Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Garth

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Hôtel de ville de Lorraine
  • Spring Valley Farm

Région administrative :

  • Laurentides

Municipalité :

  • Lorraine

Date :

  • 1833 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine agricole

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)
  • Production et extraction de richesses naturelles (Granges, granges-étables et étables)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Personnes associées (2)

Carte

Description

La maison Garth est un ensemble agricole remontant à 1833, composé d'une résidence cossue et d'une grange-étable. La maison en pierre est formée d'un vaste corps de logis de plan rectangulaire à deux étages (une dénivellation dégage un étage supplémentaire à l'arrière) et d'une annexe semblable, mais plus petite, ajoutée en 1861. La demeure et l'annexe sont coiffées d'un toit mansardé. La grange-étable en pierre, au toit à deux versants droits, a été construite en plusieurs étapes entre 1861 et 1885. La maison Garth est située légèrement en retrait de la voie publique, sur un vaste terrain entre la rivière aux Chiens et la rivière des Mille Îles, dans la municipalité de Lorraine.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. Il est entouré d'une aire de protection.

Un site archéologique inscrit à l'Inventaire des sites archéologiques du Québec est associé au lieu.

Plan au sol :

Rectangulaire

Nombre d'étages :

2

Groupement :

Détaché

Structure :

  • Maçonnerie en pierre

Annexes :

  • Agrandissement

Saillies :

  • Cheminée
  • Escalier
  • Galerie

Fondations :

  • Pierre

Élévations :

  • Façade arrière : Pierre (Structure apparente)
  • Façade droite : Pierre (Structure apparente)
  • Façade gauche : Pierre (Structure apparente)
  • Façade avant : Pierre (Taillée)

Toit :

  • Forme : Mansardé
    Matériau : Bois, bardeaux

Porte principale :

  • bois, à panneaux et vitrage, à imposte

Autre(s) porte(s) :

  • bois, à panneaux et vitrage, à battants
  • bois, à panneaux et vitrage, à imposte

Fenêtre(s) :

  • Rectangulaire, À battants, à moyens ou grands carreaux
  • Rectangulaire, À battants, sans carreau

Lucarne(s) :

  • À croupe

Éléments architecturaux :

  • Aisseliers
  • Appui
  • Balustrade en bois
  • Bardeau
  • Chaîne d'angle
  • Chambranle
  • Corniche moulurée
  • Pilier
  • Retour de l'avant-toit

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1975-01-08
 
Délimitation Aire de protection Ministre de la Culture et des Communications 1978-03-21
 

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Valeur patrimoniale

La maison Garth présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. La maison et sa dépendance, toutes deux en pierre, constituent un ensemble agricole dont il ne reste que peu d'exemples au Québec. La grange-étable serait, par ailleurs, l'un des plus vastes bâtiments en pierre de cette catégorie encore existants. Avec les vestiges archéologiques d'autres dépendances trouvés sur les lieux, ces deux édifices évoquent l'importance du passé agricole de Lorraine, ville nouvelle créée en 1960 à même l'ancien domaine Garth.

La maison Garth présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. La résidence témoigne de l'influence du style Second Empire. Ce style naît en France au milieu du XIXe siècle et son exemple le plus connu est le nouveau Louvre, érigé à Paris entre 1852 et 1857. Ce style se répand rapidement au Bas-Canada durant la seconde moitié du XIXe siècle, alors qu'on voit apparaître de nombreuses résidences au toit mansardé. En 1861, la maison Garth est transformée substantiellement. La demeure est surmontée d'une nouvelle toiture mansardée, sa maçonnerie est refaite et une annexe est ajoutée au corps de logis.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la maison Garth liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation légèrement en retrait de la voie publique, sur un vaste terrain entre la rivière aux Chiens et la rivière des Mille Îles,
- la présence de la maison et de la grange-étable;
- les vestiges archéologiques euroquébécois, notamment ceux d'une écurie et d'un hangar;
- le volume de la maison, dont le plan rectangulaire, l'élévation de deux étages (une dénivellation dégageant un étage supplémentaire à l'arrière), le toit mansardé à deux eaux, la galerie couverte sur deux côtés et l'alignement du corps de logis et de l'annexe à l'arrière;
- ses matériaux, dont la façade du corps de logis en pierre de taille et maçonnerie en moellons de calcaire;
- ses ouvertures, dont leur ordonnance et leur disposition symétrique, les lucarnes à croupe encadrées de chambranles moulurés et ornementés, les fenêtres à battants à grands carreaux au tiers supérieur fixe, la porte française (à battants et à huit carreaux) et les portes à imposte;
- les éléments ornementaux, dont les chambranles et la corniche moulurés, les retours de corniche sur les murs pignons et les chaînes d'angle;
- les deux souches de cheminée doubles en pierre dans le prolongement des murs pignons du corps de logis et celle dans le prolongement du mur pignon de l'annexe;
- les éléments intérieurs, dont les planchers en bois, la mouluration (lambris d'appui, cimaises, chambranles), les plafonds à petites planches moulurées en doucine;
- les éléments de l'annexe semblables à ceux du corps de logis et le porche avec pilastres ornementés;
- les éléments de la grange-étable, dont le plan rectangulaire de grandes dimensions, l'élévation d'un étage, le toit à deux versants droits, la maçonnerie en pierre des champs comportant des ancrages, la couverture en bardeaux de cèdre, les trois grandes portes de bois en façade et une sur le côté, une petite porte en façade, plusieurs fenêtres ainsi que leur quincaillerie en fer (poignées de porte, verrous, pentures).

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Informations historiques

La maison Garth est érigée en 1833 sur un domaine agricole constitué à partir de 1825 par Alpheus Kimpton (1788-1890), un éleveur et producteur céréalier prospère. Ce domaine, que Kimpton avait baptisé « Spring Valley Farm » devient l'un des plus grands de la région. En 1864, on y trouve, en plus de la résidence, des granges, des écuries, des étables et d'autres dépendances.

Les Garth, qui acquièrent le domaine en 1879, se spécialisent dans la culture maraîchère. Ils font construire plusieurs autres bâtiments, notamment des maisons de bois pour loger les ouvriers de la ferme ou pour louer à des amis. Ils aménagent un jardin et une terrasse à l'arrière de la maison et plantent des arbres. La famille Garth habite le domaine jusqu'en 1957. L'épouse d'Edward Albert Garth, grande collectionneuse d'objets patrimoniaux de la région, avait donné à la demeure la réputation de véritable musée.

En 1962, la maison est vendue à la nouvelle ville de Lorraine créée à même l'ancien domaine Garth, qui y aménage l'hôtel de ville.

La maison Garth est classée en 1975.

Dans les années subséquentes, l'hôtel de ville est aménagé dans un nouveau bâtiment. La maison Garth est toujours désignée comme mairie, mais seules les séances du conseil municipal y sont tenues mensuellement. La résidence accueille également des expositions culturelles et des événements spéciaux.

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Emplacement

Region administrative :

  • Laurentides

MRC :

  • Thérèse-De Blainville

Municipalité :

  • Lorraine

Adresse :

  • 100, chemin de la Grande-Côte

Latitude :

  • 45° 39' 15.509"

Longitude :

  • -73° 46' 19.946"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Terrebonne Paroisse de Sainte-Thérèse-de-Blainville Absent 13 ptie

Code Borden

BjFk-1      

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Références

Notices bibliographiques :

  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • DESJARDINS, Marc. « Hôtel de ville de Lorraine ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome II. Québec, Les Publications du Québec, 1991, p. 386-388.

Multimédias disponibles en ligne :

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