Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Bourassa, Robert

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Désignation Personnage historique Ministre de la Culture et des Communications 2012-11-01

Statuts antérieurs

  • Proposition de statut national, 2012-10-05
 
Inventorié --
 

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Synthèse

Né à Montréal le 14 juillet 1933, Robert Bourassa est le fils d'Aubert Bourassa et d'Adrienne Courville.

Après ses études à l'Université de Montréal, Bourassa est admis au Barreau du Québec en 1957. Il obtient une maîtrise en sciences économiques et politiques de l'Université d'Oxford en 1959, et une maîtrise en fiscalité et droit financier de l'Université Harvard en 1960.

D'abord conseiller fiscal au ministère fédéral du Revenu national de 1960 à 1963, Bourassa occupe ensuite les fonctions de secrétaire et de directeur des recherches de la Commission Bélanger sur la fiscalité de 1963 à 1965. Il est également conseiller spécial sur les questions économiques et fiscales auprès du ministère fédéral des Finances.

À la même époque, Bourassa occupe des postes de professeur en sciences économiques et en fiscalité à l'Université d'Ottawa (1961-1963) et en finances publiques à l'Université Laval et à l'Université de Montréal (1966-1969).

Député libéral du comté de Mercier à l'Assemblée nationale de 1966 à 1976, Bourassa devient chef du Parti libéral du Québec en 1970. Premier ministre du Québec de 1970 à 1976, il occupe aussi les fonctions de ministre des Finances (1970) et de ministre des Affaires intergouvernementales (1971, 1972 et 1976).

Peu après son accession au pouvoir, il fait face à la crise d'Octobre. Très actif sur le plan législatif, son gouvernement met en place notamment le régime d'assurance maladie en 1970 et l'aide juridique en 1972. En 1971, le gouvernement de Bourassa lance le projet de la baie James, un vaste chantier de construction d'installations hydroélectriques. Le projet est contesté par les Cris et les Inuits, ce qui mène à la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois en 1975. Celle-ci permet la poursuite du projet sur les territoires autochtones en échange de compensations et accorde aux communautés autochtones qui peuplent le territoire une autonomie politique et certaines responsabilités gouvernementales. Le gouvernement de Bourassa doit également composer avec le front commun intersyndical de 1972, qui déclenche une grève générale dans les secteurs public et parapublic. En 1975, il fait adopter la Charte québécoise des droits et libertés. Son parti est battu aux élections générales de 1976 et lui-même est battu dans sa circonscription.

En 1978, il enseigne au Center of Advanced International Studies de l'Université John Hopkins et, à partir de 1979, aux départements de science politique de l'Université Laval et de l'Université de Montréal.

Bourassa est réélu chef du Parti libéral du Québec en 1983. Élu député dans Bertrand en 1985 lors d'une élection partielle, il devient chef de l'opposition officielle. Le Parti libéral remporte les élections générales de 1985 et Bourassa devient premier ministre, mais il est battu dans son comté. Il est élu député de Saint-Laurent lors d'une élection partielle en 1986. En 1988, son gouvernement vote le projet de loi 178, qui proclame la prééminence du français dans l'affichage. En 1990, il institue la taxe de vente du Québec (TVQ). Pour réformer la constitution canadienne et amener le Québec à la signer, ce qui n'avait pas été fait lors du rapatriement de 1982, Bourassa signe l'Accord du lac Meech en 1987 et l'Accord de Charlottetown en 1992. Le premier échoue, faute d'être ratifié, et le deuxième est rejeté par voie de référendum. Son deuxième mandat comme premier ministre est également marqué par la crise d'Oka en 1990. Affaibli par la maladie, il quitte la politique en 1994.

Il a entre autres publié La Baie James (1973), Deux fois la Baie James (1981) et Gouverner le Québec (1995).

Il est décédé à Montréal le 2 octobre 1996. Il est inhumé dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

Il avait épousé à Sorel, en 1958, Andrée Simard, fille d'Édouard Simard, industriel, et d'Orise Brunelle.

Ce personnage historique a été désigné par le ministre de la Culture et des Communications le 1er novembre 2012.

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Intérêt patrimonial

Ce personnage historique est désigné, avec les autres premiers ministres décédés du Québec, pour les motifs suivants:

Le premier ministre du Québec est, depuis l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, le chef et la principale figure politique du gouvernement du Québec. Le titulaire de cette fonction occupe la plus haute fonction démocratique de la société québécoise. Il préside le Conseil exécutif, nomme les ministres et les hauts fonctionnaires, décide de la politique du gouvernement et en détermine les priorités. Désigné par le lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne, il est normalement le chef du parti possédant le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée législative de la province de Québec (1867-1968), puis à l'Assemblée nationale (depuis 1968). Depuis 1867, cette fonction a été occupée par 30 personnes, dont 23 sont aujourd'hui décédées [en date du 1er novembre 2012]. Par leurs décisions et les politiques qu'ils ont mises en oeuvre, ces premiers ministres ont influencé le cours de l'histoire du Québec.

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Références

Notices bibliographiques :

  • Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
  • Assemblée nationale du Québec. Par ici la démocratie. Ligne du temps [En Ligne]. http://paricilademocratie.com/
  • BOURASSA, Robert. Gouverner le Québec. Montréal, Fides, 1995. 305 p.
  • FOOT, Richard et Daniel LATOUCHE. « Robert Bourassa ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/robert-bourassa
  • GERMAIN, Georges-Hébert. Robert Bourassa. Montréal, Libre Expression, 2012. 416 p.

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