Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Cathédrale de Saint-Jérôme

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Laurentides

Municipalité :

  • Saint-Jérôme

Date :

  • 1897 – 1900 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

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Inventaires associés (1)

Carte

Description

La cathédrale de Saint-Jérôme est un lieu de culte de tradition catholique érigé de 1897 à 1900 et modifié entre 1923 et 1925. L'église en pierre présente un plan en croix latine composé d'une nef à trois vaisseaux, d'un transept et d'un choeur plus étroit terminé par une abside en hémicycle. Des chapelles en hémicycles sont adossées aux extrémités du transept. Le bâtiment est prolongé d'une sacristie carrée d'un étage qui comporte des saillies à pignon. Sa façade présente une tour centrale surmontée d'un clocher et flanquée de deux tours circulaires coiffées de clochetons. Elle comporte trois portails cintrés et un portique semi-circulaire à colonnade surmonté d'un balcon à balustrade. Implanté sur un terrain au relief peu accusé, le lieu de culte jouxte l'évêché et fait face à un parc aménagé. La cathédrale de Saint-Jérôme est située dans le centre historique de Saint-Jérôme.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Saint-Jérôme) 2005-04-19

Statuts antérieurs

  • Abrogation de règlement, 2005-04-19
  • Citation, 1999-07-12
 

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Valeur patrimoniale

La cathédrale de Saint-Jérôme présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Elle rappelle une période importante du développement de la localité. La paroisse de Saint-Jérôme est fondée en 1834. Une église en pierre érigée en 1837 et 1838 vient remplacer une chapelle construite une quinzaine d'années plus tôt. Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, Saint-Jérôme connaît une croissance remarquable. Le curé Antoine Labelle (1833-1891), figure marquante de l'histoire des Laurentides, devient responsable de la paroisse à partir de 1868. Il contribue grandement à l'expansion de la localité et de sa région. Ses diverses démarches permettent, entre autres, l'arrivée du chemin de fer à Saint-Jérôme en 1876. Ce lien ferroviaire assure un acheminement plus rapide des produits agricoles vers Montréal; il favorise aussi la diversification et l'intensification des activités commerciales de Saint-Jérôme. L'industrie, déjà présente sur le territoire, se développe davantage; la localité est considérée comme la porte de la colonisation vers le nord. Saint-Jérôme constitue le pôle commercial, industriel et institutionnel de la région. Ainsi, la population augmente de manière importante. L'église devient trop petite et ne répond plus aux besoins des fidèles. Un autre lieu de culte est donc érigé entre 1897 et 1900. Cet édifice religieux, situé à l'arrière de l'église précédente qui est alors démolie, présente une monumentalité digne d'une cathédrale. Les paroissiens espèrent ainsi obtenir la création d'un nouveau diocèse avec Saint-Jérôme comme siège. Ce souhait, communiqué par le curé Labelle, se concrétise en 1951. La cathédrale de Saint-Jérôme témoigne donc de l'importance de la localité comme centre régional et des aspirations d'une communauté en croissance.

La cathédrale Saint-Jérôme présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Elle rappelle l'influence de l'architecture éclectique sur les édifices religieux à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. L'éclectisme est un assemblage d'éléments architecturaux et ornementaux puisés dans les divers styles et associés plus librement, dans une recherche de monumentalité et d'effets visuels nouveaux. La cathédrale de Saint-Jérôme est érigée d'après les plans de l'architecte Casimir Saint-Jean entre 1897 et 1900. Elle fait l'objet de modifications par l'architecte Joseph-Égide-Césaire Daoust (1881-1946) entre 1923 et 1925. Ce dernier maintient l'influence éclectique du lieu de culte. L'église est représentative de ce courant par l'emploi d'éléments issus de différents styles historiques tels que les deux tours circulaires de la façade, les ouvertures évoquant des meurtrières, les contreforts ainsi que le portique semi-circulaire à colonnade. En outre, la complexité du volume contribue au caractère monumental de la cathédrale de Saint-Jérôme, un effet recherché par le courant éclectique.

Source : Ville de Saint-Jérôme, 2009.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la cathédrale de Saint-Jérôme liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- son implantation perpendiculaire à la voie publique et légèrement en retrait de celle-ci;
- sa localisation face à un parc et à proximité de l'évêché;
- sa situation au coeur du centre historique de la ville;
- son volume, dont le plan en croix latine composé d'une nef à trois vaisseaux, d'un transept et d'un choeur plus étroit achevé par une abside en hémicycle, les chapelles en hémicycle adossées aux extrémités du transept ainsi que le toit à deux versants au faîte tronqué de l'église;
- les matériaux, dont la maçonnerie en pierre de taille lisse et en pierre à bossage, la couverture en tôle posée à la canadienne, celle en tôle à baguettes ainsi que les éléments architecturaux et ornementaux en bois et en pierre de taille lisse;
- les composantes de la façade, dont la tour centrale en faible saillie encadrée de contreforts et surmontée d'un clocher à base carrée doté d'une flèche et d'une croix, les tours latérales de plan circulaire coiffées d'un clocheton ceinturé d'une balustrade, les portails cintrés (dotés de portes en bois à double vantail et à panneaux inscrites sous un arc cintré à clé décorative), le portique semi-circulaire à colonnade surmonté d'un balcon ceinturé d'une balustrade, les porches latéraux (de plan rectangulaire coiffés d'un toit à deux versants et dotés d'une porte en bois à panneaux surmontée d'une imposte cintrée et inscrite dans un arc cintré), les ouvertures cintrées, celles en forme de meurtrières, la rose inscrite dans un grand arc cintré, les bandeaux ainsi que les chambranles;
- les composantes des longs pans, du transept et du choeur, dont le soubassement surhaussé, les porches (de plan rectangulaire, coiffés d'un toit à deux versants et dotés d'une porte en bois à double vantail et à panneaux surmontée d'une imposte cintrée et inscrite dans un arc cintré), les ouvertures cintrées, les oculus, les soupiraux rectangulaires, les bandeaux, les chambranles, les chaînes verticales, les croix et la souche de cheminée;
- la sacristie greffée à l'abside dans le prolongement du choeur, dont le plan carré à un étage et à soubassement surhaussé, la maçonnerie en pierre à bossage et en pierre de taille lisse, le toit à croupe couvert de tôle posée à la canadienne, les saillies à pignon, les fenêtres rectangulaires à carreaux jumelées, les soupiraux rectangulaires, les chambranles, le bandeau ainsi que les chaînes verticales.

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Informations historiques

La cathédrale de Saint-Jérôme est implantée dans le noyau historique de la localité. Celle-ci est située sur un territoire ouvert à la colonisation à la fin du XVIIIe siècle. Une chapelle est construite vers 1821 pour desservir les habitants de la mission. La paroisse de Saint-Jérôme est érigée canoniquement en 1834. Une église en pierre est construite en 1837 et 1838 près de la rivière du Nord, à une certaine distance de la première chapelle. Cette nouvelle localisation du lieu de culte paroissial entraîne la création d'un noyau villageois.

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, Saint-Jérôme connaît une croissance importante. Le curé Antoine Labelle (1833-1891), figure marquante de l'histoire des Laurentides, devient responsable de la paroisse à partir de 1868. Il contribue grandement au développement de la localité et de sa région. Ses diverses démarches permettent, entre autres, l'arrivée du chemin de fer à Saint-Jérôme en 1876. Ce lien ferroviaire assure un acheminement plus rapide des produits agricoles vers Montréal; il favorise aussi la diversification commerciale de Saint-Jérôme. L'activité industrielle, déjà présente sur le territoire, se développe davantage. La ville est alors considérée comme la porte de la colonisation vers le nord. Elle constitue le pôle commercial, industriel et institutionnel de la région. En lien avec cette croissance, la population de la localité augmente de manière importante.

L'église paroissiale devient trop petite et ne répond plus aux besoins des fidèles. Les marguilliers décident en 1895 d'en faire construire une autre ainsi qu'un presbytère. La construction de la maison curiale est entreprise immédiatement, tandis que le lieu de culte est érigé entre 1897 et 1900. Cet édifice religieux, situé à l'arrière de l'église précédente, présente une monumentalité digne d'une cathédrale. Les paroissiens espèrent ainsi obtenir la création d'un nouveau diocèse, avec Saint-Jérôme comme siège. L'architecte de l'édifice est Casimir St-Jean. Les travaux sont réalisés par les entrepreneurs Boileau et Frères. Un parc est aménagé en 1905 sur le site de l'ancienne église alors démolie.

Entre 1923 et 1925, d'importantes modifications sont effectuées au lieu de culte, car certains éléments du bâtiment sont jugés dangereux. La coupole coiffant le choeur est enlevée, le clocher et les clochetons sont remplacés par d'autres aux formes différentes. Des ouvertures sont percées dans l'abside. La rose de la façade est refaite et un portique à colonnade est ajouté à l'entrée principale. De nouvelles entrées latérales sont construites à l'avant de la nef. Des travaux sont également réalisés à l'intérieur, dont l'abaissement de la voûte. Ils sont exécutés par l'entrepreneur Charles Larin d'après les plans de l'architecte Joseph-Égide-Césaire Daoust (1881-1946).

La situation de Saint-Jérôme comme centre régional se confirme; elle devient le siège d'un nouveau diocèse créé en 1951. Deux ans plus tard, des travaux sont réalisés à l'intérieur du lieu de culte en raison de son récent statut de cathédrale. Ceux-ci concernent le choeur et une nouvelle décoration des murs et de la voûte. Les plans sont attribués au père Wilfrid Corbeil (1893-1979). Le presbytère est transformé en évêché en 1954. Une annexe le reliant au lieu de culte est construite la même année. D'autres modifications sont apportées au décor intérieur de l'église au cours des années 1960 d'après les plans de l'architecte Jean-Guy Clément.

En 1997, des travaux de réfection de la maçonnerie et de la toiture du lieu de culte sont réalisés. Le toit de la cathédrale est refait entre 2000 et 2001, tandis que la façade est restaurée en 2001 et 2002.

La cathédrale de Saint-Jérôme est citée en 1999. La citation est reprise en 2005.

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Emplacement

Region administrative :

  • Laurentides

MRC :

  • La Rivière-du-Nord

Municipalité :

  • Saint-Jérôme

Adresse :

  • place du Curé-Labelle

Localisation informelle :

Située entre les rues Parent et du Palais.

Latitude :

  • 45° 46' 40.8"

Longitude :

  • -74° 0' 8.9"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Terrebonne Village de Saint-Jérôme Absent P-216
P-216A
P-217
P-218

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Références

Notices bibliographiques :

  • BOURBEAU, Jean-Pierre et Suzanne MARCOTTE. Saint-Jérôme: un air fier et hardi. Québec, Les Éditions GID, 2007. 205 p.
  • LAJEUNESSE, Gérard, dir. Une Église se raconte: Saint-Jérôme, 1951-2001. Outremont, Carte blanche, 2001. 427 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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