Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Pont Napoléon-Grondin

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Chaudière-Appalaches

Municipalité :

  • Saint-Éphrem-de-Beauce

Date :

  • 1933 – (Construction)

Usage :

  • Transport, communication et services publics (Ponts couverts)

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Description

Le pont Napoléon-Grondin est un pont couvert de type « Town québécois » construit en 1933 et largement reconstruit en 1993. Ce pont d'une seule travée mesure 19,81 mètres de long. Sa structure est composée de fermes constituées de madriers placés en diagonale, qui forment un large treillis, ainsi que de poteaux verticaux placés entre les cordes simples supérieures et inférieures. Elle est couverte d'un lambris de planches horizontales peint en rouge et est coiffée d'un toit à deux versants droits en tôle. Le pont couvert permet d'enjamber la rivière Le Bras, en milieu rural, dans la municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce.

Ce bien est cité immeuble patrimonial.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Saint-Éphrem-de-Beauce) 1991-08-06
 

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Valeur patrimoniale

Le pont Napoléon-Grondin présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique reposant sur sa représentativité comme pont couvert. Ce type de structure en bois est muni d'un toit et sert à la circulation des personnes ou des véhicules au-dessus d'un obstacle à franchir. Les fermes constituent les éléments porteurs de l'ensemble de la structure. Au Québec, entre le début du XIXe siècle et la décennie de 1950, environ 1500 ouvrages de ce genre sont construits. Lieux de passage, les ponts couverts donnent accès aux terres de colonisation et permettent la mise en marché des produits agricoles. Ils sont donc indissociables de l'histoire du Québec. Le pont Napoléon-Grondin constitue l'un des derniers témoins de l'utilisation de ce type de structure dans la région de la Beauce.

Le pont Napoléon-Grondin présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Il témoigne de la popularité des fermes de type « Town québécois » dans la conception des ponts couverts. Plusieurs modèles de ponts couverts sont construits au Québec depuis le début du XIXe siècle. Cependant, la plupart des structures datant du XXe siècle appartiennent au modèle « Town québécois », aussi appelé « Town élaboré ». Il s'agit d'une variante de la ferme Town brevetée en 1820 par l'architecte américain Ithiel Town (1784-1844). Cette dernière est constituée de madriers placés en diagonale, formant un large treillis entre les cordes supérieures et inférieures. Les madriers sont attachés l'un à l'autre à chaque intersection par des chevilles de bois. Au Québec, ce genre de structure, reconnu pour sa solidité, sa facilité de construction et sa légèreté, est utilisé de façon presque systématique par les ingénieurs du ministère de la Colonisation. Des modifications sont toutefois apportées au modèle dès le début du XXe siècle. Les dimensions des pièces de bois de la charpente sont réduites; des poteaux verticaux sont ajoutés à la structure afin de compenser la perte de résistance. De plus, les clous et boulons remplacent le chevillage de bois plus complexe. La construction des ponts selon le modèle « Town québécois » résulte de ces modifications. Elle est aussi caractérisée par son économie et sa simplicité permettant l'emploi d'une main-d'oeuvre locale. Le pont Napoléon-Grondin représente bien ces structures, notamment par ses cordes simples et les poteaux verticaux solidifiant les fermes. Les portiques à linteau à angles obliques, les larmiers en saillie, le parement de planches horizontales et les ouvertures latérales au milieu du lambris ainsi que sous la corde supérieure constituent également des caractéristiques répandues des ouvrages de ce genre. Il se distingue toutefois du modèle type par les jets d'eau au bas des jambages des portiques. Le lambris extérieur du pont Napoléon-Grondin est peint en rouge comme celui de nombreux autres ponts couverts du Québec, ce qui leur a valu le surnom de « ponts rouges ». Ce pont rappelle la diffusion très large du modèle « Town québécois » durant la première moitié du XXe siècle.

Source : Municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce, 2008.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du pont Napoléon-Grondin liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation en milieu rural;
- son volume, dont la travée unique de 19,81 mètres de long ainsi que le toit à deux versants droits et à larmiers en saillie;
- les caractéristiques de la structure de type « Town québécois », dont les fermes constituées de madriers placés en diagonale formant un large treillis, les cordes simples supérieures et inférieures, les poteaux verticaux et les jambes de force;
- la charpente de la toiture, dont les chevrons, les pièces de contreventement et les pannes;
- les matériaux, dont le parement de planches horizontales peint en rouge, le lambris d'entrée horizontal, le revêtement du tablier de madriers diagonaux et longitudinaux, les culées en bois et la couverture en tôle;
- les ouvertures, dont les portiques à linteau à angles obliques et à jambage à jet d'eau, les longues ouvertures latérales au milieu du lambris et celles longeant les cordes supérieures;
- les éléments ornementaux, dont les faux-cintres des larmiers et les garnitures peintes en blanc.

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Informations historiques

Le pont Napoléon-Grondin est construit en 1933 sur la rivière Le Bras, à Saint-Éphrem-de-Beauce, à proximité de la propriété de Napoléon Grondin. Il remplace un premier pont plus petit et désuet. Sa construction est de type « Town québécois », aussi appelé « Town élaboré ». Ce modèle s'inspire de la ferme Town, brevetée en 1820 par l'architecte américain Ithiel Town (1784-1844). Au Québec, à partir du début du XXe siècle, les ingénieurs du ministère de la Colonisation en modifient la structure.

Le pont Napoléon-Grondin est cité en 1991. Le 4 août 1992, une crue très rapide des eaux de la rivière endommage le pont, qui bascule sur ses assises. Des travaux majeurs de réfection sont nécessaires. Trois jours plus tard, un incendie criminel réduit en cendres une grande partie du pont. Il est déplacé afin d'en assurer la sauvegarde. De mai à octobre 1993, des travaux de remise à neuf sont effectués.

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Emplacement

Region administrative :

  • Chaudière-Appalaches

MRC :

  • Beauce-Sartigan

Municipalité :

  • Saint-Éphrem-de-Beauce

Adresse :

  • rang Saint-Jean-Baptiste

Localisation informelle :

Situé à proximité du 475, Route 271 Sud.

Latitude :

  • 46° 3' 32.9"

Longitude :

  • -70° 54' 28.5"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Beauce Paroisse de Saint-Éphrem-de-Tring Absent 34 rang 12
345 Rang Shenley-Nord

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Références

Notices bibliographiques :

  • ARBOUR, Gérald, Fernand CARON et Jean LEFRANÇOIS. Les ponts couverts au Québec. Québec, Les Publications du Québec, 2005. 216 p.
  • ARBOUR, Gérald. Les ponts rouges du Québec. Saint-Eustache, Société québécoise des ponts couverts inc., 1993. 82 p.
  • THIBAULT, Henri-Paul. Les ponts couverts du Québec : évaluation patrimoniale. Québec, Ministère de la Culture, 1993. s.p.

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