Vézina, Georges
Type :
Personne
Date :
- 1887‑01‑21 – 1926‑03‑27
Occupation :
- Athlète / joueur
Groupes associés (1)
- Les Canadiens de Montréal (1909 – ) - Affiliation professionnelle
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Désignation | Personnage historique | Ministre de la Culture et des Communications | 2026-03-19 |
Statuts antérieurs
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| Identification | Personnage historique | Municipalité (Saguenay) | 2020-12-07 |
Synthèse
Né le 21 janvier 1887 à Chicoutimi, Georges Vézina est le fils de Georges Vézina, boulanger, et de Clara Belley.
Georges Vézina fréquente le petit séminaire de Chicoutimi, mais abandonne ses études en 1902 pour aider son père dans son commerce. Ayant l'habitude de jouer au hockey dans la rue avec des amis, il est recruté en 1904 pour garder les buts du club amateur de hockey de Chicoutimi.
En 1910, le Club Athlétique Canadien, une équipe professionnelle fondée l'année précédente pour représenter les Canadiens français, joue sa première saison dans la nouvelle Association nationale de hockey (ANH). Lors d'une partie hors concours disputée en février contre le club de Chicoutimi, les joueurs du Canadien se butent aux prouesses du gardien Georges Vézina, qui permet au club amateur de vaincre les professionnels.
À la fin de la saison de 1910, le Club Athlétique Canadien cherche à recomposer son équipe. Le joueur Jos Cattarinich suggère au président George Kendall de faire appel à Georges Vézina pour protéger les buts de l'équipe. Vézina signe son contrat en décembre et joue de manière remarquable, ce qui permet à son équipe de progresser. En 1916, le Club Athlétique Canadien remporte la première Coupe Stanley de son histoire.
En 1917, le Club Athlétique Canadien intègre la nouvelle Ligue nationale de hockey (LNH) et prend le nom de Club de hockey Canadien. Durant cette saison, Vézina devient le premier gardien de l'histoire de la LNH à réussir un blanchissage. La constance de son jeu et son calme légendaire devant les tirs de l'adversaire lui valent le surnom de « concombre de Chicoutimi », en référence à l'expression anglophone « Cool as a Cucumber ». Il connaît sa meilleure saison en 1923-1924 et aide son équipe à remporter une deuxième Coupe Stanley. Il est alors reconnu comme le meilleur gardien de but de son sport.
La brillante carrière de Vézina connaît toutefois une fin abrupte le 28 novembre 1925. Diminué par la fièvre, le gardien de but s'effondre pendant le premier entracte. Les médecins lui diagnostiquent une tuberculose avancée, ce qui le contraint à mettre un terme à sa carrière. À 38 ans, Georges Vézina aura joué 367 parties consécutives, remporté cinq championnats et deux Coupes Stanley.
Parallèlement au hockey, Vézina pratique le métier de menuisier pendant la saison morte et fonde à Chicoutimi une manufacture de portes et de fenêtres nommée « La maison Georges Vézina Limitée ». L'entreprise emploie une vingtaine de personnes.
Il est décédé le 27 mars 1926, à Chicoutimi. Il est inhumé dans le cimetière Saint-François-Xavier, à Chicoutimi.
Il avait épousé Marie-Adélaïde-Stella Morin le 3 juin 1908 dans la paroisse de Saint-François-Xavier, à Chicoutimi.
Intérêt patrimonial
Ce personnage historique est désigné pour les motifs suivants:
« Georges Vézina est une figure légendaire de l'histoire du hockey sur glace ainsi qu'un symbole de courage et d'excellence sportive. De 1904 à 1925, il s'illustre à la position de gardien de but pour le club amateur de hockey de Chicoutimi, puis avec le Club Athlétique Canadien, une équipe professionnelle qui adopte le nom des Canadiens de Montréal en 1917. Durant ses 16 saisons dans l'uniforme tricolore, Vézina prend part à l'ensemble des matchs de son équipe. Grâce à la constance de son jeu et à son esprit sportif exemplaire, il aide les Canadiens à remporter ses 5 premiers championnats de saison régulière et ses 2 premières coupes Stanley, en 1916 et en 1924. Affaibli par la tuberculose, Vézina est contraint de mettre un terme à sa carrière dans des circonstances tragiques lors du match inaugural de la saison 1925-1926, ce qui suscite l'admiration et la sympathie du public. À la suite de son décès quelques mois plus tard, les propriétaires des Canadiens donnent à la Ligue nationale de hockey un trophée nommé en l'honneur de leur joueur étoile, le trophée Vézina, remis depuis 1927 au meilleur gardien de but de chaque saison. Honoré à de nombreuses reprises, Georges Vézina fait entre autres partie de la première cohorte de 9 joueurs et 3 bâtisseurs émérites intronisés au Temple de la renommée du hockey dès son ouverture en 1945. Ses succès, à un moment charnière de la professionnalisation du hockey sur glace, ont été un motif de fierté pour les nombreux partisans et partisanes des Canadiens de Montréal et l'ensemble de la population du Québec.»
Références
Notices bibliographiques :
- FISCHLER, Stanley. Les 100 plus grands du hockey. Montréal, Inédi, 1983. 414 p.
- LALANCETTE, Mikaël. Georges Vézina, l'Habitant silencieux. Montréal, Les Éditions de l'Homme, 2021. 368 p.
- VIGNEAULT, Michel. « Vézina, Georges ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. https://www.biographi.ca/fr/

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