Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Chapleau, Joseph-Adolphe

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Désignation Personnage historique Ministre de la Culture et des Communications 2012-11-01

Statuts antérieurs

  • Proposition de statut national, 2012-10-05
 
Inventorié --
 

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Synthèse

Né à Sainte-Thérèse le 9 novembre 1840, Joseph-Adolphe Chapleau est le fils de Pierre Chapleau, maçon, et de Zoé Sigouin.

Chapleau étudie le droit à Montréal auprès des avocats Gédéon Ouimet, Louis-Siméon Morin et Louis-François-Wilfrid Marchand. Admis à la pratique en 1861, il exerce la profession d'avocat à Montréal. En 1862, Chapleau participe à la fondation du journal Le Colonisateur. Plus tard, il devient actionnaire et directeur politique du journal La Minerve, de même que bailleur de fonds, puis directeur politique, du journal La Presse.

Chapleau est député conservateur de Terrebonne à l'Assemblée législative de la province de Québec de 1867 à 1882, presque sans interruption. Il critique la loi sur l'instruction publique du gouvernement conservateur, qui selon lui accorde trop de privilèges à la minorité protestante. Il vote contre le double mandat malgré l'opposition du premier ministre Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, qui siège lui-même à Québec et à Ottawa. Il s'oppose à la faction ultramontaine du Parti conservateur, qui réclame la suprématie de l'Église sur l'État. Chapleau occupe le poste de solliciteur général dans le gouvernement de Gédéon Ouimet de 1873 à 1874. Il est contraint de démissionner après avoir été impliqué dans le « scandale des Tanneries ». Il est nommé ministre sans portefeuille en 1876, puis secrétaire et registraire de la province, postes qu'il occupe jusqu'en 1878. Chef des conservateurs à partir de 1878, il dirige l'opposition de 1878 à 1879. Il place le gouvernement en minorité en ralliant cinq députés libéraux qui votent avec lui une motion de blâme. En 1879, le gouvernement libéral est renversé et Chapleau est appelé par le lieutenant-gouverneur à former le nouveau gouvernement.

Premier ministre du Québec de 1879 à 1882, il exerce aussi les fonctions de commissaire de l'Agriculture et des Travaux publics, de 1879 à 1881, et de commissaire des Chemins de fer en 1881. Son gouvernement réduit la dette du Québec en privatisant le chemin de fer de la rive nord entre Montréal et Québec. Ami du curé Antoine Labelle, Chapleau soutient le projet de colonisation des Laurentides. Grâce à l'appui financier de banquiers français, il crée le Crédit foncier franco-canadien pour accorder des prêts aux agriculteurs, aux municipalités et aux gouvernements. Durant son mandat, Chapleau s'oppose à maintes reprises aux ultramontains de son parti, qui défendent le principe de subordination de l'État à l'Église.

Chapleau poursuit sa carrière politique sur la scène fédérale en 1882. Il est alors élu député conservateur de Terrebonne à la Chambre des communes. Il est secrétaire d'État de 1882 à 1892 et ministre des Douanes en 1892. Après la pendaison de Louis Riel en 1885, il refuse l'invitation d'Honoré Mercier de revenir à Québec pour devenir premier ministre d'un gouvernement de coalition. En 1892, il refuse de participer au gouvernement du nouveau premier ministre du Canada, John Sparrow David Thompson. Il est nommé lieutenant-gouverneur de la province de Québec, fonction qu'il occupe de 1892 à 1898.

Au cours de sa carrière, Chapleau est également directeur de la Laurentides Railway Co. et de la Pontiac & Pacific Railway Co. Promoteur et vice-président du Crédit foncier franco-canadien, il est aussi directeur du Crédit foncier du Bas-Canada et de la Banque d'épargne de la cité et du district de Montréal. Il est également professeur de droit criminel à l'Université Laval à Montréal de 1878 à 1885, puis professeur titulaire de droit international de 1885 à 1898.

Il est décédé à Montréal le 13 juin 1898. Il est inhumé à Montréal, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

Il avait épousé à Sherbrooke, en 1874, Marie-Louise King, fille de Charles King, lieutenant-colonel et major de brigade, et de Bessie Harrington.

Ce personnage historique a été désigné par le ministre de la Culture et des Communications le 1er novembre 2012.

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Intérêt patrimonial

Ce personnage historique est désigné, avec les autres premiers ministres décédés du Québec, pour les motifs suivants:

Le premier ministre du Québec est, depuis l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, le chef et la principale figure politique du gouvernement du Québec. Le titulaire de cette fonction occupe la plus haute fonction démocratique de la société québécoise. Il préside le Conseil exécutif, nomme les ministres et les hauts fonctionnaires, décide de la politique du gouvernement et en détermine les priorités. Désigné par le lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne, il est normalement le chef du parti possédant le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée législative de la province de Québec (1867-1968), puis à l'Assemblée nationale (depuis 1968). Depuis 1867, cette fonction a été occupée par 30 personnes, dont 23 sont aujourd'hui décédées [en date du 1er novembre 2012]. Par leurs décisions et les politiques qu'ils ont mises en oeuvre, ces premiers ministres ont influencé le cours de l'histoire du Québec.

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Références

Notices bibliographiques :

  • Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
  • Assemblée nationale du Québec. Par ici la démocratie. Ligne du temps [En Ligne]. http://paricilademocratie.com/
  • DÉSILETS, Andrée. « Chapleau Joseph-Adolphe ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

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