Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Église universaliste de Waterloo

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Maison de la culture
  • Temple maçonnique

Région administrative :

  • Montérégie

Municipalité :

  • Waterloo

Date :

  • 1870 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Protestantisme (Congrégationnaliste))

Usage :

  • Fonction résidentielle (Locaux pour associations fraternelles)
  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

Personnes associées (2)

Images

Carte

Description

L'église universaliste de Waterloo est érigée en 1870 pour servir d'église universaliste. Le bâtiment en brique présente un plan rectangulaire et est coiffé d'un toit à deux versants droits. La façade comporte une tour centrale percée d'un portail en arc brisé surmonté de deux baies en lancette. Elle se termine, dans sa partie supérieure, par un médaillon portant les signes de la franc-maçonnerie. Une annexe de même volume est accolée à l'arrière du bâtiment. Un prolongement de la toiture protège une entrée latérale sur la façade gauche de cette annexe. L'église universaliste de Waterloo est située en bordure de la rue de la Cour, dans le noyau historique de la municipalité de Waterloo.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Waterloo) 1988-10-03
 

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Valeur patrimoniale

L'église universaliste de Waterloo présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. L'édifice est construit en 1870 pour servir d'église universaliste. Charles Allen et Spencer Shaw sont deux industriels influents de la ville de Waterloo à l'époque. Ils financent l'érection du lieu de culte lorsque le nombre de fidèles est jugé suffisant. L'unitarianisme-universalisme tire ses origines de la réforme protestante en Europe au XVIe siècle, et il prend racine plus particulièrement dans l'Église congrégationaliste. Ce courant religieux se développe en Nouvelle-Angleterre durant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il apparaît au Canada vers les années 1820 avec l'arrivée d'immigrants anglo-saxons; sa diffusion est cependant limitée. En 1913, l'édifice de l'église universaliste de Waterloo devient la propriété de la loge maçonnique numéro 18 du canton de Shefford. Cette association fraternelle constitue une division locale de la franc-maçonnerie, société philosophique et philanthropique aux origines anciennes et légendaires. Quelques dizaines de membres, tous masculins, s'y réunissent régulièrement pour y pratiquer notamment des rites initiatiques. Le bâtiment est finalement acquis par la Ville de Waterloo en 1989 afin d'y installer la maison de la Culture, lieu de diffusion de productions artistiques locales. Cette fonction actuelle permet de poursuivre la vocation communautaire du bâtiment.

L'église universaliste de Waterloo présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. L'ancienne église s'inscrit dans le courant de l'architecture néogothique. Ce style, souvent utilisé dans la construction de lieux de culte durant la seconde moitié du XIXe siècle au Québec, préconise un retour à l'architecture médiévale. Il fait son apparition à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre. L'architecture gothique est associée au christianisme, alors que les formes classiques trouvent leur origine dans l'ère préchrétienne. Au Québec, en milieu rural, on emploie souvent des éléments puisés au répertoire de l'architecture gothique en les intégrant à des édifices de facture traditionnelle. L'église universaliste de Waterloo est caractéristique de ce style, entre autres, par ses ouvertures à arc brisé, son toit aigu à deux versants droits et sa tour centrale coiffée à l'origine d'un clocher. Tous ces éléments accentuent la verticalité de l'édifice, aspect valorisé par ce courant architectural. L'église méthodiste de Waterloo, construite sur la rue Foster en 1869, possède d'ailleurs une architecture très semblable à l'église universaliste. Lorsque le bâtiment de l'église universaliste est acquis par des francs-maçons en 1913, le clocher de la tour centrale est enlevé. Un médaillon portant les signes de la franc-maçonnerie est posé dans la partie supérieure de la tour. Il affiche la lettre « G » pour « God » ainsi qu'une équerre et un compas signifiant l'honnêteté et la ligne de conduite à suivre. L'architecture du bâtiment témoigne de ses fonctions successives.

Source : Municipalité de Waterloo, 2008.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de l'église universaliste de Waterloo liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- son volume, dont le plan rectangulaire, la tour centrale en façade, le toit à deux versants droits prolongé sur la façade gauche à l'arrière;
- les matériaux, dont la maçonnerie en brique rouge, la pierre du soubassement et le bois des éléments architecturaux (ornements, ouvertures);
- les ouvertures, dont les hautes fenêtres à arc brisé des longs pans et en façade, les fenêtres à carreaux du soubassement, les fenêtres en lancette de la tour, le portail d'entrée à tympan en arc brisé, les portes jumelées de l'entrée latérale;
- l'ornementation, dont la corniche à consoles de la tour, le médaillon portant les signes de la franc-maçonnerie dans la partie supérieure de la tour, la pierre millésimée au-dessus de l'entrée principale portant l'inscription « Masonic Temple 1913 », les bandeaux en brique de la tour, les arcs en brique au-dessus des ouvertures, les appuis et les linteaux en bois;
- l'annexe arrière ayant le même volume que le corps de bâtiment principal, ainsi que son entrée latérale protégée par un prolongement du toit.

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Informations historiques

Ce bâtiment est construit en 1870 à Waterloo afin de servir de lieu de culte pour l'Église universaliste. La ville de Waterloo connaît un essor économique considérable dans les années 1860 et 1870, en raison de la construction du chemin de fer et de l'implantation de quelques industries. Sa population est alors majoritairement constituée d'immigrants britanniques et américains. Plusieurs églises, anglicane, méthodiste, adventiste et universaliste, sont érigées à cette époque.

La construction de l'église universaliste est financée par les industriels Charles Allen et Spencer Shaw. Ils sont de fidèles adeptes de ce courant religieux né en Nouvelle-Angleterre à la fin du XVIIIe siècle. La pierre utilisée pour le soubassement de l'église provient de la montagne de Shefford. L'architecture du bâtiment s'inspire du style néogothique, très répandu dans la construction d'églises au Québec à l'époque. L'église méthodiste de Waterloo, érigée sur la rue Foster en 1869, possède d'ailleurs une architecture très semblable.

À partir de 1913, le bâtiment accueille la loge maçonnique numéro 18 du canton de Shefford. Cette association fraternelle constitue une division locale de la franc-maçonnerie, société philosophique et philanthropique aux origines anciennes et légendaires. Quelques modifications sont alors apportées à l'édifice afin de l'adapter à sa nouvelle fonction. Le clocher de la tour centrale est enlevé, et un médaillon portant les signes de la franc-maçonnerie est posé dans la partie supérieure de la tour.

L'église universaliste de Waterloo est citée en 1988. La ville de Waterloo acquiert l'édifice l'année suivante afin d'y loger sa maison de la Culture. Des expositions et diverses productions artistiques locales y sont présentées. En 2002, une annexe est ajoutée à l'arrière du bâtiment.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montérégie

MRC :

  • La Haute-Yamaska

Municipalité :

  • Waterloo

Adresse :

  • 441, rue de la Cour

Latitude :

  • 45° 20' 43.9"

Longitude :

  • -72° 30' 55.8"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Shefford Village de Waterloo Absent 463 ptie

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Références

Notices bibliographiques :

  • GENDRON, Mario et Richard RACINE. Waterloo : 125 ans d'histoire. Shefford, Société d'histoire de Shefford, 1992. s.p.

Multimédias disponibles en ligne :

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