Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Basilique Notre-Dame-du-Cap

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Mauricie

Municipalité :

  • Trois-Rivières

Date :

  • 1954 – 1965 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine de la modernité
  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Patrimoine mobilier associé (1)

Personnes associées (1)

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Inventaires associés (2)

Carte

Description

La basilique Notre-Dame-du-Cap est un lieu de culte de tradition catholique édifié de 1954 à 1965. Le vaste bâtiment en pierre présente un plan octogonal prolongé par quatre bras de transept. Son toit pyramidal en cuivre est surmonté d'un clocher. La façade principale comporte un portail monumental inscrit dans un arc parabolique, tandis que les murs pignons des transepts sont percés d'une rosace et de fenêtres en mitre. L'édifice est flanqué de deux rampes d'accès terminées par des édicules et formant un passage couvert. Une sacristie rectangulaire est accolée au chevet. La basilique est implantée à proximité du fleuve Saint-Laurent sur un site comprenant plusieurs autres bâtiments religieux et divers aménagements paysagers. Elle constitue le coeur du sanctuaire marial de Notre-Dame-du-Cap dans le secteur Cap-de-la-Madeleine de la ville de Trois-Rivières.

La basilique Notre-Dame-du-Cap fait partie du coeur historique du secteur de Cap-de-la-Madeleine, un site patrimonial cité.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Situé dans un site patrimonial Municipalité (Trois-Rivières) 2017-06-19
 
Inventorié --
 

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Informations historiques

La basilique Notre-Dame-du-Cap forme le coeur du sanctuaire marial de Notre-Dame-du-Cap, l'un des plus importants en Amérique du Nord. Les origines du sanctuaire remontent au milieu du XVIIe siècle. Une première chapelle en bois est érigée sur le site dès 1659. Elle est remplacée par un édifice en pierre en 1720 toujours existant. L'augmentation du nombre de paroissiens mène à la construction d'une plus grande église à proximité en 1879. C'est à la fin du XIXe siècle que le site devient un lieu de pèlerinage pour des milliers de Québécois et d'Américains qui viennent prier la Vierge au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Au fil des années, le site s'agrandit et des communautés religieuses s'y installent. Au milieu du XXe siècle, la troisième église étant devenue trop petite, on décide de la démolir et d'ériger un nouveau bâtiment sur le terrain adjacent.

La basilique actuelle pouvant accueillir plus de 1 600 fidèles, est construite entre 1954 et 1965 selon les plans de l'architecte Adrien Dufresne (1904-1983). Ce dernier est connu pour sa contribution au renouveau de l'architecture religieuse au Québec durant le XXe siècle. La basilique Notre-Dame-du-Cap est fortement représentative de l'influence de son mentor, le moine-architecte français Dom Bellot (1876-1944), sur son travail. Elle est aussi considérée comme l'oeuvre la plus achevée de Dufresne, qui a consacré vingt ans à sa réalisation.

L'intérieur de l'édifice est décoré de vitraux réalisés par le maître verrier hollandais Jan Tillemans. L'ornementation intérieure, sobre mais raffinée, comprend du marbre vert et des dorures. La basilique comprend aussi un orgue Casavant en forme de feuille d'érable géante et comportant 5 425 tuyaux.

La basilique Notre-Dame-du-Cap est toujours ouverte au culte. Elle est entourée de résidences pour les communautés religieuses, de l'ancienne chapelle érigée en 1720 et d'un vaste parc comprenant un lac artificiel, des arbres matures, des jardins, des pavillons et un chemin de procession.

Le coeur historique du secteur de Cap-de-la-Madeleine, dont fait partie la basilique Notre-Dame-du-Cap, est cité comme site patrimonial en 2017.

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Évaluation d'inventaire

  • Inventaire du patrimoine bâti de Trois-Rivières (2009 - 2010)
    Ville de Trois-Rivières


  • La valeur patrimoniale de la basilique Notre-Dame-du-Cap repose sur son intérêt symbolique. Le lieu de culte constitue le coeur de l'un des plus importants sanctuaires marials en Amérique du Nord. Les origines du sanctuaire remontent au milieu du XVIIe siècle. Une première chapelle en bois est bâtie sur le site dès 1659. Elle est remplacée par un édifice en pierre en 1720; celui-ci existe toujours. L'augmentation du nombre de paroissiens mène à la construction d'une plus grande église à proximité en 1879. C'est durant cette période, soit à la fin du XIXe siècle, que le site devient un lieu de pèlerinage. En effet, des milliers de pèlerins du Québec et des États-Unis viennent prier la Vierge au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Au fil des années, le site s'agrandit et des communautés religieuses s'y installent. Au milieu du XXe siècle, la troisième église étant devenue trop petite, on décide de la démolir et de construire un nouveau bâtiment sur le terrain adjacent. La basilique actuelle, dont les dimensions permettent d'accueillir plus de 1 600 fidèles, est construite entre 1954 et 1965. Elle témoigne de la haute signification spirituelle des lieux tant pour la communauté locale que pour plusieurs communautés catholiques du monde.

    La valeur patrimoniale de la basilique Notre-Dame-du-Cap repose également sur son intérêt architectural, de même que sur son association avec son concepteur, Adrien Dufresne (1904-1983). Ce dernier contribue au renouveau de l'architecture religieuse au Québec durant le XXe siècle. Originaire de Beauport, Dufresne étudie à l'École des Beaux-Arts de Québec de 1924 à 1931. Il poursuit ses études en France auprès du moine-architecte Dom Bellot (1876-1944). De retour au Québec, Dufresne devient le principal initiateur du « dombellotisme », courant inspiré de l'oeuvre de son mentor et caractérisé notamment par une ornementation géométrique et par l'expressivité des matériaux bruts et de la structure. La basilique Notre-Dame-du-Cap est fortement représentative de ce style par sa structure reposant entièrement sur de grands arcs polygonaux, par son plan octogonal, et par son ornementation sobre et géométrique comprenant des fenêtres en mitre et des arcs paraboliques. L'édifice est considéré comme l'oeuvre la plus achevée de Dufresne, qui a consacré vingt ans à sa réalisation. Il s'agit de l'un des derniers lieux de culte au Québec construits selon cette technique et selon les principes de Dom Bellot, les architectes des années 1960 s'orientant vers d'autres recherches formelles.

    La valeur patrimoniale de la basilique Notre-Dame-du-Cap repose en outre sur l'intérêt de son implantation. Le site du sanctuaire, aménagé en bordure du fleuve, se trouve dans le noyau villageois et historique de Cap-de-la-Madeleine. La basilique est entourée de résidences pour les communautés religieuses, de l'ancienne chapelle érigée en 1720 et d'un vaste parc comprenant un lac artificiel, des arbres matures, des jardins, des pavillons et un chemin de procession. Le lieu de culte forme avec toutes les composantes du site un ensemble lié par leur valeur symbolique et esthétique.
    Source : Municipalité de Trois-Rivières, 2010.

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    Emplacement

    Region administrative :

    • Mauricie

    MRC :

    • Trois-Rivières

    Municipalité :

    • Trois-Rivières

    Adresse :

    • 626, rue Notre-Dame Est

    Lieux-dits :

    • Cap-de-la-Madeleine

    Latitude :

    • 46° 22' 5.1"

    Longitude :

    • -72° 29' 51.5"

    Désignation cadastrale :

    • Lot 2 300 854

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    Références

    Notices bibliographiques :

    • CADEN, José. Les Verrières de la Basilique de Notre-Dame-du-Cap. Cap-de-la-Madeleine, Les Éditions Désilets, 1966. s.p.
    • LORANGER, Maurice. Histoire de Cap-de-la-Madeleine (1651-1986). Cap-de-la-Madeleine, 1987. s.p.
    • Patri-Arch. Églises paroissiales situées sur le territoire de la ville de Trois-Rivières. 2e partie. Inventaire et évaluation du patrimoine religieux. s.l. 2002. s.p.
    • Patri-Arch. Inventaire du patrimoine architectural du Chemin du Roy à Trois-Rivières . Trois-Rivières, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières, 2003. s.p.
    • Patrimoine trifluvien. No 19 (2009).
    • SIMARD, Jean. Les arts sacrés au Québec. Boucherville, Éditions de Mortagne, 1989. 319 p.
    • TARDIF-PAINCHAUD, Nicole. Dom Bellot et l'architecture religieuse au Québec. Québec, Les Presses de l'Université Laval, 1978. s.p.

    Multimédias disponibles en ligne :

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