Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison L'Archevêque

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Date :

  • 1891 (Construction)

Usage :

  • Fonction commerciale (Commerces de vente au détail)
  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Personnes associées (2)

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Carte

Description

La maison L'Archevêque est un immeuble combinant les fonctions résidentielle et commerciale, construit en 1891. L'édifice de plan rectangulaire à trois étages est coiffé d'un toit en fausse mansarde. La façade principale est disposée en angle et reçoit un volume saillant en forme de tourelle qui surplombe l'entrée commerciale du rez-de-chaussée. La maison L'Archevêque, érigée en coin d'îlot, est située dans un tissu urbain dense d'un quartier ouvrier, dans l'arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Montréal) 1989-04-11
 

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Valeur patrimoniale

La maison L'Archevêque présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. L'architecture de la propriété, qui s'apparente à celle de la maison de faubourg, se distingue par l'éclectisme de son traitement architectural et décoratif réalisé selon les plans de Louis-Roch Montbriand (1860-1923) pour Stanislas L'Archevêque. L'éclectisme, qui marque l'architecture québécoise de la fin du XIXe siècle, se traduit par l'agencement de formes et de motifs issus de différents styles architecturaux. Par exemple, les colonnes à chapiteaux corinthiens de même que les frontons triangulaires des lucarnes évoquent la tradition classique, la fausse mansarde rappelle l'architecture Second Empire tandis que la tourelle d'angle à toiture conique relève plutôt du vocabulaire néo-Queen Anne. Par ailleurs, cette maison se démarque par sa façade étroite développée sur un pan coupé à 45 degrés. C'est à cet endroit que l'essentiel du programme décoratif se concentre : l'entrée du commerce est encadrée par des colonnes en fonte et une tourelle d'angle est formée par la superposition des balcons semi-circulaires aux étages, avec garde-corps en bois ouvragé. Une toiture conique recouverte d'ardoise avec motifs en forme d'écailles de poisson coiffe le sommet de la tourelle. La valeur architecturale de la maison L'Archevêque repose également sur l'intégrité de ses composantes. Tous les éléments et matériaux qui contribuent à l'ornementation de la maison et qui évoquent le statut social du propriétaire et la fonction commerciale du lieu ont été conservés. Cette intégrité appuie l'intérêt architectural du bâtiment.

La maison L'Archevêque présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Elle possède un aménagement caractéristique des commerces de quartier : sa vocation commerciale est logée au rez-de-chaussée et le logement du propriétaire occupe les étages supérieurs. De plus, l'importance visuelle du bâtiment est accentuée par sa position en tête d'îlot, ce qui permet à l'architecte d'aménager des vitrines commerciales sur deux façades distinctes. La maison L'Archevêque constitue un exemple typique des épiceries de quartier qui se développent dans les secteurs résidentiels ouvriers à la fin du XIXe siècle à Montréal.

Source : Ville de Montréal, 2005.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la maison L'Archevêque liés à ses valeurs architecturale et historique comprennent, notamment :
- le volume, dont un corps de bâtiment de plan rectangulaire, à trois étages, contigu aux bâtiments voisins;
- les matériaux, dont le parement en brique;
- la fausse mansarde couverte d'ardoise couronnant le dernier étage de la maison;
- la façade aménagée sur un pan coupé à 45 degrés, marquée par une tourelle d'angle saillante, évidée aux étages pour former des balcons aux garde-corps ouvragés, et coiffée d'une toiture conique couverte d'ardoise posée « à la canadienne » et avec motifs en forme d'écailles de poisson;
- les fenêtres jumelées, notamment celles de l'étage, cintrées, et celles des lucarnes, coiffées d'un fronton triangulaire;
- les vitrines commerciales, se développant sur deux façades au rez-de-chaussée, encadrées par des colonnes en fonte à chapiteaux corinthiens;
- la situation en bordure de rue, sur le coin d'un îlot, dans un quartier ouvrier;
- son implantation dans un tissu urbain dense;
- l'occupation complète de la parcelle.

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Informations historiques

Stanislas L'Archevêque est locataire, en 1876, d'un bâtiment en bois situé à l'intersection des rues Logan et de la Visitation, dont le propriétaire est Eusèbe Tardi. L'année suivante, L'Archevêque acquiert cette propriété alors située dans le quartier ouvrier Sainte-Marie. Il remplace le bâtiment en bois par l'actuel édifice, revêtu de briques en 1891, construit d'après les plans de l'architecte Louis-Roch Montbriand (1860-1923), qui a également conçu des édifices publics, des bâtiments scolaires et des résidences à Montréal. Ce nouveau bâtiment possède un commerce au rez-de-chaussée, et un appartement occupe les étages supérieurs. Stanislas L'Archevêque s'ouvre une épicerie et habite à l'étage, comme en témoignent les annuaires Lovell de Montréal parus à la fin du XIXe siècle.

En 1983, la maison L'Archevêque est restaurée et réaménagée pour abriter un commerce et sept appartements.

La maison L'Archevêque est citée en 1989.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montréal

MRC :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Arrondissement municipal :

  • Ville-Marie

Adresse :

  • 1643, rue de la Visitation
  • 1647, rue de la Visitation

Latitude :

  • 45° 31' 13.7"

Longitude :

  • -73° 33' 28.5"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Montréal Cité de Montréal (quartier Sainte-Marie) Absent 756

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Références

Liens Internet :

Notices bibliographiques :

  • Communauté urbaine de Montréal. Architecture commerciale III : les magasins, les cinémas. Répertoire d'architecture traditionnelle sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal, 9. Montréal, Communauté urbaine de Montréal, Service de la planification du territoire, 1985. 413 p.
  • PINARD, Guy. Montréal, son histoire, son architecture. Vol. 6. Montréal, Éditions du Méridien, 1995. 552 p.

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