Serpentin de mousquet
Type :
Patrimoine mobilier (Bien archéologique)
Région administrative :
- Montréal
Municipalité :
- Montréal
Date :
- après 1665 – (Contexte archéologique)
- 2003 (Découverte)
Période :
- Le Régime français (1534 à 1760)
Thématique :
- Patrimoine de la Nouvelle-France
Classification :
- Bien archéologique > Outils et équipement de science et technologie > Armement : arme à feu > Arme
Éléments associés
Inventaires associés (1)
Description
Le serpentin de mousquet est une pièce d'une arme à feu et provient d'un contexte archéologique qui semble postérieur à 1665. Il est en fer et mesure 7,0 cm de longueur et 0,8 cm de diamètre. Légèrement courbé et torsadé, le serpentin est fragmenté en deux sections. L'objet est incomplet.
Provenance archéologique :
- BjFj-101 > Opération 4 > Sous-opération C > Lot 33 > Numéro de catalogue 1539
Contexte archéologique :
- Fort
Fonctions / usages :
Le serpentin est une tige mobile servant à tenir la mèche et à l'appliquer sur le bassinet rempli de poudre pour la mise à feu du mousquet.
Lieu de production :
- Europe > France
Type de fabrication :
Artisanal
Technique de fabrication :
- Forgé
- Tordu
Matériaux :
- Métal - métaux et alliages ferreux (Fer forgé)
Dimensions :
- Diamètre extérieur : 0,8 centimètre(s)
- Longueur : 7 centimètre(s)
Intégrité :
Objet incomplet constitué de plusieurs fragments recollés ou non (25% à 75% de l'objet)
Nombre de biens :
1
Nombre de fragments :
2
Numéro de l'objet :
- CARQ : 11
- Numéro archéologique : BjFj-101-4C33-1539
Discipline :
- Archéologie historique
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Inventorié | -- | ||
Informations historiques
Ce serpentin de mousquet peut avoir été fabriqué en France avec la platine sur laquelle il était ajusté. Il est constitué d'une tige en fer courbée et torsadée. Il se peut qu'il ait été coupé par un armurier, bien que la corrosion puisse aussi expliquer son état partiel.
Le serpentin est une tige mobile servant à tenir la mèche et à l'appliquer sur le bassinet rempli de poudre pour la mise à feu du mousquet. Il est fixé à la platine à un bout, au moyen d'une vis qui traverse l'oeil du serpentin. Au bout opposé, le serpentin est muni d'une tête qui pince la mèche. La portion courbée du serpentin est souvent torsadée, tant pour la décorer que pour lui donner plus de résistance aux chocs.
À l'époque de la Nouvelle-France, les armes longues d'épaule, comme les fusils, sont expédiées dans la colonie depuis la France dans des caisses en bois. Il se peut qu'il en ait été de même avec le mousquet dont faisait partie ce serpentin.
Cet artéfact a été mis au jour en 2003 sur le site du fort de Ville-Marie, à Montréal. Ce fort est construit en 1642, agrandi en 1643 et abandonné à partir de 1665, à la suite du départ de Paul de Chomedey de Maisonneuve, l'un des fondateurs de Ville-Marie. Le contexte archéologique de l'objet semble postérieur à 1665, mais il demeure possible qu'il ait été utilisé à l'époque du fort. La platine sur laquelle était ajusté ce serpentin aurait garni un mousquet utilisé par l'un des occupants du fort.
Le serpentin a été trouvé avec des pièces d'armes à feu modifiées ou conservées par l'armurier du fort. Au moins un projectile en plomb pour mousquet a été trouvé dans le fort de Ville-Marie, dans un contexte contemporain de ce serpentin.
Les deux fragments conservés de cet artéfact se sont détachés l'un de l'autre lors de la restauration de l'objet.
Évaluation d'inventaire
Numérisation de la collection archéologique de référence du Québec (2016 - ) Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière
Le serpentin de mousquet fait partie de la collection archéologique de référence du Québec parce qu'il a été trouvé sur le site du fort de Ville-Marie
Emplacement
Region administrative :
- Montréal
MRC :
- Montréal
Municipalité :
- Montréal
Arrondissement municipal :
- Ville-Marie
Adresse :
- 350, place Royale
Localisation informelle :
Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Code Borden
| BjFj-101 |
Références
Notices bibliographiques :
- BÉLANGER, Christian et Brad LOEWEN. Fouilles archéologiques dans l'îlot Callière à Montréal, BjFj-101. Rapport d'activités de 2003. Rapport de recherche archéologique [document inédit], MCCQ/Ville de Montréal/Pointe-à-Callière/Université de Montréal, 2004. 90 p.
- DURDIK, Jan, Miroslav MUDRA et Miroslav SÁDA. Armes à feu anciennes. Paris, Gründ, 1981. 255 p.
- HAMILTON, T.M. Colonial Frontier Guns. Union City, Pioneer Press, 1987. 176 p.
- L'ANGLAIS, Paul-Gaston. Analyse de la collection archéologique pour fins d’interprétation, site BjFj-101, Fort de Ville-Marie / Domaine de Callière. [Document inédit], Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal, 2015. 107 p.
