Duplessis, Maurice
Type :
Personne (Homme)
Autre(s) nom(s) :
- Duplessis, Maurice Le Noblet
Date :
- 1890‑04‑20 – 1959‑09‑07
Occupation :
- Avocat
- Député
- Ministre / conseiller exécutif / commissaire
- Premier ministre / chef de gouvernement
Patrimoine immobilier associé (5)
- Maison Maurice-Duplessis - Lieu de résidence
- Château Frontenac - Lieu de résidence secondaire
- Monument de Maurice Duplessis - Représentation iconographique
- Monument funéraire de Maurice Le Noblet Duplessis - Lieu d'inhumation
Patrimoine mobilier associé (2)
Plaques commémoratives associées (8)
Événements associés (5)
- Grève de l'amiante (1949) - Participation
- Première conférence de Québec (1943) - Participation
- Grève des midinettes de 1937 (1937) - Participation
-
Création d'Hydro-Québec (1944)
- Participation
Groupes associés (2)
- Union nationale (1935 – 1989) - Parti dirigé
- Parti conservateur du Québec (1867 – 1935) - Parti dirigé
Inventaires associés (1)
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Désignation | Personnage historique | Ministre de la Culture et des Communications | 2012-11-01 |
Statuts antérieurs
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| Inventorié | -- | ||
Synthèse
Né à Trois-Rivières le 20 avril 1890, Maurice Le Noblet Duplessis est le fils de Nérée Le Noblet Duplessis, avocat et homme politique, et de Berthe Genest.
Duplessis fait ses études de droit à l'Université Laval à Montréal. Admis à la pratique en 1913, il exerce la profession d'avocat à Trois-Rivières. Il est nommé bâtonnier du Barreau de Trois-Rivières en 1937 et bâtonnier du Barreau de la province de Québec en 1937 et en 1938.
Candidat conservateur dans la circonscription de Trois-Rivières, il est battu aux élections générales de 1923. En 1927, il est élu député conservateur dans cette circonscription à l'Assemblée législative de la province de Québec. Réélu en 1931, Duplessis dirige le Parti conservateur de 1933 à 1935. Il est chef de l'opposition de 1932 à 1936. En 1935, il conclut une alliance avec l'Action libérale nationale puis fonde l'Union nationale. Quelques mois plus tard, aux élections de 1936, le nouveau parti déloge le Parti libéral qui était au pouvoir depuis près de quarante ans et Duplessis devient premier ministre du Québec. Il occupe aussi les fonctions de Procureur général de la province de Québec de 1936 à 1939 et de 1944 à 1959, ministre des Terres et Forêts de 1937 à 1938 et ministre de la Voirie en 1938. En 1936, il crée l'Office du crédit agricole, ce qui lui vaudra l'appui durable des régions rurales. Son gouvernement adhère au régime fédéral des pensions de vieillesse. En 1937, il fait adopter la Loi des salaires raisonnables, ancêtre de la loi du salaire minimum. Il met en place la Loi contre la propagande communiste, aussi connue sous le nom de « loi du cadenas », qui limite les rassemblements et la diffusion de certaines idées. Pour lutter contre le chômage, il met en place un régime de travaux publics qui permet notamment la construction du Jardin botanique de Montréal. L'Union nationale perd les élections de 1939.
Aux élections de 1944, Duplessis et l'Union nationale reprennent le pouvoir. Le nouveau gouvernement attire les capitaux américains en ouvrant le Nord québécois à l'exploitation de ses ressources naturelles et en maintenant des redevances à un faible taux. L'Office de l'électrification rurale, qu'il crée en 1945, fait passer la distribution de l'électricité en milieu rural de 20 % en 1945 à près de 90 % dix ans plus tard. Il abolit la Commission d'assurance-maladie de Québec, créée par le gouvernement Godbout pour étudier la mise en place d'un programme d'assurance maladie. En 1948, le fleurdelisé est adopté comme drapeau officiel du Québec. En 1954, le gouvernement de Duplessis crée un impôt provincial sur le revenu. Il dirige de grands projets de construction d'autoroutes, de ponts, d'hôpitaux et d'écoles.
Le gouvernement de Duplessis est critiqué entre autres pour son attitude envers le mouvement ouvrier. En 1954, il fait adopter les projets de loi 19 et 20, qui permettent au gouvernement de retirer l'accréditation d'un syndicat dont un membre se rend coupable d'activités communistes, ainsi que de retirer l'accréditation d'un syndicat d'employés publics dont un membre encourage la tenue d'une grève. Le deuxième gouvernement Duplessis est marqué par des grèves majeures : les grèves d'Asbestos (1949) et de Murdochville (1957) dans le secteur minier ainsi que celle de Louiseville (1952) dans l'industrie du textile. L'Union nationale de Duplessis rompt avec les méthodes traditionnelles de mise en image des partis politiques en ayant recours à des stratégies publicitaires commerciales. Sa formation se maintient au pouvoir pendant 16 ans, notamment grâce à un système d'achat gouvernemental contrôlé à des fins partisanes, sur lequel la commission Salvas fera la lumière en 1963.
Maurice Duplessis est décédé en fonction à Schefferville le 7 septembre 1959. Il est inhumé à Trois-Rivières, dans le cimetière Saint-Louis.
Ce personnage historique a été désigné par le ministre de la Culture et des Communications le 1er novembre 2012.
Intérêt patrimonial
Ce personnage historique est désigné, avec les autres premiers ministres décédés du Québec, pour les motifs suivants:
Le premier ministre du Québec est, depuis l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, le chef et la principale figure politique du gouvernement du Québec. Le titulaire de cette fonction occupe la plus haute fonction démocratique de la société québécoise. Il préside le Conseil exécutif, nomme les ministres et les hauts fonctionnaires, décide de la politique du gouvernement et en détermine les priorités. Désigné par le lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne, il est normalement le chef du parti possédant le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée législative de la province de Québec (1867-1968), puis à l'Assemblée nationale (depuis 1968). Depuis 1867, cette fonction a été occupée par 30 personnes, dont 23 sont aujourd'hui décédées [en date du 1er novembre 2012]. Par leurs décisions et les politiques qu'ils ont mises en oeuvre, ces premiers ministres ont influencé le cours de l'histoire du Québec.
Références
Notices bibliographiques :
- Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
- GARIÉPY, Odette. « Maison Le Noblet-Duplessis ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome II. Québec, Les Publications du Québec, 1991, p. 242-243.
- LAVIGNE, Alain. Duplessis, pièce manquante d'une légende. L'invention du marketing politique. Québec, Septentrion, 2012. 200 p.
- SARRA-BOURNET, Michel. « Maurice Le Noblet Duplessis ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

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