Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Phare du Borgot

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Phare de L'Étang-du-Nord

Région administrative :

  • Gaspésie--Îles-de-la-Madeleine

Municipalité :

  • Les Îles-de-la-Madeleine

Date :

  • 1987 – (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine maritime et fluvial

Usage :

  • Transport, communication et services publics (Phares et aides à la navigation)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Inventaires associés (1)

Images

Carte

Description

Le phare du Borgot est une installation côtière d'aide à la navigation construite en 1987. Cette structure est composée d'une tour circulaire en matière plastique. À son sommet se trouve une lanterne de plan octogonal chapeautée d'une toiture à faible pente. Une galerie protégée par un garde-corps métallique ceinture celle-ci. Le phare du Borgot est entouré de falaises de grès rouge, sur la pointe du cap Hérissé. Il est situé légèrement en retrait du village de L'Étang-du-Nord, dans la municipalité des Îles-de-la-Madeleine.

Ce bien est cité immeuble patrimonial.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Les Îles-de-la-Madeleine) 2006-01-17
 

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Valeur patrimoniale

Le phare du Borgot présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Le premier phare du Borgot est construit en 1874 sur le site de l'actuelle structure. Sa construction témoigne de la volonté du ministère de la Marine et des Pêches du Canada de sécuriser le corridor maritime du golfe du Saint-Laurent; de fréquents naufrages ont lieu dans cette zone. Il s'inscrit ainsi dans la première vague de construction de phares aux îles de la Madeleine amorcée en 1870 avec l'érection des phares du Rocher-aux-Oiseaux (1870), de l'Anse-à-la-Cabane (1871) et de L'Île-d'Entrée (1874). Le premier phare du Borgot, qui loge le gardien et sa famille, est une maison en bois de deux étages. Sur son toit se trouve la lanterne émettant les signaux lumineux. Ce bâtiment est restauré en 1913, puis démoli en 1967 pour être remplacé, la même année, par une tour métallique. Dans les années 1970, le gouvernement du Canada amorce l'automatisation de ses phares. Ainsi, la présence permanente d'un gardien sur place n'est plus nécessaire. Les habitations adjacentes destinées à le loger ainsi que sa famille ne servent donc plus. La structure construite en 1967 est elle-même remplacée vingt ans plus tard par le phare actuel. Celui-ci constitue le plus récent des cinq phares toujours en activité aux îles de la Madeleine.

Le phare du Borgot présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Le phare du Borgot est représentatif d'un modèle d'installation d'aide à la navigation conçu par le gouvernement du Canada. Au fil des ans, un certain nombre de plans types de phares de diverses hauteurs, formes et matériaux sont élaborés pour son réseau. Au cours du XXe siècle, ces phares ont été construits en bois, en maçonnerie, en métal, en béton ou en plastique. Ces différentes techniques illustrent les époques de construction de l'architecture maritime canadienne. L'utilisation de nouveaux matériaux permet d'obtenir un meilleur rapport entre l'économie et la solidité. Cela autorise aussi l'apparition de formes nouvelles. La structure des phares devient progressivement plus épurée, même si elle demeure tripartite (composée d'une base, d'un fût et d'un couronnement). Celle du phare du Borgot est de forme monolithique circulaire en matière plastique et dépourvue d'ornementation. L'actuel phare du Borgot témoigne de l'évolution des systèmes d'aide à la navigation au cours du XXe siècle.

Le phare du Borgot présente en outre un intérêt patrimonial pour sa valeur emblématique. La municipalité des Îles-de-la-Madeleine compte cinq phares encore fonctionnels et accessibles. Ils constituent des éléments prédominants de son paysage architectural maritime. En plus de leur rôle d'aide à la navigation, les phares représentent toujours des repères maritimes pour les pêcheurs et les plaisanciers. Ils sont aussi des repères terrestres pour chacun de leur village respectif. Plus de 700 naufrages sont répertoriés au fil des ans dans cette région insulaire. La valeur symbolique de guide et de porteurs de lumière des phares demeure présente dans l'imaginaire collectif des Madelinots. L'histoire des phares est intimement liée à celle des îles de la Madeleine, et les insulaires leur manifestent un attachement réel.

Source : Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, 2007.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du phare du Borgot liés à ses valeurs historique, architecturale et emblématique comprennent, notamment :
- sa localisation sur la pointe du cap Hérissé, légèrement en retrait du village de L'Étang-du-Nord sur l'île du Cap-aux-Meules;
- son implantation au sein de falaises de grès rouge;
- sa situation dans la municipalité des Îles-de-la-Madeleine;
- son volume, dont la tour de plan circulaire, la lanterne de plan octogonal peinte en rouge et surmontée d'une toiture à faible pente;
- ses matériaux, dont la matière plastique blanche de la tour, le métal du garde-corps de la galerie de la lanterne;
- ses ouvertures, dont son unique porte dissimulée à la base de la tour et les grandes baies vitrées entourant la lanterne;
- la galerie de la lanterne, protégée par un garde-corps métallique;
- le caractère épuré de la structure dépourvue d'ornementation.

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Informations historiques

Le premier phare du Borgot est construit en 1874 sur la pointe du cap Hérissé dans le village de L'Étang-du-Nord, sur la côte nord de l'île du Cap-aux-Meules. Il s'agit d'une maison en bois de deux étages destinée à loger le gardien et sa famille. Une lanterne émettant les signaux lumineux se trouve au sommet de cette maison. Ce bâtiment s'inscrit dans la première vague de construction de phares aux îles de la Madeleine amorcée en 1870 avec la construction des phares du Rocher-aux-Oiseaux (1870), de l'Anse-à-la-Cabane (1871) et de L'Île-d'Entrée (1874). À cette époque, le ministère de la Marine et des Pêches du Canada construit toute une série de phares. Il veut ainsi sécuriser le corridor maritime du golfe du Saint-Laurent, car de fréquents naufrages sont enregistrés dans cette zone. Ce bâtiment est restauré en 1913.

Le premier phare du Borgot est démoli en 1967. La même année, une tour métallique est érigée à sa place. Cette dernière construction est elle aussi remplacée en 1987 par le phare actuel. La structure est également connue sous le nom de phare de L'Étang-du-Nord. Il constitue le plus récent des cinq phares toujours en service aux îles de la Madeleine. Le mot « borgot » est utilisé par les Madelinots pour désigner à la fois le phare et la petite anse adjacente.

L'architecture du phare du Borgot est simple et épurée. Cette structure monolithique est composée d'une tour de plan circulaire en plastique blanche. À son sommet se trouve une lanterne de plan octogonal peinte en rouge et chapeautée d'une toiture à faible pente. Une galerie protégée par un garde-corps métallique entoure cette lanterne. La porte dissimulée à la base de la tour en constitue l'unique ouverture.

Le phare du Borgot est cité en 2006. Il est toujours fonctionnel, et un site d'observation est aménagé autour du bâtiment pour les visiteurs.

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Emplacement

Region administrative :

  • Gaspésie--Îles-de-la-Madeleine

MRC :

  • Les Îles-de-la-Madeleine

Municipalité :

  • Les Îles-de-la-Madeleine

Adresse :

  • chemin du Phare

Lieux-dits :

  • L'Étang-du-Nord

Latitude :

  • 47° 23' 5.0"

Longitude :

  • -61° 57' 33.0"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Îles-de-la-Madeleine Île-du-Cap-aux-Meules Absent 1920-1

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Références

Notices bibliographiques :

  • BAIRD, David. Lighthouses of Atlantic Canada. Calgary, Red Deer Press, 2003. 240 p.
  • HALLEY, Patrice. Les sentinelles du Saint-Laurent. Sur la route des phares du Québec. Montréal, Éditions de l'Homme, 2002. 246 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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