Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Vital-Roy

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Chaudière-Appalaches

Municipalité :

  • Saint-Éphrem-de-Beauce

Date :

  • après 1840 – avant 1860 (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Images

Carte

Description

La maison Vital-Roy est une résidence construite entre 1840 et 1860. Le bâtiment en bois, de plan rectangulaire à un étage et demi, est coiffé d'un toit à deux versants retroussés. La maison Vital-Roy est située en bordure de la voie publique, anciennement nommée le chemin Lambton, dans un secteur rural de la municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Saint-Éphrem-de-Beauce) 1991-08-06
 

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Valeur patrimoniale

La maison Vital-Roy présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Cette résidence rurale est un témoin important de l'histoire de la municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce. Avec la maison Roméo-Poulin située sur la même route, à proximité, elle constitue l'un des premiers témoins de la colonisation du territoire de Saint-Éphrem-de-Beauce. Le peuplement de la Beauce remonte à 1736, alors que les seigneuries Taschereau, Fleury de La Gorgendière, Rigaud de Vaudreuil, Aubert-Gallion et Aubin-De l'Isle sont concédées en bordure de la rivière Chaudière. Suivra en 1737, la création de la seigneurie de Saint-Étienne. Rapidement, des colons en provenance de la Côte-de-Beaupré, de l'île d'Orléans, de Beauport, de la seigneurie de Lauson, mais également de la France, s'établissent le long du cours d'eau. Au tournant du XIXe siècle, la population de ces seigneuries connaît une augmentation importante due essentiellement à un taux de natalité très élevé. Cet accroissement forcera l'extension des aires de peuplement vers les terres encore inoccupées de l'arrière-pays qu'on divise alors selon le système anglais des cantons. En 1804, le canton de Tring, dont une partie du territoire deviendra plus tard la municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce, est créé. Cependant, il faut attendre 1840 environ pour que les terres soient défrichées en vue d'être cultivées. Le chemin Lambton, aujourd'hui la route 108, permet à l'époque d'accéder aux nouveaux lots et facilite, par conséquent, leur peuplement. Construite entre 1840 et 1860, la maison Vital-Roy, qui se situe toujours dans un secteur agricole, constitue donc un rare témoin du début de la colonisation de la municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce.

La maison Vital-Roy présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Elle est représentative des premières habitations vernaculaires construites à l'époque de la colonisation du territoire de Saint-Éphrem-de-Beauce. L'architecture dite vernaculaire est celle qui est propre à une région. Elle dépend des ressources locales disponibles et perpétue des modes de construction traditionnels. La maison Vital-Roy est caractéristique des premières habitations de la région par ses dimensions modestes, son plan rectangulaire, son toit à deux versants retroussés, son revêtement de planches horizontales, ses ouvertures disposées symétriquement en façade. L'architecture modeste de la maison Vital-Roy témoigne du milieu rural dans lequel elle est implantée.

Source : Municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce, 2009.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la maison Vital-Roy liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- la situation en milieu rural et en bordure de la voie publique;
- son volume, dont le plan rectangulaire, l'élévation d'un étage et demi peu dégagée du sol ainsi que le toit à deux versants retroussés;
- les matériaux, dont le revêtement de planches verticales et la couverture en tôle;
- les ouvertures, dont leurs proportions verticales, leur disposition symétrique en façade et la fenêtre à quatre carreaux du pignon sud.

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Informations historiques

Dès le XVIIe siècle, des terres sont concédées dans la vallée de la Chaudière, mais il faut attendre 1736 pour que s'amorce véritablement la colonisation de la Beauce. En 1736 et 1737, six seigneuries sont concédées en bordure de la rivière Chaudière : tout d'abord les seigneuries Fleury de La Gorgendière, Rigaud de Vaudreuil et Taschereau, puis les seigneuries Aubert-Gallion, Aubin-De l'Isle et Saint-Étienne. Rapidement, des colons en provenance de la Côte-de-Beaupré, de l'île d'Orléans, de Beauport, de la seigneurie de Lauson, mais également de la France, viennent s'y établir.

Au tournant du XIXe siècle, la région connaît une augmentation importante de sa population due essentiellement à un taux de natalité très élevé. Cet accroissement forcera l'extension des aires de peuplement vers les terres encore inoccupées de l'arrière-pays. Cette fois, la division des terres se fait selon le système anglais des cantons qui sont dénommés d'après des villes ou des cantons (townships) anglais. L'aménagement de chemins de montée qui mènent aux terres à coloniser (par exemple, les chemins Craig, Kennebec, Lambton et Langevin) en faciliteront l'accès et donc, le peuplement.

En 1804, le canton de Tring, où se trouve Saint-Éphrem-de-Beauce, est proclamé. Cependant, il faut attendre 1840 environ pour que les rangs 6 à 11, qui formeront plus tard la municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce, soient défrichés. L'un des grands propriétaires du secteur est, à l'époque, l'arpenteur Jean-Pierre Proulx, de Sainte-Marie, qui s'efforcera de vendre ses nombreux lots à des colons. Contrairement à d'autres cantons qui attirent un grand nombre d'immigrants en provenance des îles Britanniques, les colons qui s'installent dans le canton de Tring viennent surtout des seigneuries environnantes et sont essentiellement d'origine canadienne-française. Entre 1840 et 1860, la maison Vital-Roy est construite en bordure du chemin Lambton, aujourd'hui la route 108 Ouest. En 1864, la municipalité de la paroisse de Saint-Éphrem-de-Tring est créée, suivie par la municipalité de village de Saint-Éphrem-de-Tring en 1897. En 1997, ces deux municipalités sont regroupées au sein d'une seule entité.

La maison Vital-Roy est citée en 1991.

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Emplacement

Region administrative :

  • Chaudière-Appalaches

MRC :

  • Beauce-Sartigan

Municipalité :

  • Saint-Éphrem-de-Beauce

Adresse :

  • 840, route 108 Ouest

Localisation informelle :

Le bien est situé près de la municipalité de Saint-Évariste-de-Forsyth. La route se nommait anciennement chemin Lambton.

Latitude :

  • 46° 1' 20.0"

Longitude :

  • -70° 57' 24.1"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Beauce Paroisse de Saint-Éphrem-de-Tring Absent 473

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Références

Notices bibliographiques :

  • BÉLANGER, France. La Beauce et les Beaucerons: portraits d'une région, 1737-1987. Saint-Joseph-de-Beauce, Société du patrimoine des Beaucerons, Corporation du 250e anniversaire de la Beauce, 1990. 381 p.
  • BRETON, Jean-René. « Saint-Nicolas - Lotbinière - Beauce ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 403-407.
  • Commission de toponymie du Québec. « Modifications aux municipalités depuis le 31 juillet 1991 ». Commission de toponymie du Québec. Commission de toponymie [En ligne]. http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/pdf/Modification_aux_municipalites.pdf
  • COURVILLE, Serge, dir., Pierre C. POULIN, dir. et Barry RODRIGUE. Histoire de Beauce-Etchemin-Amiante. Les Régions du Québec, 16. Sainte-Foy (Québec), Institut québécois de recherche sur la culture, 2003. 1047 p.
  • LESSARD, Rénald et Pierre C. POULIN. La Beauce : un esprit de famille. 100 ans noir sur blanc, 19. Québec, Les Éditions GID, 2008. 205 p.
  • MATHIEU, Hermann. Notes historiques sur la paroisse de St-Ephrem de Beauce et le canton de Tring. s.l. 1981. 310 p.
  • Ministère des Affaires culturelles / Direction générale du patrimoine et Service de l'inventaire des biens culturels. Le patrimoine beauceron : essai d'une approche d'ensemble. Québec, 1977. 103 p.

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