Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Moulin à vent de Trois-Rivières

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Mauricie

Municipalité :

  • Trois-Rivières

Date :

  • 1781 – (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine de la Nouvelle-France

Usage :

  • Fonction industrielle, transformation de matières végétales et animales (Moulins à farine)

Éléments associés

Personnes associées (4)

Inventaires associés (1)

Images

Carte

Description

Le moulin à vent de Trois-Rivières est une tour en pierre cylindrique de quatre étages, coiffée d'un toit conique de faible pente. Édifié en 1781 à proximité du fleuve Saint-Laurent, ce moulin a été déménagé en 1975 sur le campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Ce bien est classé immeuble patrimonial.

Plan au sol :

Circulaire

Nombre d'étages :

4

Groupement :

Détaché

Structure :

  • Bois
  • Maçonnerie en pierre

Fondations :

  • Béton

Élévations :

  • Toutes les façades : Pierre (À bossages)

Toit :

  • Forme : Conique
    Matériau : Asphalte, bardeaux

Fenêtre(s) :

  • Rectangulaire

Éléments architecturaux :

  • Plate-bande

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1961-02-21
 

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Valeur patrimoniale

Le moulin à vent de Trois-Rivières présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Contrairement à la majorité des moulins construits au Québec, ce n'est pas un moulin banal. Il n'est donc pas relié à la vie socioéconomique d'une seigneurie, mais plutôt à celle de la ville de Trois-Rivières. Il était la propriété d'un particulier, qui le donnait en location à un meunier. Les Trifluviens y ont fait moudre leur grain entre 1781 et 1854, année où il cesse ses activités en raison d'une vive concurrence venant d'autres moulins. Le moulin a été acquis par la Ville de Trois-Rivières en 1906. Il a été réparé et a reçu des ailes et un toit neufs à l'occasion des fêtes du tricentenaire de l'endroit. La Ville manifestait ainsi son désir de conserver cette structure, attirant l'attention sur son histoire et son intérêt en tant que témoin d'un aspect de la vie d'autrefois et d'un savoir-faire tombé en désuétude.


Le moulin à vent de Trois-Rivières présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Comme la plupart des autres moulins de la vallée du Saint-Laurent, c'est une tour cylindrique en pierre, coiffée d'un toit conique. Avec ses quatre étages, le moulin de Trois-Rivières est le plus élevé des 19 moulins à vent conservés au Québec.

Le moulin à vent de Trois-Rivières présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur technologique. Bien que privé de ses mécanismes d'origine, il témoigne d'une technique de mouture utilisée au cours du Régime français et au début du Régime anglais. À l'instar de plusieurs autres moulins érigés entre le XVIIe et le XIXe siècle dans la vallée du Saint-Laurent, il était implanté aux abords du fleuve Saint-Laurent, dans une région au relief plat, afin de tirer profit des vents dominants.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du moulin à vent de Trois-Rivières liés à ses valeurs historique, architecturale et technologique comprennent, entre autres :
- son volume, dont la forme cylindrique, les quatre étages et le toit conique de faible pente;
- la maçonnerie en pierre;
- quelques ouvertures fonctionnelles.

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Informations historiques

La ville de Trois-Rivières se dote d'un moulin à vent dès 1650. Au XVIIIe siècle, deux moulins coexistent, dont un en pierre, bâti entre 1697 et 1704, sur le terrain de la commune (lieu commun de pâturage). Ce moulin, qui est successivement la propriété de Jean-Baptiste Fafard dit Laframboise, de Joseph Godefroy de Tonnancour, conseiller et procureur du roi, et d'Antoine Laguerche, est ravagé par les flammes en 1781. Peu de temps après le sinistre, les restes du moulin de la Commune sont achetés par Nathaniel Day, commissaire général de l'armée britannique, qui utilise les pierres pour en bâtir un nouveau près du fleuve. Au cours de son histoire, ce moulin change fréquemment de propriétaires, qui ne l'exploitent pas eux-mêmes mais le louent à des meuniers locaux. En 1830, le moulin est doté de deux paires de meules. Il cesse ses activités en 1854, en raison d'une vive concurrence venant d'autres moulins. Dix ans plus tard, les ailes, les pièces du mouvement et la toiture sont incendiées au cours d'un orage.

Le moulin à vent devient officiellement possession de la Ville de Trois-Rivières en 1906. À l'occasion des fêtes du tricentenaire, en 1934, il est réparé et reçoit des ailes et un toit neufs. Mais l'état du moulin, coincé entre les édifices de la rue Notre-Dame, se détériore rapidement.

Le moulin à vent de Trois-Rivières est classé en 1961. En 1975, il est déménagé sur le terrain de l'Université du Québec à Trois-Rivières, son environnement d'origine étant jugé trop menaçant pour sa survie à long terme.

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Emplacement

Region administrative :

  • Mauricie

MRC :

  • Trois-Rivières

Municipalité :

  • Trois-Rivières

Adresse :

  • 3351, boulevard des Forges

Localisation informelle :

Situé à l'extrémité est du campus de l'Université du Québec de Trois-Rivières

Latitude :

  • 46° 20' 58.628"

Longitude :

  • -72° 34' 29.114"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Trois-Rivières Cité de Trois-Rivières Absent 1101 - 183 ptie

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Références

Notices bibliographiques :

  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • Commission des monuments historiques de la province de Québec et Pierre-Georges ROY. Vieux manoirs, vieilles maisons Québec. Québec, Ls.-A. Proulx, 1927. s.p.
  • DESJARDINS, Pierre. Les moulins à vent du Québec. Analyse et proposition d'intervention. Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1982. 18 p.
  • DIONNE, Pierre-Yves. « Moulin à vent ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 32.
  • GAGNON, Laval et Kathy PARADIS. La tournée des vieux moulins à vent du Québec. Cap-Saint-Ignace, La Plume d'oie, 1999. 191 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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