Chauveau, Pierre-Joseph-Olivier
Type :
Personne (Homme)
Autre(s) nom(s) :
- Chauveau, Pierre-Olivier
- Lemage, Gaspard (pseudonyme)
Date :
- 1820‑05‑30 – 1890‑04‑04
Occupation :
- Auteur
- Enseignant / professeur
- Journaliste
- Magistrat
- Premier ministre / chef de gouvernement
- Sénateur
Patrimoine immobilier associé (8)
- Hôtel Nelson - Lieu de résidence secondaire
- Maison Charles-Berthelot - Lieu de résidence, Propriété
- Édifice Pamphile-Le May
- Maison Sewell - Lieu de travail
Patrimoine mobilier associé (44)
-
Collection Pierre-Joseph-Olivier-Chauveau
- Collection
- Livre (Collection de pamphlets, brochures, documents et autres publications canadiennes ou ayant rapport au Canada ou à l'Amérique) - Oeuvre
- Manuscrit (Catalogue de ma bibliothèque : avec des notes bibliographiques et autres souvenirs de famille, etc., etc) - Oeuvre
- Manuscrit (Mes livres rares (Tome I)) - Oeuvre
Plaques commémoratives associées (3)
Groupes associés (8)
Personnes associées (1)
Inventaires associés (1)
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Désignation | Personnage historique | Ministre de la Culture et des Communications | 2012-11-01 |
Statuts antérieurs
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| Inventorié | -- | ||
Synthèse
Né le 30 mai 1820 à Charlesbourg (Québec), Pierre-Joseph-Olivier Chauveau est le fils de Pierre-Charles Chauveau, marchand, et de Marie-Louise Roy.
Il étudie au Petit Séminaire de Québec de 1829 à 1837, puis fait son apprentissage du droit auprès d'André-Rémi Hamel, de Louis-David Roy et de George Okill Stuart. Il est admis au Barreau le 30 août 1841.
En plus de pratiquer le droit avec Roy, puis en association avec Philippe Baby Casgrain, Chauveau prend activement part à la vie intellectuelle et culturelle de Québec. Il participe à la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec en 1842, puis de la Société canadienne d'études littéraires et scientifiques en 1843. La même année, il est nommé président de la Société littéraire et historique de Québec. Conférencier et président de l'Institut canadien de Québec en 1851 et 1852, il devient vice-président de l'Association de la bibliothèque de Québec.
Chauveau se lance en politique au côté de Louis-Hippolyte La Fontaine et devient député de Québec à l'Assemblée législative de la province du Canada en 1844. Siégeant dans l'opposition, il défend notamment l'usage du français en chambre, le gouvernement responsable et la représentation proportionnelle de la population. Réélu en 1848, 1851 et 1854, il est solliciteur général de 1851 à 1853, puis secrétaire provincial de 1853 à 1855. Il appuie les démarches du premier ministre Auguste-Norbert Morin pour abolir le régime seigneurial et rendre le Conseil législatif électif. En 1855, Chauveau quitte son siège de député pour être nommé surintendant du bureau d'Éducation, poste qu'il occupe jusqu'en 1868. Il y travaille notamment à la création d'écoles normales et du conseil de l'Instruction publique. En 1857, il fonde le Journal de l'Instruction publique, qu'il dirige et rédige presque en totalité jusqu'en 1867.
En 1867, après l'entrée en vigueur de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, Chauveau fait un retour sur la scène politique alors qu'il devient le premier titulaire du poste de premier ministre de la province de Québec. Il est également président du Conseil exécutif, secrétaire et registraire de la province de 1867 à 1873 ainsi que ministre de l'Instruction publique de 1868 à 1873. Son gouvernement met en place l'appareil étatique de la nouvelle province. En tant que ministre de l'Instruction publique, Chauveau préside à la séparation du système scolaire entre catholiques et protestants. Il négocie le partage de la dette avec l'État fédéral. Il quitte la politique provinciale en 1873 pour devenir sénateur. Il est nommé président du Sénat, mais l'arrivée au pouvoir des libéraux en 1874 l'oblige à démissionner. Il quitte son siège de sénateur pour se présenter dans Charlevoix aux élections fédérales de 1874, mais il est défait.
En 1876, il devient membre puis président de la Commission du havre de Québec. En 1877, il est nommé shérif de Montréal, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort. Chauveau est aussi professeur à la Faculté de droit de l'Université Laval à Montréal de 1878 à 1890. Il préside plusieurs sociétés scientifiques et culturelles : la Société historique de Montréal, l'Institut canadien-français de Montréal, la Société d'archéologie et de numismatique de Montréal et la Société royale du Canada.
Il est notamment l'auteur de Charles Guérin : roman de mœurs canadiennes (1853), L'instruction publique au Canada : précis historique et statistique (1876) et François-Xavier Garneau : sa vie et ses œuvres (1883).
Il est décédé à Québec le 4 avril 1890. Il est inhumé dans la chapelle des Ursulines.
Il avait épousé à Québec, en 1840, Marie-Louise-Flore Masse, fille de Pierre Masse et de Marie-Anne Boucher.
Ce personnage historique a été désigné par le ministre de la Culture et des Communications le 1er novembre 2012.
Intérêt patrimonial
Ce personnage historique est désigné, avec les autres premiers ministres décédés du Québec, pour les motifs suivants:
Le premier ministre du Québec est, depuis l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, le chef et la principale figure politique du gouvernement du Québec. Le titulaire de cette fonction occupe la plus haute fonction démocratique de la société québécoise. Il préside le Conseil exécutif, nomme les ministres et les hauts fonctionnaires, décide de la politique du gouvernement et en détermine les priorités. Désigné par le lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne, il est normalement le chef du parti possédant le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée législative de la province de Québec (1867-1968), puis à l'Assemblée nationale (depuis 1968). Depuis 1867, cette fonction a été occupée par 30 personnes, dont 23 sont aujourd'hui décédées [en date du 1er novembre 2012]. Par leurs décisions et les politiques qu'ils ont mises en oeuvre, ces premiers ministres ont influencé le cours de l'histoire du Québec.
Références
Notices bibliographiques :
- Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
- GALLICHAN, Gilles. « Pierre-Joseph-Olivier Chauveau : Portrait en trois temps ». Histoire Québec. Vol. 12, no 2 (2006), p. 24-30.
- HAMELIN, Jean et Pierre POULIN. « Chauveau, Pierre-Joseph-Olivier ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Inscrit au Registre du patrimoine culturel