Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Amable-Hébert

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Maison Maurice-Sauvé
  • Maison Sauvé

Région administrative :

  • Montérégie

Municipalité :

  • Saint-Charles-sur-Richelieu

Date :

  • 1804 (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Personnes associées (5)

Inventaires associés (1)

Carte

Description

La maison Amable-Hébert est une ancienne maison de ferme d'inspiration française érigée en 1804. La résidence en pierre comprend un grand corps de logis de plan rectangulaire d'un étage et demi ainsi qu'une cuisine d'été en retrait au nord-est. Chaque partie est couverte d'un toit aigu à deux versants droits. La maison est située sur un terrain étroit bordé d'arbres et d'arbustes, entre la rivière Richelieu et le chemin des Patriotes, dans la municipalité de Saint-Charles-sur-Richelieu.

Ce bien est classé immeuble patrimonial.

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2012-10-19

Statuts antérieurs

  • Reconnaissance, 1973-09-20
 

Haut de la page

Valeur patrimoniale

La maison Amable-Hébert présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Construite en 1804, l'habitation est représentative de la maison rurale d'inspiration française par son corps de logis en pierre bas et peu dégagé du sol, son toit aigu à deux versants droits aux larmiers peu saillants et la distribution asymétrique de ses ouvertures. L'intérêt de la maison réside également dans ses éléments intérieurs anciens mis au jour à l'occasion d'un important projet de restauration. Les travaux de curetage ont notamment permis de découvrir des armoires encastrées, l'âtre du four à pain ainsi que des moulures et les couleurs d'origine. La cuisine d'été ajoutée au nord-est peu après la construction reprend en plus petit le volume du corps de logis. Cette annexe comprend un four à pain et, à l'étage des combles, quelques ports à grain. Ces éléments témoignent de modes de vie d'autrefois et d'une longue tradition agricole.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

Haut de la page

Éléments caractéristiques

Les éléments clés de la maison Amable-Hébert liés à sa valeur architecturale comprennent, notamment :
- sa situation, sur un terrain étroit, entre la rivière Richelieu et le chemin des Patriotes;
- ses éléments représentatifs de la maison rurale d'inspiration française, dont le corps de logis en pierre de plan rectangulaire bas et peu dégagé du sol, l'élévation d'un étage et demi, les esses, le toit aigu à deux versants droits, la composition asymétrique de la façade, les fenêtres à battants à petits carreaux, les contrevents, les chambranles de bois, les lucarnes à pignon, les deux souches de cheminée en pierre situées dans le prolongement des murs pignons dont l'une est décalée par rapport à l'axe de faîtage;
- ses revêtements, dont la couverture en bardeaux de cèdre, le lambris en planches de bois verticales des pignons et l'enduit au lait de chaux;
- ses éléments intérieurs, dont les armoires encastrées, les moulures et les ports à grain;
- la cuisine d'été, dont sa cheminée et son four à pain.

Haut de la page

Informations historiques

La maison Amable-Hébert tient son nom de son premier propriétaire occupant, un cultivateur de Varennes qui s'établit à Saint-Charles-sur-Richelieu lors de son mariage à Marie-Desanges Leduc, en 1789. Après avoir procédé au remembrement de la terre de ses beaux-parents, Amable Hébert fait construire la maison en 1804, comme l'indique l'inscription gravée dans la pierre au-dessus de la porte d'entrée. Le devis de maçonnerie est exécuté par Pierre Ménard dit Bellerose, maître maçon de Saint-Marc-sur-Richelieu. Une cuisine d'été, qui comprend un four à pain, est ajoutée du côté nord peu de temps après. En 1823, Amable Hébert cède la maison à son fils aîné. En retour, ce dernier doit héberger ses parents âgés ainsi que ses frères et soeurs non mariés. Le corps de logis principal est alors divisé pour assurer l'intimité des deux couples et une seconde porte est percée à l'avant. La maison demeure la propriété de cette famille jusqu'en 1836, puis passe entre les mains de nombreux propriétaires. En 1847, elle est acquise par un avocat qui fait son bureau dans l'une des parties.

L'homme politique Maurice Sauvé (1923-1992) et son épouse la gouverneur générale Jeanne Sauvé (1922-1993) achètent la résidence en 1971 et entreprennent sa restauration. Les travaux, réalisés par l'historien Michel Lessard et l'architecte Gilles Vilandré, s'étendent sur cinq ans et la maison est alors remise dans son état initial. Le curetage des murs permet notamment de découvrir des armoires encastrées, l'âtre du four à pain, des moulures et les couleurs d'origine. À cette occasion, la charpente du toit, qui avait été modifiée à la fin du XIXe siècle à la suite d'un incendie, est reconstituée selon le gabarit et les techniques de construction anciennes révélés par les études.

La maison Amable-Hébert est reconnue en 1973. Ce bien est devenu classé à l'entrée en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel en 2012.

Haut de la page

Emplacement

Region administrative :

  • Montérégie

MRC :

  • La Vallée-du-Richelieu

Municipalité :

  • Saint-Charles-sur-Richelieu

Adresse :

  • 255, chemin des Patriotes

Latitude :

  • 45° 39' 44.681"

Longitude :

  • -73° 11' 34.646"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Saint-Hyacinthe Inconnue Absent 111

Haut de la page

Références

Notices bibliographiques :

  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • GADBOIS, Pierre. « Les origines de la maison Sauvé (Saint-Charles-sur-Richelieu) ». Les Cahiers d'histoire de la Société d'histoire de Beloeil Beloeil - Mont Saint-Hilaire. No 39 (1992), p. 25-48.
  • LESSARD, Michel et Gilles VILANDRÉ. La maison traditionnelle au Québec. Construction, inventaire, restauration. Montréal, Les Éditions de l'Homme, 1974. 493 p.
  • LESSARD, Michel. « Maison Maurice-Sauvé ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome II. Québec, Les Publications du Québec, 1991, p. 270-271.

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013