plusieurs résidences et le départ de plusieurs centaines de paroissiens.

En 2018, la paroisse du Très-Saint-Sacrement est intégrée à la nouvelle grande paroisse du Bon-Pasteur, avec plusieurs anciennes paroisses du centre-ville de Trois-Rivières.

L'église du Très-Saint-Sacrement est fermée au culte en 2020, puis vendue à l'organisme Carpe Diem l'année suivante.

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Évaluation d'inventaire

  • Inventaire du patrimoine bâti de Trois-Rivières (2009 - 2010)
    Ville de Trois-Rivières


  • La valeur patrimoniale de l'église du Très-Saint-Sacrement tient notamment à son intérêt architectural et à son association avec l'architecte Jean-Louis Caron (1913-1983). Caron est un acteur notable de l'architecture religieuse moderne à Trois-Rivières. Il termine ses études à l'École des Beaux-Arts de Montréal en 1942, puis il poursuit la tradition de la famille qui oeuvre dans l'architecture religieuse et institutionnelle depuis le milieu du XIXe siècle. Pour réaliser l'église du Très-Saint-Sacrement, il s'inspire du nom de la paroisse en utilisant l'ostensoir comme thème pour l'extérieur comme pour l'intérieur. Tout en conservant un aspect somme toute traditionnel véhiculé notamment par le plan en croix latine et le rappel de l'architecture néogothique, cette église s'inscrit dans son époque par son système constructif en béton et en acier et par ses formes épurées. L'église du Très-Saint-Sacrement constitue l'une des réalisations de Jean-Louis Caron les plus achevées sur le territoire trifluvien.

    La valeur patrimoniale de l'église du Très-Saint-Sacrement repose également sur son intérêt historique. Elle témoigne du développement du territoire trifluvien au début du XXe siècle. La rareté du logement, vers 1910, amène des promoteurs immobiliers à ouvrir le coteau Saint-Louis encore inoccupé. En quelques années, le territoire se construit et se densifie si bien qu'en 1926, la paroisse du Très-Saint-Sacrement est érigée par détachement de la paroisse de Notre-Dame-des-Sept-Allégresses. La première église édifiée en 1926 devient rapidement insuffisante en raison de la forte croissance démographique. En 1955, les contrats sont attribués pour la construction d'un nouveau lieu de culte pouvant satisfaire à la demande des nombreux paroissiens. L'église du Très-Saint-Sacrement demeure au coeur de ce quartier ouvrier.

    La valeur patrimoniale de l'église du Très-Saint-Sacrement réside aussi dans sa position et dans son importance dans le paysage. Les quartiers s'organisent souvent autour des édifices paroissiaux et le clocher de l'église domine alors les bâtiments voisins. L'église constitue un point de repère notable dans le paysage et signale la présence de la paroisse. L'église du Très-Saint-Sacrement est située dans le noyau institutionnel, près de deux établissements scolaires. Elle est reliée au presbytère et entourée de végétaux et d'espaces verts. Par sa situation sur un terrain surélevé, elle surplombe les maisons ouvrières du quartier, l'autoroute Félix-Leclerc ainsi qu'une partie du centre-ville de Trois-Rivières. Son implantation sur une artère importante et son environnement verdoyant immédiat contribuent à la mettre en valeur et à lui faire occuper une place majeure dans le paysage de Trois-Rivières.

    La valeur patrimoniale de l'église du Très-Saint-Sacrement repose de plus sur son intérêt artistique. L'église possède plusieurs oeuvres d'art intégrées à l'architecture, dont les vitraux, le retable en marbre derrière le choeur, ainsi qu'une mosaïque de tuiles rouge et or de l'artiste Claude Vermette (1930-2006). Ce peintre et céramiste montréalais a collaboré, notamment, à plusieurs oeuvres du métro de Montréal. Il serait aussi l'auteur du chemin de croix en mosaïque, sur les murs de la nef. Le vitrail du choeur, quant à lui, est l'oeuvre de l'artisan Eugène Martineau de la maison Albert Roux de Trois-Rivières.

    Source : Ville de Trois-Rivières, 2022.

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    Emplacement

    Region administrative :

    • Mauricie

    MRC :

    • Trois-Rivières

    Municipalité :

    • Trois-Rivières

    Adresse :

    • 1825, boulevard Saint-Louis

    Localisation informelle :

    Située à proximité du presbytère (1825, boulevard Saint-Louis).

    Latitude :

    • 46° 21' 14.1"

    Longitude :

    • -72° 33' 23.4"

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    Références

    Liens Internet :

    Notices bibliographiques :

    • BERGERON, Claude. Architecture des églises du Québec : 1940-1985. Québec, Presses de l'Université Laval, 1987. 383 p.
    • CARON-DRICOT, Andrée. Les Caron: une dynastie d'architectes depuis 1867. Nicolet, Les Racontages, 1997. 309 p.
    • Ordre des architectes du Québec. 1890-1990 Un siècle à bâtir 1990-2090. Montréal, Ordre des architectes du Québec, 1990. s.p.
    • Patri-Arch. Églises paroissiales situées sur le territoire de la ville de Trois-Rivières. 1ère partie. Inventaire et évaluation du patrimoine religieux. Trois-Rivières, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières, 2000. s.p.
    • Patrimoine trifluvien. No 8 (1998).
    • s.a. « À Trois-Rivières : style gothique et ligne simplifiée ». Bâtiment. Vol. 28, no 1 (1953), p. 16-17.
    • s.a. Album-souvenir des fêtes du 50e anniversaire de la paroisse du Très-St-Sacrement, Trois-Rivières, 1926-1976. Trois-Rivières, 1976. 104 p.
    • s.a. « Contrat de $ 734 000 accordé pour l'église Saint-Sacrement ». Le Nouvelliste, 17 juillet 1956, s.p.
    • s.a. « L'église Saint-Sacrement sera ouverte au plus tard pour les fêtes de Noël ». Le Nouvelliste, 26 août 1957, s.p.
    • s.a. « Quand le nom de l'église sert de thème architectural ». Bâtiment. Vol. 33, no 4 (1958), s.p.
    • s.a. « Un temple somptueux pour Saint-Sacrement ». Le Nouvelliste, 19 avril 1958, s.p.

    Multimédias disponibles en ligne :

    Numéro du bien :

    • Identifiant municipal : 2725
    • Inventaire des lieux de culte du Québec : 2003-04-016

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