Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Site patrimonial de la Chapelle-Saint-Cyriac

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Site du patrimoine de la Chapelle-Saint-Cyriac

Région administrative :

  • Saguenay--Lac-Saint-Jean

Municipalité :

  • Saguenay

Date :

  • 1902 – 1905 (Construction)

Usage :

  • Non applicable

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Personnes associées (2)

Images

Carte

Description

Le site patrimonial de la Chapelle-Saint-Cyriac comprend un lieu de culte de tradition catholique et son terrain. La chapelle Saint-Cyriac, construite en bois entre 1902 et 1905, présente un plan rectangulaire et est coiffée d'un toit à deux versants droits légèrement recourbés. Sa façade comprend une tour centrale coiffée d'un clocher surmonté d'une flèche. La sacristie est greffée au chevet plat. De plan rectangulaire et couronnée d'un toit à deux versants droits, elle est dotée d'une annexe en hémicycle disposée dans l'axe de la nef. Le site patrimonial de la Chapelle-Saint-Cyriac est aménagé sur la berge nord du lac Kénogami dans l'arrondissement municipal de Jonquière de la ville de Saguenay.

Ce bien est cité site patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment et à son terrain.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Site patrimonial Municipalité (Saguenay) 2006-05-01
 

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Valeur patrimoniale

Le site patrimonial de la Chapelle-Saint-Cyriac présente un intérêt pour sa valeur historique. Il témoigne du développement du village de Saint-Cyriac. En 1865, la création du canton Kénogami légalise la colonisation du secteur et permet du même coup la naissance de la mission Caskouia du Lac-Kénogami. En 1869, une première chapelle y est construite. En 1889, cette mission devient la paroisse Saint-Cyriac. L'actuelle chapelle, la troisième, est implantée à Saint-Cyriac, entre 1902 et 1905. Elle remplace l'ancien lieu de culte devenu trop exigu en raison de l'accroissement de la population vers la fin du XIXe siècle. En 1924, les barrages Portage-des-Roches et Pibrac sont construits pour satisfaire les besoins grandissants des scieries de Jonquière et de Chicoutimi. À la suite de ces travaux, le niveau d'eau du lac Kénogami augmente et menace d'inonder le village. Le chemin Kénogami est déplacé, plusieurs terrains sont expropriés et tous les bâtiments qui se trouvent dans la zone inondable sont déménagés. Le conseil municipal et la fabrique abandonnent leurs fonctions, et Saint-Cyriac devient une desserte de la paroisse Saint-Dominique. La chapelle, qui demeure en place, est acquise par un groupe de citoyens, mais n'est plus utilisée pour le culte. À partir de 1944, elle est à nouveau ouverte au culte. Le site patrimonial de la Chapelle-Saint-Cyriac constitue un témoin important de l'ancien village de Saint-Cyriac.

Le site patrimonial de la Chapelle-Saint-Cyriac présente aussi un intérêt pour sa valeur architecturale. Ce lieu de culte est représentatif des églises rurales québécoises de tradition catholique construites à la même époque. La chapelle possède plusieurs caractéristiques qui la rattachent à ces églises, dont un volume de dimension modeste, un parement en planche à clins ainsi qu'une ornementation simple. Elle est conçue par l'architecte Herménégilde Morin et présente en outre de grandes similarités sur le plan formel avec d'autres de ses réalisations dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. L'église de Saint-Thomas-d'Aquin du Lac-Bouchette (1898) et l'église de Saint-François-de-Sales de la municipalité du même nom (1903-1904) sont aussi l'oeuvre de Morin.

Source : Ville de Saguenay, 2008.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du site patrimonial de la Chapelle-Saint-Cyriac liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation en bordure de la rive nord du lac Kénogami;
- son volume, dont le plan rectangulaire et le toit à deux versants droits légèrement recourbés;
- ses matériaux, dont les fondations en pierre, le parement en planche à clins ainsi que les éléments en bois (portes, fenêtres et détails ornementaux);
- sa façade, dont la tour demi-hors-oeuvre surmonté d'un clocher (comprenant un tambour de plan carré, une chambre des cloches ouverte de plan carré et une flèche terminée par une croix), la porte à double vantail, les ouvertures à arc surbaissé, l'oculus, la plaque portant le millésime « 1902 » ainsi que les chambranles;
- les murs de la nef, dont les ouvertures à arc surbaissé ainsi que les chambranles;
- sa sacristie greffée au chevet plat, dont le plan rectangulaire à un étage, le toit à deux versants droits, les lucarnes à pignon, les ouvertures à arc surbaissé ainsi que les chambranles;
- le volume annexé à la sacristie, dont le plan en hémicycle, les ouvertures cintrées ainsi que les chambranles.

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Informations historiques

Le site patrimonial de la Chapelle-Saint-Cyriac est étroitement lié à l'histoire de la paroisse de Saint-Cyriac. En 1865, la création du canton Kénogami légalise la colonisation du secteur et permet du même coup la naissance de la mission Caskouia du Lac-Kénogami. En 1869, une première chapelle y est construite. Elle est dévastée lors du grand feu de 1870 qui ravage une bonne partie de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Jusqu'à la construction d'une nouvelle chapelle en 1884, c'est un presbytère implanté en 1872 qui est utilisé comme lieu de rassemblement. En 1889, la mission Caskouia du Lac-Kénogami devient officiellement la paroisse Saint-Cyriac.

Entre 1902 et 1905, l'actuelle chapelle Saint-Cyriac, également connue sous le nom de chapelle du Lac-Kénogami, est élevée sur un nouvel emplacement selon les plans de l'architecte Herménégilde Morin. La construction de ce lieu de culte plus spacieux s'avère essentielle en raison de l'augmentation importante de la population de la paroisse vers la fin du XIXe siècle. Elle présente en outre de grandes similarités sur le plan formel avec les autres églises conçues par Herménégilde Morin dans la région. L'église de Saint-Thomas-d'Aquin du Lac-Bouchette (1898) et l'église de Saint-François-de-Sales de la municipalité du même nom (1903-1904) sont l'oeuvre de Morin.

En 1921, la paroisse Saint-Cyriac est érigée canoniquement par un décret de Mgr Michel-Thomas Labrecque (1849-1932). En 1924, les barrages Portage-des-Roches et Pibrac et plusieurs digues sont construits pour satisfaire les besoins grandissants des scieries de Jonquière et de Chicoutimi. À la suite de ces travaux, le niveau d'eau du lac Kénogami augmente et menace d'inonder le village. Le chemin Kénogami est déplacé, plusieurs terrains sont expropriés et tous les bâtiments qui se trouvent dans la zone inondable sont déménagés, dont le presbytère de Saint-Cyriac qui est transféré à Larouche, une municipalité voisine. Le conseil municipal de Lac-Kénogami et la fabrique abandonnent leurs fonctions. En 1925, Saint-Cyriac devient une desserte de la paroisse Saint-Dominique. La chapelle est pour sa part vendue à l'encan; un groupe de citoyens s'en porte acquéreur et la conserve sur place. Cependant, elle ne sert plus comme lieu de culte.

À partir de 1944, la chapelle est de nouveau ouverte au culte. En 1948, elle est concédée gratuitement à la Corporation épiscopale catholique romaine de Chicoutimi par le groupe de citoyens propriétaires.

En 1985, le conseil municipal de Lac-Kénogami reprend ses fonctions. En 1988, à la suite de l'implication de résidents du secteur, le conseil de fabrique de Saint-Cyriac est reformé. En 2002, la municipalité de Lac-Kénogami est annexée à la ville de Saguenay.

Le site du patrimoine de la Chapelle-Saint-Cyriac est constitué en 2006. Ce bien est devenu un site patrimonial cité à l'entrée en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel en 2012.

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Emplacement

Region administrative :

  • Saguenay--Lac-Saint-Jean

MRC :

  • Saguenay

Municipalité :

  • Saguenay

Arrondissement municipal :

  • Jonquière

Adresse :

  • rue de la Chapelle

Lieux-dits :

  • Lac Kénogami

Latitude :

  • 48° 20' 23.5"

Longitude :

  • -71° 22' 14.4"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Chicoutimi Canton de Kénogami Rang Nord Chemin Kénogami Sud-Est 63-39-1
63-43-2
63-44-2
Chicoutimi Canton de Kénogami Rang Sud Chemin Kénogami Sud-Est 59A-3-2
59A-4-2

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Références

Notices bibliographiques :

  • ARTHUR, Daniel. St-Cyriac : résurgence d'un drame au Lac Kénogami. Chicoutimi, Impression Léopold Tremblay, 1987. 481 p.
  • BELLEMARE, Yvon. Une histoire d'appartenance : le Saguenay - Lac-Saint-Jean. Sainte-Foy, Les Éditions GID, 2001. 303 p.
  • BOUCHARD, Russel. Histoire de Jonquière : coeur industriel du Saguenay - Lac-Saint-Jean, des origines à 1997. Chicoutimi, R. Bouchard, 1997. 544 p.

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