Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Ski de fond

Type :

Patrimoine immatériel

Région administrative :

  • Laurentides

Vitalité :

  • Vivant

Type d'élément :

  • Pratique

Classification :

  • Pratiques ludiques et sportives > Activité de compétition > De glisse/glace > Pratique
  • Pratiques ludiques et sportives > Divertissement > Activité de plein air > Pratique

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Inventaires associés (1)

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Description

Si plusieurs municipalités des Laurentides misent sur le ski alpin pour attirer les touristes, la région a d'abord été reconnue pour la pratique du ski de fond. Pionnier de ce sport en Amérique du Nord, Herman Smith-Johannsen, surnommé « Jackrabbit », a ouvert les premières pistes dans les Laurentides dans les années 1920. Il a permis le développement de la pratique du ski de fond comme pratique récréative, puis comme sport de compétition.

Bien que certaines pistes aient aujourd'hui disparu, les Laurentides, qui comptent plusieurs centaines de kilomètres de sentiers, demeurent une région privilégiée pour la pratique du ski de fond. Depuis le début du 20e siècle, ce sport connaît la faveur populaire et attire de nombreux adeptes. D'abord un moyen de se déplacer sur les terres et dans les forêts enneigées, le ski de fond est devenu une activité récréative, qui contribue, à l'instar du ski alpin, au développement touristique des Laurentides.

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Historique

Introduit en Amérique du Nord par les Scandinaves, le ski de fond devient un sport en vogue à Montréal à la fin du 19e siècle. En 1879, des journaux rapportent l'expédition du norvégien A. Birch, qui rejoint Québec depuis la métropole en ski.

Au début du 20e siècle, le sport s'organise avec la fondation, notamment, du Montreal Ski Club en 1904. L'hiver suivant, une expédition à Sainte-Agathe-des-Monts à laquelle participent des membres du club soulève un intérêt pour la pratique du sport dans les Laurentides.

Arrivé à Sainte-Agathe-des-Monts en 1911, le Suisse Émile Cochand, champion de ski du canton de Vaud, enseigne le ski aux clients de l'hôtel Laurentide Inn. Il fonde en 1915, au nord de Sainte-Marguerite, « Le Chalet », qui attire les membres du Montreal Ski Club. Cochand aménage des pistes de ski de fond dans les Laurentides et attire un nouveau club, le Laurentian Cross-Country Ski Club. Les « trains de neige », inaugurés en 1927, transportent les skieurs par centaines dans la région chaque fin de semaine et à l'occasion des fêtes.

Les années 1920 et 1930 sont quant à elles marquées par la figure de Herman Smith-Johannsen, surnommé « Jackrabbit », qui popularise la pratique du ski dans les Laurentides. Après un séjour aux États-Unis, le norvégien s'installe à Montréal, puis à Piedmont. Il se consacre alors pleinement au ski et trace de nombreuses pistes dans les Laurentides, dont la Maple Leaf, qui relie Labelle à Shawbridge.

Jusqu'à l'arrivée des remontées mécaniques, au tournant des années 1940, ski de fond et ski alpin se confondent. Au milieu du siècle, le ski de fond perd des adeptes, au profit du ski alpin. Le ski de fond connaît toutefois un nouvel essor dans les Laurentides dans les années 1970, sous l'influence, entre autres, de l'athlète olympique Pierre Harvey.

En 1982, le Musée du ski des Laurentides et le Temple de la renommée du ski sont inaugurés. Des figures marquantes de l'histoire du ski au Québec, tels Émile Cochand et Herman Smith-Johannsen, sont intronisées.

Aujourd'hui, le ski, comme activité récréative ou sport de compétition, contribue au développement social, économique et touristique des Laurentides, d'ailleurs considérées comme le berceau du ski au Canada.

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Contexte

La pratique du ski de fond dans les Laurentides présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Initiée à la fin du 19e siècle, le ski de fond, comme activité récréative, puis comme sport de compétition, participe au développement touristique de la région. Au Québec, le ski de fond s'est particulièrement développé dans les Laurentides par la venue de membres du Montreal Ski Club dès 1905, l'arrivée d'Émile Cochand en 1911 et l'établissement de Herman Smith-Johannsen, surnommé « Jackrabbit », en 1932. Des pistes de ski aménagées dans la première moitié du 20e siècle témoignent aujourd'hui des initiatives des pionniers dans la région.

La pratique du ski de fond dans les Laurentides revêt également un intérêt patrimonial pour sa valeur historique en raison de son association avec certaines figures marquantes de l'histoire du ski au Québec. Émile Cochand et Herman Smith-Johannsen ont par exemple contribué à la popularité du sport dans la région.

Si la pratique du ski de fond est bien vivante dans les Laurentides, les pistes tracées par les pionniers sont aujourd'hui menacées par le lotissement et le développement des résidences de villégiature. Les pistes de ski de fond qui revêtent un intérêt historique sont, selon l'historien Denis Chabot, du Musée du ski des Laurentides, un patrimoine à sauvegarder. D'après lui, les interconnections entre les réseaux de ski et les pistes patrimoniales sont les caractéristiques qui distinguent les Laurentides des autres régions du Québec en matière de ski de fond.

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Emplacement

Region administrative :

  • Laurentides

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Références

Notices bibliographiques :

  • BALLU, Yves. L'hiver de glisse et de glace. Paris, Gallimard, 1991. s.p.
  • CHABOT, Denis. « Les Laurentides, berceau du ski : la rencontre de deux mondes ». Histoire Québec. Vol. 13, no 1 (2007), p. 21-27.
  • Musée du ski des Laurentides. Temple de la renommée du ski [En Ligne]. http://www.museeduskideslaurentides.com
  • Musée virtuel du Canada. Histoires de chez nous. L'histoire du ski dans les Laurentides [En Ligne]. http://www.museevirtuel.ca/virtual-exhibits/exhibit/lhistoire-du-ski-dans-les-laurentides/
  • SHAW, Murray. Ski alpin. L'Encyclopédie canadienne [En Ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/fr/article/skiing-alpine/
  • SOUCY, Danielle. Des traces dans la neige : cent ans de ski au Québec. Montréal, Éditions La Presse, 2009. s.p.

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