Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Église Saint-Joseph

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Église de Saint-Joseph
  • Église Saint-Joseph de Carleton

Région administrative :

  • Gaspésie--Îles-de-la-Madeleine

Municipalité :

  • Carleton-sur-Mer

Date :

  • 1850 – 1854 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

Personnes associées (1)

Voir la liste

Inventaires associés (1)

Carte

Description

L'église Saint-Joseph est un lieu de culte de tradition catholique construit de 1850 à 1854 et modifié en 1917. L'édifice en brique polychrome présente un plan composé d'une nef rectangulaire à trois vaisseaux et d'un choeur en saillie plus étroit terminé par un chevet plat. La façade présente une tour centrale hors-oeuvre surmontée d'un clocher et percée de trois portails. Une sacristie de plan rectangulaire d'un étage, coiffée d'un toit à deux versants droits, est greffée au chevet dans le prolongement du choeur et se termine par une chapelle à pans coupés. Le lieu de culte est implanté en retrait de la voie publique, au coeur de l'ensemble institutionnel de Carleton-sur-Mer.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Carleton-sur-Mer) 2006-11-06
 

Haut de la page

Valeur patrimoniale

L'église de Saint-Joseph présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Le lieu de culte témoigne du développement de la municipalité de Carleton-sur-Mer. L'établissement d'une population permanente remonte à 1767. Les lieux sont alors connus sous le nom de Tracadièche. Une première chapelle est érigée en 1772 pour desservir cette communauté naissante. Un deuxième lieu de culte, cette fois une véritable église, la remplace en 1795. Vers 1847, le délabrement de l'église et la population plus importante nécessitent un lieu de culte plus spacieux. C'est dans ce contexte que l'église actuelle est érigée, en 1854, à l'emplacement de l'ancienne. Un ensemble institutionnel prend forme autour de l'édifice et la paroisse est érigée canoniquement en 1860, sous le nom de Saint-Joseph de Carleton. L'église constitue ainsi un témoin privilégié de l'histoire de Carleton-sur-Mer et de son développement dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

L'église de Saint-Joseph présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Construite de 1850 à 1854, l'église est fortement modifiée en 1917, notamment par le remplacement du parement en bardeaux de bois par de la brique et le prolongement de la façade par l'ajout d'une tour centrale hors-oeuvre surmontée d'un clocher. Ces travaux témoignent de l'influence du courant éclectique dans l'architecture religieuse québécoise. L'éclectisme est un assemblage d'éléments architecturaux et ornementaux puisés dans les divers styles historiques et associés plus librement, dans une recherche de monumentalité et d'effets visuels nouveaux. L'Église catholique québécoise recourt souvent à l'éclectisme pour la construction de ses lieux de culte, au début du XXe siècle. La mise au goût du jour de l'église de Saint-Joseph en 1917 en est représentative par l'emploi d'éléments architecturaux variés tels que la brique polychrome, les grandes ouvertures cintrées à petits carreaux, les acrotères, les frontons, les bandeaux et les chaînes d'angle. La symétrie de la composition et l'ornementation concentrée essentiellement sur la tour-clocher demi-hors-oeuvre traduit également la recherche de monumentalité propre à l'architecture éclectique. Par ailleurs, l'église se distingue de la majorité des lieux de culte gaspésiens, par son revêtement en brique.

Source : Ville de Carleton-sur-Mer, 2009.

Haut de la page

Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de l'église de Saint-Joseph liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation en retrait de la voie publique, au coeur de l'ensemble institutionnel de Carleton-sur-Mer;
- son volume, dont le plan rectangulaire composé d'une nef à trois vaisseaux et d'un choeur plus étroit terminé par un chevet plat ainsi que le toit à deux versants droits souligné d'une corniche et les petits frontons à l'extrémité des longs-pans du côté de la façade;
- les matériaux, dont le revêtement en brique polychrome, les éléments d'ornementation en brique d'une couleur contrastante (chaînes d'angle, bandeaux, linteaux, appuis, motifs géométriques, clefs de voûte), la couverture en tôle posée à la canadienne ainsi que les portes et les fenêtres en bois;
- les composantes de la façade, dont la tour centrale hors-oeuvre (pourvue d'une porte à double vantail surmontée d'un tympan vitré, de deux portes latérales surmontées d'une imposte et couvertes d'une marquise à fronton brisé), les deux petites tours carrées flanquant la tour centrale, le clocher massif surmontant la tour centrale, la grande fenêtre cintrée à petits carreaux, les fenêtres rectangulaires étroites à petits carreaux, la niche avec la statuette de saint Joseph tenant l'Enfant Jésus, les inscriptions, les acrotères ainsi que la corniche à denticules ornée d'un fronton;
- les longs-pans et les murs du choeur, dont les grandes fenêtres cintrées à petits carreaux, la cheminée et les soupiraux;
- la sacristie, dont le plan rectangulaire terminé par une chapelle à pans coupés, le toit à deux versants droits, le revêtement de brique, les ouvertures cintrées et les ouvertures à arcs surbaissés, les soupiraux, les bandeaux et les chaînes d'angle;
- le chemin couvert.

Haut de la page

Informations historiques

L'établissement d'une population permanente à Carleton-sur-Mer remonte à 1767. Celle-ci est constituée de nombreuses familles acadiennes venant principalement de Bonaventure. Le village est alors connu sous le nom de Tracadièche (renommé Carleton en 1787). L'économie de la région est principalement axée sur l'agriculture et la pêche. Dans le siècle suivant, l'arrivée de marchands tels que John Meagher (1805-1876) fait émerger de nouveaux métiers liés à la navigation.

Une première chapelle est érigée en 1772 pour desservir cette communauté naissante. Un deuxième lieu de culte, cette fois une véritable église, la remplace en 1798. Vers 1847, le délabrement de l'église et la population toujours croissante nécessitent un lieu de culte plus spacieux. C'est dans ce contexte que l'église actuelle est érigée en 1854, selon les plans d'un architecte natif de la région de Portneuf, Pierre Côte, qui s'installera à Carleton par la suite. Le noyau institutionnel de la localité prend forme autour de l'édifice et la paroisse est érigée canoniquement en 1860, sous le nom de Saint-Joseph de Carleton. La reconnaissance civile se fait l'année suivante. L'église est modifiée à quelques reprises. L'intervention la plus importante survient en 1917 alors que son apparence extérieure est complètement changée. Le parement en bardeaux de bois est remplacé par de la brique polychrome et la façade est prolongée par l'ajout d'une tour centrale hors-oeuvre surmontée d'un clocher. L'église présente depuis une façade beaucoup plus imposante et monumentale.

L'église Saint-Joseph est citée en 2006.

Haut de la page

Emplacement

Region administrative :

  • Gaspésie--Îles-de-la-Madeleine

MRC :

  • Avignon

Municipalité :

  • Carleton-sur-Mer

Adresse :

  • boulevard Perron

Lieux-dits :

  • Carleton

Latitude :

  • 48° 6' 5.0"

Longitude :

  • -66° 6' 31.0"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Bonaventure No 2 Canton de Carleton Rang 1 A-2

Haut de la page

Références

Liens Internet :

Notices bibliographiques :

  • GIRARD, Magella et Alflatt MALCOLM. Les églises du diocèse de Gaspé. Rimouski, 1979. 198 p.
  • LANDRY, Michel et Laval LAVOIE. Histoire de Carleton. Tracadièche. 1766-1996. Sillery, Septentrion, 1997. 332 p.

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013