Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Parc olympique

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Parc olympique de Montréal

Région administrative :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Thématique :

  • Patrimoine de la modernité

Usage :

  • Fonction culturelle et récréative, loisir (Stades et autres installations pour le sport)

Éléments associés

Événements associés (1)

Personnes associées (2)

Description

Le Parc olympique est délimité par la rue Sherbrooke Est, la rue Viau, l'avenue Pierre-De Coubertin et le boulevard Pie-IX, à Montréal. Il comprend notamment le stade olympique, le centre sportif, l'esplanade, l'ancien vélodrome (biodôme), l'aréna Maurice-Richard et le centre Pierre-Charbonneau.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Désignation Lieu historique Ministre de la Culture et des Communications 2026-08-01
 
Inventorié --
 

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Valeur patrimoniale

Ce lieu historique est désigné pour les motifs suivants:

« Le Parc olympique constitue le principal témoin matériel des Jeux de la XXIe olympiade de l'ère moderne, tenus à Montréal, du 17 juillet au 1er août 1976. Souhaitant doter la ville d'infrastructures sportives prestigieuses et durables, le maire Jean Drapeau et son administration choisissent, en 1972, l'architecte français de réputation internationale Roger Taillibert pour concevoir le complexe olympique. Les travaux, réalisés de 1973 à 1976 sur un quadrilatère d'environ 55 hectares, donnent lieu à des innovations techniques importantes en Amérique du Nord, notamment par l'emploi du béton précontraint. Bien que certaines installations ne soient pas achevées au moment des Jeux, le site impressionne par sa monumentalité et l'audace résolument moderne de son architecture. L'événement remporte un succès de foule et d'estime de même qu'il contribue à inscrire durablement le complexe dans l'imaginaire collectif. Depuis, le Parc olympique accueille une grande diversité d'événements sportifs ainsi que des activités culturelles, touristiques, récréatives et scientifiques. Le stade et son mât, qui est la plus haute tour inclinée au monde, sont devenus une signature visuelle de Montréal et du Québec, tandis que l'observatoire aménagé à son sommet figure parmi les principales attractions touristiques de la métropole. »

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Informations historiques

Le Parc olympique est le principal emplacement des Jeux olympiques de Montréal qui se sont déroulés du 17 juillet au 1er août 1976.

Le maire Jean Drapeau et son administration choisissent en 1972 l'architecte français de réputation internationale Roger Taillibert pour concevoir le complexe olympique. Le 6 avril, les plans, esquisses et maquettes de Taillibert sont présentés au public. L'architecte entend réaliser une prouesse architecturale en proposant la construction d'un complexe olympique unifié en béton, composé d'un vélodrome, d'un centre de natation et d'un stade surmonté d'un mât incliné retenant une toile rétractable servant de toit.

Le Parc olympique est aménagé sur un quadrilatère d'environ 55 hectares situé le long de la rue Sherbrooke, entre le boulevard Pie IX et la rue Viau. Ce terrain est identifié quelques décennies plus tôt pour accueillir des compétitions sportives de calibre international. Le centre sportif Maisonneuve, devenu le centre Pierre-Charbonneau, et l'aréna Maurice-Richard sont construits sur ce site en 1957 et en 1961.

Les travaux de construction et d'aménagement du site commencent le 28 avril 1973 et sont dirigés par le Service des travaux publics de la Ville de Montréal. Des firmes québécoises, mais aussi françaises, participent au projet qui occupe des milliers de professionnels et d'ouvriers de nombreux corps de métiers. Le Parc olympique et son stade nécessitent le déplacement de plus de deux millions de mètres cubes de terre et l'utilisation de 400 000 mètres cubes de béton. Les travaux donnent aussi lieu à des innovations techniques importantes à l'échelle de l'Amérique du Nord, notamment l'emploi du béton précontraint. Le chantier est toutefois perturbé par de nombreuses grèves et prend du retard.

Le 20 novembre 1975, le gouvernement du Québec crée la Régie des installations olympiques (RIO) et lui confie le mandat de parachever leur construction pour assurer la tenue des Jeux. Le 13 juin 1976, la RIO livre les installations au Comité organisateur des Jeux olympiques (COJO). Bien que certaines installations ne soient pas achevées pour la tenue de l'événement, le site impressionne par sa monumentalité et par l'audace résolument moderne de son architecture. Les Jeux remportent un succès de foule et d'estime, et contribuent à inscrire durablement le complexe dans l'imaginaire collectif.

Le 2 août 1976, le COJO remet le Parc olympique à la RIO comme prévu, ce qui met fin à l'aventure olympique. La RIO est dorénavant chargée par le gouvernement d'assurer l'exploitation des installations olympiques et de terminer leur construction. Le mât du stade, complété en 1986, devient la tour inclinée la plus élevée du monde.

Les différents travaux de parachèvement n'empêchent pas les installations olympiques de demeurer fonctionnelles. Le stade est le domicile d'équipes professionnelles de baseball et de football. Le stade accueille aussi des événements sportifs ponctuels, notamment des combats de boxe, des parties de soccer, etc. Il sert également à la présentation de salons commerciaux et de manifestations d'envergure, comme la visite du Pape en 1984. Il permet enfin à des artistes de grande renommée comme Pink Floyd, les Rolling Stones, Madonna, Diane Dufresne ou encore Céline Dion de se produire à Montréal.

Si le stade, le centre de natation, le centre Pierre-Charbonneau et l'aréna Maurice-Richard continuent d'accueillir des compétitions sportives, ce n'est pas le cas du vélodrome qui devient en 1992 le Biodôme et est offert par la Régie des installations olympiques à la Ville de Montréal.

Depuis 2000, le Parc olympique s'est aussi densifié avec la construction d'un cinéma, du stade Saputo et du Planétarium Rio Tinto Alcan qui contribue à solidifier le pôle touristique Maisonneuve. À la fonction sportive initiale du Parc olympique, des fonctions culturelles, touristiques, récréatives et scientifiques se sont ainsi ajoutées au fil des ans.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montréal

MRC :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Arrondissement municipal :

  • Mercier - Hochelaga-Maisonneuve

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Références

Notices bibliographiques :

  • BASSIL, Soroya et France VANLAETHEM. Étude patrimoniale du Parc olympique de Montréal. Montréal, Docomomo Québec, 2017. 134 p.
  • CLAIROUX, Benoit. Le Parc olympique : 40 ans d'émotions. Toronto, Dominion Modern, 2016. 498 p.
  • Comité-conseil sur l'avenir du Parc olympique. Pour le Parc olympique : l'achèvement, l'avenir : rapport du Comité-conseil sur l'avenir du Parc olympique. Montréal, Parc olympique Québec, 2012. 43 p.
  • MORIN, Guy R. La cathédrale inachevée. Montréal, XYZ éditeur, 1997. 379 p.
  • NOPPEN, Luc. « Le Stade olympique ». Continuité. No 53 (1992), p. 31-34.

Multimédias disponibles en ligne :

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