Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Kirkland, Marie-Claire

Type :

Personne

Autre(s) nom(s) :

  • Kirkland-Casgrain, Claire
  • Kirkland-Casgrain, Marie-Claire
  • Strover, Marie-Claire

Date :

  • 1924‑09‑08 – 2016‑03‑24

Occupation :

  • Avocat
  • Député
  • Juge

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Groupes associés (1)

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Synthèse

Née le 8 septembre 1924 à Palmer, dans l'État du Massachusetts, Marie-Claire Kirkland est la fille de Charles-Aimé Kirkland, médecin et homme politique, et de Rose Demers.

Marie-Claire Kirkland étudie chez les religieuses de la Congrégation Notre-Dame, au Couvent Villa-Maria, à Montréal. Par la suite, elle fréquente l'Université McGill où elle obtient un baccalauréat ès arts en 1947 et une licence en droit. Elle suit un cours de droit international à Genève en 1949 et est admise au Barreau du Québec en 1952.

De 1952 à 1961, Marie-Claire Kirkland pratique le métier d'avocate à Saint-Pierre (Montréal) et à Montréal au cabinet Cerini et Jamieson. Au cours de cette dizaine d'années, elle devient la première femme à comparaître avec succès devant le Comité des Bills privés de l'Assemblée législative du Québec. Durant les années soixante, elle collabore occasionnellement à la revue Châtelaine.

En 1961, Marie-Claire Kirkland est élue députée libérale dans la circonscription de Jacques-Cartier au cours d'une élection partielle. Elle est réélue en 1962, en 1966 et en 1970. Première femme à siéger à l'Assemblée législative, elle est également la première femme à devenir ministre en 1962. Préalablement ministre sans portefeuille, elle occupe le poste de ministre des Transports et des Communications de 1964 à 1966, puis celui de ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche de 1970 à 1972. Elle est ministre des Affaires culturelles en 1972 et 1973. Au cours de son passage en politique, elle parvient à faire adopter des réformes législatives qui améliorent la condition des femmes. Elle fait notamment adopter la Loi portant sur la capacité juridique de la femme mariée, qui leur permet de signer des contrats sans le consentement de leur mari, et la Loi instituant le Conseil du statut de la femme.

En 1973, Marie-Claire Kirkland se retire du monde politique. La même année, elle est nommée présidente de la Commission du salaire minimum et juge à la Cour du Québec. Elle devient ainsi la première femme juge dans cette juridiction. Sept ans plus tard, elle est nommée juge dans le district judiciaire de Montréal. Elle se retire de la magistrature en 1991.

Elle a épousé, en 1954, Philippe Casgrain, avocat; puis, en 1989, Wyndham Strover, avocat.

Elle est décédée le 24 mars 2016.

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Références

Notices bibliographiques :

  • Assemblée nationale du Québec. Assemblée nationale du Québec [En Ligne]. http://www.assnat.qc.ca/fr/index.html
  • Ministère du Conseil exécutif du Québec. Ordre national du Québec [En Ligne]. http://www.ordre-national.gouv.qc.ca/
  • PASKEY, Janice. « A Conversation with Marie-Claire Kirkland ». McGill University. McGill University [En ligne]. http://news-archive.mcgill.ca/sp98/kirkland.htm
  • SAURIOL, Chantal. « Figure de Maître - Engagement : Claire Kirkland ». Journal du Barreau. Vol. 35, no 7 (2003), s.p.

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