Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Fondation des Cercles de Fermières du Québec

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Désignation Événement historique Ministre de la Culture et des Communications 2015-09-23
 
Inventorié --
 

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Synthèse

Au début du XXe siècle, l'accélération de l'industrialisation attire de plus en plus de jeunes familles dans les centres urbains au détriment des campagnes. Pour enrayer ce phénomène, Alphonse Désilets, agronome du ministère de l'Agriculture, et Georges Bouchard, professeur à l'école d'agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, proposent en 1914 la création de Cercles de Fermières inspirés des cercles belges et des Homemakers Clubs du Canada anglais. La création de ces associations vise à regrouper les jeunes femmes vivant en milieu rural et à favoriser, entre autres, l'échange de connaissances, l'amélioration des conditions de vie sur les fermes et l'enseignement de techniques artisanales, culinaires et agricoles. Concrètement, le Ministère souhaite que les jeunes familles établies sur les terres agricoles y demeurent.

Les premiers Cercles de Fermières du Québec sont fondés en février 1915 dans le cadre des cours abrégés d'agriculture dispensés par le ministère de l'Agriculture dans les régions du Québec pendant la saison hivernale. En février 1915, les conférenciers du Ministère visitent la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le 8 février, Alphonse Désilets présente à 22 jeunes femmes réunies dans un hôtel l'objectif, l'organisation et le fonctionnement d'une association de fermières. Quelques jours plus tard, le 13 février, le bureau de direction du Cercle de Fermières de Chicoutimi voit le jour. Le 23 février, c'est au tour du Cercle de Fermières de Roberval d'être constitué. Dans une salle de l'hôtel de ville de la localité, 32 femmes s'inscrivent à cette association naissante. La plupart des Fermières de ces deux premiers cercles proviennent de l'école ménagère des Ursulines de Roberval, en activité depuis 1882. Avant la fin de l'année 1915, de nouveaux cercles sont fondés à l'instigation du Ministère pendant les cours abrégés d'agriculture qui ont lieu à Champlain, à Saint-Agapit et à Plessisville. Les cinq associations totalisent alors 240 membres.

Les 22, 23, 24 octobre 1919, les Fermières tiennent leur premier congrès général dans le salon rouge de l'Assemblée législative de la province de Québec. Des déléguées de tous les cercles québécois, francophones et anglophones, participent à ce congrès. Au cours de ces trois jours de réunions, les Fermières nomment un Conseil exécutif provincial, élisent leur première présidente, Constance Walsh (Gamache), du comté de Portneuf, et lancent une revue, « La Bonne Fermière ». Les Fermières s'associent également à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et à la Fédération des instituts féminins du Canada.

D'abord soutenus par l'État et près du clergé, les Cercles de Fermières s'émancipent au cours des décennies suivantes. Le 22 mai 1968, les Cercles de Fermières sont incorporés et dotés d'une charte. De nos jours, l'organisation compte environ 34 000 membres, dont une fraction seulement réside sur une terre agricole. Toujours très actifs, les Cercles de Fermières oeuvrent à l'amélioration des conditions de vie des femmes et des familles ainsi qu'à la transmission du patrimoine culturel.

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Intérêt patrimonial

Cet événement historique est désigné pour les motifs suivants:

Les Cercles de Fermières du Québec sont créés en 1915 pour enrayer l'établissement des jeunes familles dans les centres urbains au détriment des campagnes. Cette initiative vise notamment à regrouper les jeunes femmes vivant en milieu rural, pour favoriser, entre autres, l'échange de connaissances, améliorer les conditions de vie sur les fermes et promouvoir l'enseignement de techniques artisanales, culinaires et agricoles. D'abord soutenus par l'État et près du clergé, les Cercles s'émancipent au cours des décennies suivantes. Le 22 mai 1968, les Cercles sont incorporés et dotés d'une charte. De nos jours, l'organisation compte environ 34 000 membres, dont une fraction seulement réside sur une terre agricole. Toujours très actifs, les Cercles de Fermières du Québec ¿uvrent à l'amélioration des conditions de vie des femmes et des familles ainsi qu'à la transmission du patrimoine culturel.

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Références

Notices bibliographiques :

  • BAILLARGEON, Denyse. Brève histoire des femmes au Québec. Montréal, Boréal, 2012. 281 p.
  • COHEN, Yolande et Pierre VAN DEN DUNGEN. « À l'origine des Cercles de fermières : étude comparée Belgique-Québec ». Revue d'histoire de l'Amérique française. Vol. 48, no 1 (1994), p. 29-56.
  • COHEN, Yolande. Femmes de parole : l'histoire des Cercles de fermières du Québec, 1915-1990. Montréal, Le jour éditeur, 1990. 217 p.
  • Collectif Clio. L'histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles. Montréal, le jour, 1992. 646 p.
  • GOURDEAU, Geneviève. « Cercles des Fermières: petite histoire d'une grande association ». La Presse. La Presse [En ligne]. http://www.lapresse.ca/le-soleil/vivre-ici/societe/201002/16/01-950356-cercles-des-fermieres-petite-histoire-dune-grande-association.php
  • Ministère de l'Agriculture. Rapport du ministère de l'Agriculture de la province de Québec, 1915. Québec, E-E. Cinq-Mars, imprimeur du Roi, 1916. s.p.
  • s.a. « L'enseignement agricole (sic): les cours abrégés à Chicoutimi ». L'Action sociale, 13 février 1915, p. 3.
  • s.a. « Les cours abrégés à Chicoutimi ». L'Action sociale, 20 février 1915, p. 8.
  • s.a. « Les cours abrégés à Roberval ». L'Action sociale, 6 mars 1915, p. 8.

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