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Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Chapelle du Cimetière-de-Saint-Jérôme

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Chapelle du cimetière de Saint-Jérôme

Région administrative :

  • Laurentides

Municipalité :

  • Saint-Jérôme

Date :

  • 1887 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Chapelles de cimetière et charniers)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Personnes associées (1)

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Carte

Description

La chapelle du Cimetière-de-Saint-Jérôme est un petit édifice religieux, de tradition catholique, construit en 1887. Cette chapelle en bois se compose d'une nef de plan rectangulaire terminée par un choeur plus étroit à chevet plat et est coiffée d'un toit à deux versants droits. Un clocher surmonte le faîte en façade. La chapelle est située dans le cimetière catholique de la ville de Saint-Jérôme.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Saint-Jérôme) 2005-04-19
 

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Valeur patrimoniale

La chapelle du Cimetière-de-Saint-Jérôme présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique reposant sur son association avec le curé Antoine Labelle. Ce dernier est l'un des personnages les plus importants de l'histoire des Laurentides, et sa dépouille mortelle est conservée dans la crypte de la chapelle. Visionnaire et ardent défenseur de la colonisation, le curé Labelle exerce son ministère à Saint-Jérôme à partir de 1868. Il milite pour le développement économique et industriel des Laurentides pour contrer l'exode de la population canadienne-française vers les États-Unis ou les provinces de l'Ouest canadien. En 1888, cet apôtre de la colonisation est nommé sous-commissaire au département de l'Agriculture et de la Colonisation dans le gouvernement d'Honoré Mercier (1840-1894). Quand Labelle meurt à Québec le 4 janvier 1891, c'est toute la province qui est en deuil. Des milliers de personnes, dont le premier ministre Mercier, l'honorable Wilfrid Laurier (1841-1919) et plusieurs ministres et autres personnages importants assistent à ses funérailles célébrées solennellement dans l'église de Saint-Jérôme. Sa dépouille mortelle est ensuite conduite dans la chapelle du Cimetière-de-Saint-Jérôme où est chanté un dernier « Libera » avant de le descendre dans la crypte.

La chapelle du Cimetière-de-Saint-Jérôme présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. L'édifice en bois se démarque par la qualité de son architecture et par son ornementation puisant à divers courants. La chapelle s'élève au milieu du cimetière catholique de Saint-Jérôme. Les plans de ce lieu d'inhumation et l'idée d'y ériger une petite chapelle reviennent au curé Antoine Labelle (1833-1891). La chapelle de petites dimensions se caractérise d'abord par sa nef de plan rectangulaire terminée par un choeur plus étroit au chevet plat, et son toit à deux versants droits. Un clocher surmonte le faîte en façade. Il est composé d'une base carrée, d'une chambre des cloches et d'une flèche surmontée d'une croix. Un élégant escalier à deux volées garnies de rampes en fer forgé mène au perron de la chapelle, celle-ci reposant sur une crypte hors terre. L'ornementation de la chapelle puise librement à différents courants architecturaux. Elle comprend notamment les contreforts d'angle et ceux rythmant les longs pans, les étroites fenêtres cintrées jumelées, l'oculus garni d'une rosace en bois tourné, le chambranle dessinant un tympan aveugle en arc surbaissé, les colonnettes engagées de l'ébrasement du portail et la frise en arcature couronnant la façade.

La chapelle du Cimetière-de-Saint-Jérôme présente également un intérêt historique et patrimonial reposant sur sa représentativité par rapport aux chapelles de cimetière. Ce type d'édifice religieux se retrouve parfois dans les cimetières paroissiaux catholiques du Québec. Il prend souvent l'apparence d'une église en miniature; aucun service religieux n'y est toutefois célébré sur une base régulière. La chapelle de cimetière peut remplir différentes fonctions, dont celles de lieu de recueillement et de lieu d'inhumation. La chapelle de Saint-Jérôme est caractéristique de ce type par son apparence d'église paroissiale, sa crypte et sa nef dotée d'un choeur et d'un autel.

La chapelle du Cimetière-de-Saint-Jérôme présente en outre un intérêt historique liée à son ancienneté et son intégrité. L'histoire de Saint-Jérôme commence vers 1835 avec l'arrivée de colons irlandais et écossais. Saint-Jérôme obtient le statut de ville en 1881 et connaît un développement important au tournant du XXe siècle. Parmi les bâtiments anciens de Saint-Jérôme, la chapelle du cimetière construite en 1887 conserve une intégrité architecturale importante, ce qui en fait un bâtiment religieux remarquable.

Source : Ville de Saint-Jérôme, 2007.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la chapelle du Cimetière-de-Saint-Jérôme liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- la crypte contenant la dépouille mortelle du curé Antoine Labelle ainsi que les dépouilles de monseigneur Émile Dubois et d'autres prêtres;
- son volume, dont ses petites dimensions, la nef de plan rectangulaire, le choeur plus étroit que la nef, le chevet plat, le toit à deux versants droits, le clocher surmontant le faîte en façade;
- ses matériaux, dont le parement en planche à clins, la tôle du clocher, le bois des éléments architecturaux (ouvertures, ornementation), le fer forgé de l'escalier à montées convergentes;
- ses ouvertures, dont la porte de la chapelle sans vitrage à double vantail, la porte de la crypte sans vitrage, les étroites fenêtres cintrées et jumelées, l'oculus garni d'une rosace en bois tourné;
- son ornementation, dont les contreforts, la frise en arcature de la façade, les chambranles de facture sobre (celui de la porte dessinant un tympan aveugle), les consoles de l'avant-toit, les colonnettes engagées du portail;
- son clocher, dont la base carrée, la chambre des cloches ouverte avec ses colonnettes, la flèche octogonale couronnée d'une croix;
- son escalier, dont les deux montées convergentes, la rampe à motifs en fer forgé;
- sa situation dans le cimetière catholique de la paroisse de Saint-Jérôme, à proximité d'arbres matures;
- sa localisation dans la municipalité de Saint-Jérôme.

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Informations historiques

La chapelle du Cimetière-de-Saint-Jérôme est construite en 1887 par l'entrepreneur Siméon Monette. C'est ce même entrepreneur qui bâtit l'église de Sainte-Agathe-des-Monts quinze ans plus tard.

L'idée d'une petite chapelle avec une crypte dans le cimetière vient du curé Antoine Labelle (1833-1891). Ce dernier dresse lui-même les plans du nouveau cimetière. Labelle est l'un des personnages les plus importants de l'histoire des Laurentides, et sa dépouille mortelle est conservée dans la crypte de la chapelle. Visionnaire et ardent défenseur de la colonisation, le curé Labelle exerce son ministère à Saint-Jérôme à partir de 1868. Il milite pour le développement économique et industriel des Laurentides pour contrer l'exode de la population canadienne-française vers les États-Unis ou les provinces de l'Ouest. En 1888, cet apôtre de la colonisation est nommé sous-commissaire au département de l'Agriculture et de la Colonisation dans le gouvernement d'Honoré Mercier (1840-1894). Quand il meurt à Québec le 4 janvier 1891, c'est toute la province qui est en deuil. Des milliers de personnes dont le premier ministre Mercier, l'honorable Wilfrid Laurier et plusieurs ministres et autres personnages importants assistent à ses funérailles célébrées solennellement dans l'église de Saint-Jérôme. Sa dépouille mortelle est ensuite conduite dans la petite chapelle du cimetière de Saint-Jérôme où un dernier « Libera » est chanté avant sa descente dans la crypte.

Dans les années 1940, la chapelle du cimetière est exhaussée afin de faciliter l'accès à la crypte. C'est à ce moment-là qu'est construit l'escalier à deux montées convergentes garnies de rampes en fer forgé menant au perron de la chapelle.

La petite chapelle du Cimetière-de-Saint-Jérôme voit son importance historique accrue grâce à la série télévisée « Les belles histoires des pays d'en haut » (1956-1970). Cette série, à travers ses maintes rediffusions, fait connaître le curé Labelle à plusieurs générations de Québécois.

De 1977 à 1979, la chapelle fait l'objet de réfections. L'intérieur est notamment repeint et les bancs sont vernis. Ces bancs ont depuis été retirés tout comme le chemin de croix qui ornait les murs. Seul le tombeau du maître-autel représentant le purgatoire est conservé.

La chapelle du Cimetière-de-Saint-Jérôme est citée en 2005.

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Emplacement

Region administrative :

  • Laurentides

MRC :

  • La Rivière-du-Nord

Municipalité :

  • Saint-Jérôme

Adresse :

  • rue John-F.-Kennedy

Localisation informelle :

Situé à 200 mètres au sud-est de l'intersection entre la rue de Martigny Ouest et du boulevard Daniel-Johnson.

Latitude :

  • 45° 46' 37.8"

Longitude :

  • -74° 1' 37.9"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Terrebonne Village de Saint-Jérôme Absent P-458
P-459
P-468

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