Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Clercs de Saint-Viateur

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

Haut de la page

Synthèse

En 1831 à Vourles, en France, Louis Querbes fonde l'Institut des Clercs de Saint-Viateur, une communauté de frères et de pères vouée à l'éducation chrétienne des garçons des campagnes et au ministère paroissial. À la demande de l'évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, trois premiers viateurs, les frères Étienne Champagneur, Augustin Fayard et Louis Chrétien, arrivent au Québec en 1847.

Sous la direction du frère Champagneur, les religieux se rendent à L'Industrie (Joliette) afin d'y diriger le collège Joliette, un établissement d'enseignement à vocation commerciale et industrielle fondé un an plus tôt par l'homme d'affaires Barthélemy Joliette. De plus, les Viateurs ouvrent un noviciat et prennent en charge l'école paroissiale. Les fondations ne tardent pas à se multiplier, notamment à Berthier (1848), à Chambly (1849) et à Rigaud, où les religieux ouvrent le collège Bourget (1850) et instaurent un lieu de pèlerinage au sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes (1874). En 1852, ils acceptent de prendre en mains l'Institut catholique des sourds-muets. L'école, qui s'installe l'année suivante au coteau Saint-Louis (Montréal), apprend aux jeunes sourds des métiers manuels, tels que la reliure, la menuiserie, la sténographie et l'imprimerie.

Les Clercs de Saint-Viateur connaissent une croissance rapide dans le diocèse de Montréal. À la fin du XIXe siècle, ils sont 222 religieux répartis dans plus de 20 établissements d'enseignement, tels que le collège Saint-Michel à Vaudreuil (1859) et l'école pour garçons de Saint-Jacques (1854). La congrégation compte également 25 prêtres exerçant leur ministère paroissial dans une trentaine de cures dont la desserte du coteau Saint-Louis (Montréal), la paroisse de Joliette et celle de Saint-Viateur à Outremont (Montréal). Actifs dans le développement d'Outremont, où se trouve d'ailleurs leur maison provinciale depuis 1896, ils y érigent écoles et églises, notamment l'église Saint-Viateur en 1913, où Guido Nincheri réalise la décoration intérieure et les vitraux en 1923.

Après avoir essaimé dans l'Ouest canadien en 1858, puis aux États-Unis à partir de 1872, l'appel des missions lointaines se fait entendre à partir des années 1930. Les Viateurs se rendent alors en Mandchourie (1931), au Japon (1948), à Taïwan (1953), en Côte d'Ivoire (1957), au Pérou (1959) et en Haïti (1965). Au début des années 1960, la communauté canadienne est à son apogée et compte des effectifs de plus de 1 100 religieux, répartis sur un territoire allant de la Gaspésie au Manitoba, mais surtout présents dans les régions de Joliette, de Montréal, de l'Abitibi et de Rimouski. Ils sont responsables de 98 oeuvres diverses et enseignent à plus de 22 000 élèves. Présents dans des établissements d'enseignement primaire, secondaire, collégial et universitaire, ils sont aussi responsables d'écoles d'agriculture et d'écoles spécialisées pour les sourds et les non-voyants. Curés ou enseignants, les Viateurs se démarquent, au cours de leur histoire, dans le domaine des arts. C'est le cas notamment du père Joseph Michaud, architecte reconnu, du frère Antoine Bernard, écrivain et historien primé, ou encore du père Wilfrid Corbeil, fondateur du Retable (1946), un mouvement d'art sacré dont le siège est au séminaire de Joliette.

L'étatisation des établissements scolaires dans les années 1960 force les Clercs de Saint-Viateur à délaisser plusieurs de leurs maisons d'enseignement. Ils se consacrent alors à leur second charisme, le ministère paroissial. Au début du XXIe siècle, au Québec, ils sont près de 400 religieux. En plus d'être présents dans 49 paroisses, ils s'impliquent dans la formation de catéchètes, et sont actifs aux collèges Bourget et Champagneur, dans des colonies de vacances, au sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes, ainsi que dans divers organismes visant à promouvoir la foi.

Haut de la page

Références

Notices bibliographiques :

  • BERNARD, Antoine. Les Clercs de Saint-Viateur au Canada. Le premier siècle, 1847-1897. Vol. 1. Montréal, Les Clercs de Saint-Viateurs, 1947. 650 p.
  • BERNARD, Antoine. Les Clercs de Saint-Viateur au Canada. Le second demi-siècle, 1897-1947. Vol. 2. Montréal, Les Clercs de Saint-Viateur, 1951. 613 p.
  • D'ALLAIRE, Micheline. Les communautés religieuses de Montréal. Les communautés religieuses et l'éducation à Montréal, 1657-1900. Vol. 2. Montréal, Éditions du Méridien, 2002. 276 p.
  • HÉBERT, Bruno. Le Viateur illustré, 1847-1997. Outremont, Clercs de Saint-Viateur du Canada, 1998. s.p.
  • THÉRIAULT, Michel. « Clercs de Saint-Viateur ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • Viateurs du Canada. Viateurs du Canada [En Ligne]. http://www.viateurs.ca

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013