Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Centre d'interprétation de l'ardoise

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Église Saint-Paul

Région administrative :

  • Estrie

Municipalité :

  • Richmond

Date :

  • 1889 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Protestantisme (Congrégationnaliste))

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Images

Carte

Description

Le centre d'interprétation de l'ardoise est un édifice en brique rouge d'inspiration néogothique. Le temple est construit en 1889 pour servir de lieu de culte à une communauté congrégationaliste. Il se compose d'une nef unique, de plan rectangulaire, coiffée d'un toit aigu à deux versants droits. La façade, aménagée sur l'un des murs pignons, se caractérise par son clocher-porche décentré percé de deux entrées. La déclivité du terrain dégage ainsi un étage supplémentaire du côté de la rue. L'édifice est implanté parallèlement à la voie publique, dans l'ancien noyau villageois de Melbourne de l'actuelle ville de Richmond.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Richmond) 2005-04-25
 

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Valeur patrimoniale

Le centre d'interprétation de l'ardoise présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Érigé en 1889, le bâtiment se distingue par son architecture néogothique, alors sous l'influence de l'époque victorienne. À la fin du XIXe siècle, l'architecture néogothique exploite tout particulièrement l'asymétrie des compositions, la verticalité des tours et la polychromie des surfaces comme décor. La silhouette pittoresque des édifices religieux et les effets visuels sont ainsi privilégiés. Quoique sobre, le centre de l'interprétation de l'ardoise acquiert cette silhouette significative par son clocher-porche placé en angle, sa flèche très effilée et la pente aiguë de son toit. La polychromie y est présente, mais subtile, comme la brique rouge des murs, les insertions de pierre des ouvertures et l'ardoise bleu-noir du toit. De plus, le bâtiment s'intègre à son site. Son volume, disposé parallèlement à la rue, est adapté à son terrain en pente et son clocher-porche, en angle, en fait un repère visuel dans le paysage environnant. Le centre d'interprétation de l'ardoise retient l'attention par sa silhouette pittoresque associée à l'architecture néogothique de l'époque victorienne.

Le centre d'interprétation de l'ardoise présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. En effet, il témoigne de la production ardoisière des Cantons-de-l'Est. Cette industrie touche plus spécifiquement les environs de Melbourne, Kingsbury et Richmond, durant la seconde moitié du XIXe siècle. Ces villages comptent les plus importants gisements ardoisiers du pays. Une dizaine de carrières y sont exploitées entre 1850 et 1875, dont celle de New Rockland (près de Kingsbury), qui a donné naissance à un village aujourd'hui disparu. L'avènement du chemin de fer, le développement urbain au Canada, notamment à Montréal et en Ontario, et l'architecture de l'époque victorienne ont permis la croissance de cette industrie. L'ardoise, colorée et découpée en motifs variés, est alors prisée dans le recouvrement des toitures des édifices publics, religieux et civils. Ainsi, ceux de Melbourne, Kingsbury et Richmond, dont le centre d'interprétation de l'ardoise, utilisent plus fréquemment ce matériau. L'abondance de l'ardoise dans ces endroits contribue à donner une touche particulière à l'architecture régionale. La toiture d'ardoise du centre d'interprétation de l'ardoise évoque cette industrie florissante des Cantons-de-l'Est.

Source : Ville de Richmond, 2007.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du centre d'interprétation de l'ardoise liés à ses valeurs architecturale et historique comprennent, notamment :
- son site en pente dégageant un étage supplémentaire du côté de la rue;
- son escalier à deux volées avec garde-corps en métal conduisant à l'entrée principale;
- son volume, dont la nef de plan rectangulaire, le toit aigu à deux versants droits, le clocher-porche s'élevant à l'angle de la façade et du long pan;
- ses matériaux, dont les fondations en moellon, le parement en brique rouge, les encadrements et détails ornementaux en brique et en pierre, la pierre portant l'inscription « 1889 », la rive du toit en bois, la cheminée en brique du chevet;
- ses ouvertures, dont les portes en bois à double vantail de l'entrée principale surmontées d'une imposte nervurée, les baies en arc brisé du temple (intégrant du verre coloré) et les baies en arcs surbaissés du sous-sol;
- son ornementation, dont les appuis en pierre et les couronnements de brique avec clefs de voûte en pierre des ouvertures;
- son clocher-porche, dont la chambre des cloches carrée lambrissée de planches de bois posées à clins et percée d'ouvertures à arc brisé avec abat-son et surmontée d'une flèche;
- la couverture en ardoise (posée à motifs).

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Informations historiques

Les origines de la communauté congrégationaliste de Melbourne remontent à 1837. En 1839, les communautés presbytériennes et congrégationalistes de Melbourne se regroupent. Elles font construire une première église en bois, près du site de l'actuel temple. Celui-ci porte le nom de United Presbyterian and Congregational Church of Melbourne. Dès 1840, les presbytériens reçoivent l'appui de leur Église et entreprennent la construction de l'église Saint-Andrew. Les congrégationalistes occupent alors le premier temple jusqu'à la construction de l'église Saint-Paul.

Le désir de bâtir un nouveau temple à proximité de la première église et, probablement près du cimetière qui se trouve en surplomb du site actuel, explique le choix de ce site en pente. En 1889, l'église Saint-Paul, l'actuel centre de l'interprétation de l'ardoise, est érigée comme le confirme la pierre de date en façade. La nouvelle église retient l'attention par sa silhouette pittoresque inspirée du néogothique de l'époque victorienne. L'usage de l'ardoise dans sa construction témoigne de l'importante production ardoisière régionale.

En 1925, la communauté congrégationaliste de Melbourne se joint à l'Église unie du Canada regroupant alors les congrégationalistes, les méthodistes et une partie des presbytériens. En 1949, l'Église presbytérienne acquiert le lieu de culte afin de desservir les pratiquants francophones.

Désacralisée, l'église est citée en 2005. Elle abrite maintenant le Centre d'interprétation de l'ardoise. Ce dernier sert à la promotion du patrimoine ardoisier régional.

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Emplacement

Region administrative :

  • Estrie

MRC :

  • Le Val-Saint-François

Municipalité :

  • Richmond

Adresse :

  • 5, rue Belmont

Latitude :

  • 45° 39' 25.8"

Longitude :

  • -72° 8' 56.7"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Richmond Village de Melbourne Absent 74-P

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Références

Notices bibliographiques :

  • BERGEVIN, Hélène. Églises protestantes. Montréal, Libre Expression, 1981. 205 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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