Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Ancien pensionnat de Drummondville

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Ensemble conventuel des Soeurs de la Présentation-de-Marie de Drummondville
  • Pensionnat de Drummondville

Région administrative :

  • Centre-du-Québec

Municipalité :

  • Drummondville

Date :

  • 1890 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Écoles primaires et secondaires)

Éléments associés

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Description

L'ancien pensionnat de Drummondville est un bâtiment institutionnel construit en 1890 et agrandi à deux reprises. La partie d'origine (1890), au plan en « T », compte trois étages. Cette partie est coiffée d'un toit mansardé surmonté d'un clocheton situé au centre de la façade. Une aile (1916) de plan rectangulaire à quatre étages et coiffée d'un toit plat est implantée à droite du corps de bâtiment principal. Des annexes d'un étage à toit plat (1993) sont ajoutées à l'arrière de l'ensemble. L'ancien pensionnat de Drummondville est situé en retrait par rapport à la voie publique, sur un vaste terrain pourvu d'arbres matures, dans la ville de Drummondville.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure de l'immeuble.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Drummondville) 2005-11-21
 

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Valeur patrimoniale

L'ancien pensionnat de Drummondville présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. L'édifice est construit pour les soeurs de la Présentation de Marie. Il témoigne de l'importante oeuvre d'éducation accomplie durant plus de un siècle par cette congrégation religieuse à Drummondville. C'est à la demande du curé Majorique Marchand de la paroisse Saint-Frédéric que les soeurs de la Présentation de Marie fondent un premier pensionnat à Drummondville en 1875. Venue de France en 1853, cette congrégation possède une solide tradition d'enseignement qui remonte à sa fondation, en 1796, par la bienheureuse Anne-Marie Rivier (1768-1838). Les jeunes filles de Drummondville peuvent dès lors bénéficier d'une formation en éducation, en musique, en théâtre et en arts ménagers. Construit en 1890, le bâtiment actuel est le deuxième pensionnat géré par cette congrégation qui a joué un rôle majeur dans l'histoire des institutions d'enseignement de Drummondville. Il est aussi l'un des plus anciens édifices institutionnels qui subsistent dans la ville.

L'ancien pensionnat de Drummondville présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Il s'agit d'un exemple représentatif d'édifice de la fin du XIXe siècle d'inspiration Second Empire destiné à loger une institution d'enseignement. Les bâtiments institutionnels construits à cette époque présentent généralement un plan symétrique, des murs en maçonnerie (pierre ou brique) et une élévation de trois ou quatre étages. Fréquemment dans les petites municipalités québécoises, les communautés religieuses construisent des édifices qui combinent à la fois un couvent, un pensionnat et des locaux d'enseignement. Le pensionnat de Drummondville est caractéristique de ce type d'édifice institutionnel par sa maçonnerie en brique rouge et ses espaces servant à loger religieuses et pensionnaires, tout en procurant des locaux d'enseignement. Par ailleurs, dans le dernier quart du XIXe siècle, le style Second Empire connaît une grande vogue au Québec. Plusieurs congrégations religieuses catholiques ont recours à ce style pour donner un certain prestige à leurs bâtiments. L'ancien pensionnat de Drummondville en constitue un exemple par son toit mansardé percé de nombreuses lucarnes, la composition symétrique de sa façade, la présence de l'escalier central, le porche soutenant un balcon ainsi que par son clocheton.

Source : Ville de Drummondville, 2007.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de l'ancien pensionnat de Drummondville liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation dans la ville de Drummondville;
- ses caractéristiques propres aux institutions d'enseignements, dont le plan en « T » du corps de bâtiment d'origine, l'élévation de trois étages, le soubassement en moellon et les autres étages en brique rouge, la présence d'un clocheton surmonté d'une croix et d'une niche abritant une statue de la Vierge, les galeries situées sur le côté gauche du corps de bâtiment principal;
- les caractéristiques liées au style Second Empire, dont le toit mansardé recouvert de tôle et percé de six lucarnes disposées de part et d'autre d'un pignon central, la composition symétrique de la façade et la présence de l'escalier central;
- les ouvertures, dont leur disposition symétrique, le gabarit des fenêtres et leur type (à battants et à imposte vitrée);
- le porche fermé composé d'une porte flanquée de fenêtres latérales, d'une imposte vitrée et d'un fronton;
- le balcon et les portes vitrées;
- les caractéristiques de l'ornementation, dont la corniche en bois à consoles ceinturant le toit du corps du bâtiment principal et la niche;
- l'aile droite (1916), dont le plan rectangulaire, l'élévation à quatre étages, le soubassement en pierre, les murs en brique rouge, les briques de béton des chaînes d'angle, les fenêtres à battants à grands carreaux, le parapet décoratif en métal ouvragé (corniche à denticules, frise avec appliques) et le toit plat.

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Informations historiques

Cinq soeurs de la Présentation de Marie s'installent à Drummondville le 11 septembre 1875, à la demande du curé Majorique Marchand de la paroisse Saint-Frédéric. Cette communauté, venue de France en 1853, possède une solide tradition d'enseignement qui remonte à sa fondation, en 1796, par la bienheureuse Anne-Marie Rivier (1768-1838). Un premier pensionnat est inauguré en 1875. Il loge dans un modeste couvent de bois construit au coin des rues Brock et Marchand. Cet édifice est néanmoins le plus imposant du village après l'église.

Le premier couvent est bientôt insuffisant pour accueillir les élèves en raison de l'accroissement rapide de la population de Drummondville. La décision de construire un nouveau pensionnat s'impose donc. Elle est prise presque au moment où Drummondville accède au statut de ville en 1888. Le don d'un terrain à la Fabrique par l'avocat, homme d'affaires et député William John Watts (1846-1907), permet d'exécuter le projet. Les plans du nouveau couvent sont dressés par l'architecte J.A. Rouleau, alors que Francis Gauthier agit comme entrepreneur. Le contrat de construction se chiffre à 10 000 $. Les travaux sont inaugurés solennellement le 14 juin 1890. Monseigneur Philippe-Hippolyte Suzor (1826-1917), vicaire général du diocèse, bénit la première pierre. La faillite de l'entrepreneur met toutefois le projet en danger. Le curé Thomas Quinn fait alors compléter le bâtiment à ses frais. Ainsi, grâce à sa participation financière, le pensionnat peut accueillir la dizaine de religieuses et la centaine d'élèves en septembre 1891. La générosité du curé Quinn permet aussi de terminer la chapelle en 1894. Celle-ci est alors ornée de tableaux de Joseph Adolphe Rho (1839-1905), peintre et sculpteur, qui décore de nombreuses églises au Québec à la fin du siècle dernier.

Dès 1909, l'institution ne suffit plus pour accueillir les élèves toujours plus nombreuses. La construction d'une nouvelle aile, implantée à droite du corps de bâtiment original, est entreprise en 1915. Les locaux sont prêts à accueillir les pensionnaires à la rentrée de 1916.

Le nombre d'élèves continue toutefois d'augmenter et plusieurs nouveaux cours sont introduits. À la rentrée de 1945, pas moins de 105 pensionnaires et 235 externes fréquentent l'établissement. Dans l'impossibilité d'acquérir le terrain adjacent, la communauté est obligée de construire ailleurs dans la ville. C'est ainsi que le collège Marie-de-la-Présentation et l'Institut familial, aujourd'hui l'école Marie-Rivier, voient le jour à Drummondville-Ouest. Après l'abolition du cours commercial en 1967, les soeurs concentrent leur enseignement au premier cycle du secondaire. Vers la fin des années 1970, la chapelle est modifiée et le jubé disparaît au profit de nouvelles chambres. En 1990, une autorisation officielle du ministre de l'Éducation étend le programme des études à la 3e année du secondaire, ce qui entraîne la construction du gymnase et autres locaux. Les soeurs de la Présentation de Marie ont cessé leurs activités d'enseignement, mais elles occupent toujours une partie du bâtiment d'origine.

L'ancien pensionnat de Drummondville est cité en 2005.

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Emplacement

Region administrative :

  • Centre-du-Québec

MRC :

  • Drummond

Municipalité :

  • Drummondville

Adresse :

  • 235, rue Moisan

Latitude :

  • 45° 52' 55.0"

Longitude :

  • -72° 29' 27.0"

Désignation cadastrale :

  • Lot 3 425 615

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Références

Notices bibliographiques :

  • CHARLAND-RAJOTTE, Ernestine. Drummondville, 150 ans de vie quotidienne au coeur du Québec. Drummondville, Éditions des Cantons, 1972. 153 p.
  • RAJOTTE-LABRÈQUE, Marie-Paule. Cent ans de jeunesse : le Pensionnat de la Présentation-de-Marie de Drummondville, 1890-1990. Drummondville, Comité d'organisation des fêtes du 100e anniversaire, 1990. 28 p.
  • s.a. Drummondville d'antan en photos . Les Cahiers de la Société historique du centre du Québec. Drummondville, La Société historique du centre du Québec, 1980. 67 p.
  • SAINT-JEAN, Charles. Drummondville, 1815-1990 : ses origines et son développement . Drummondville, 1990. 103 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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