Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Couvent de la congrégation de Notre-Dame

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Couvent des soeurs de la Congrégation Notre-Dame

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Neuville

Date :

  • 1877 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine de la Nouvelle-France
  • Patrimoine religieux

Usage :

  • Services et institutions (Couvents, monastères et abbayes)

Éléments associés

Plaques commémoratives associées (1)

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Carte

Description

Le couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame est un édifice conventuel d'inspiration Second Empire construit en 1877. Le bâtiment en pierre, de plan rectangulaire, compte trois étages. Il est coiffé d'un toit mansardé aux brisis percés de lucarnes. Son toit est surmonté d'un clocheton. Le couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame est situé en bordure de la rue des Érables, au coeur du noyau historique de la municipalité de Neuville.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Neuville) 1996-09-05
 

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Valeur patrimoniale

Le couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Le premier couvent de la paroisse de Saint-François-de-Sales est bâti en 1716 sur le site de l'édifice actuel. Il avait été promis au curé par soeur Marguerite Bourgeoys (1620-1700), fondatrice de la congrégation de Notre-Dame. L'institution dispense un enseignement primaire et secondaire aux jeunes filles de la paroisse. Lors de la guerre de la Conquête, le bâtiment sert de caserne pour les troupes anglaises de 1759 à 1761, puis reprend sa fonction scolaire. En 1775, le couvent est bombardé par la flotte américaine de Benedict Arnold (1741-1801) et de Richard Montgomery (1736-1775) et reconstruit immédiatement. Le couvent retrouve ensuite sa fonction scolaire. Vers 1877, le couvent est jugé en mauvais état. Il est alors rebâti sur le même site. Le couvent de Neuville est le témoin d'événements marquants de l'histoire québécoise. La valeur historique du couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame repose également sur la continuité de sa vocation éducative pendant trois siècles. De sa fondation en 1716 jusqu'à 1965, les soeurs de la congrégation de Notre-Dame y dispensent un enseignement de niveau primaire et secondaire aux jeunes filles de Neuville et de la région. Après 1965, les soeurs y donnent des cours de musique. La congrégation de Notre-Dame quitte l'édifice en 1993, mais elle en est encore propriétaire lorsque le couvent est cité en 1996. Le maintien des fonctions d'origine et l'appartenance aux mêmes propriétaires sont des facteurs qui expliquent l'excellent état de conservation du bâtiment. En outre, c'est l'une des plus anciennes institutions d'enseignement en milieu rural au Québec.

Le couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Au Québec, la seconde moitié du XIXe siècle et le début du siècle suivant voient la multiplication des couvents ruraux. Ceux-ci sont construits d'après différents modèles. Le bâtiment de Neuville s'inspire d'un de ces modèles fréquemment employé durant le dernier quart du XIXe siècle. L'architecte montréalais Victor Bourgeau (1809-1888) réalise les plans de plusieurs immeubles de ce type, dont l'ancien pensionnat Notre-Dame-du-Saint-Rosaire à Montréal (1887-1888) et l'ancien couvent de L'Assomption (1889). Le couvent de Neuville est caractéristique de ce type d'édifice religieux par son plan rectangulaire, son soubassement surhaussé, son élévation de trois étages et son clocheton. D'autre part, le couvent de Neuville s'inscrit dans le courant de l'architecture Second Empire. Ce style se développe en France avec l'agrandissement du palais du Louvre (1852-1857). Il est par la suite introduit aux États-Unis, puis au Québec. Le style Second Empire est largement diffusé dans la province en raison de sa connotation française. Les édifices québécois n'en retiennent souvent que les grandes lignes, dont le toit mansardé et l'ornementation classique. Le couvent de Neuville est caractéristique de ce style par son toit mansardé percé de lucarnes et la composition symétrique de sa façade.

Source : Ville de Neuville, 2007.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation au coeur du noyau historique de la municipalité de Neuville;
- sa localisation en bordure de la rue des Érables correspondant à l'ancien tracé du chemin du Roy;
- le volume, dont le plan rectangulaire sans avant-corps, l'élévation de trois étages (quatre niveaux habitables), le soubassement exhaussé, le toit mansardé à quatre versants et le clocheton central couronnant le toit;
- les matériaux, dont la maçonnerie en pierre de la façade, la tôle de la cheminée et du clocheton, le parement en planche à clins de la façade latérale droite, le parement en crépi de la façade latérale gauche et de l'arrière, le bois des éléments décoratifs (corniche, chambranles, portes et fenêtres);
- les deux cheminées disposées aux extrémités du toit;
- les ouvertures, dont leur ordonnance symétrique, la porte à double vantail surmontée d'une imposte vitrée, les fenêtres à battants à grands carreaux, les lucarnes à fronton arrondi;
- l'ornementation sobre, dont la corniche à consoles et les chambranles;
- l'escalier central menant à la galerie en façade.

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Informations historiques

Les premiers colons s'installent dans la seigneurie de Dombourg, à l'origine de Neuville, dès 1667. Le peuplement de la seigneurie est activé par la construction d'un moulin et par de nombreux mariages avec des filles du Roy. La seigneurie est la troisième plus peuplée de la Nouvelle-France en 1683. Soeur Marguerite Bourgeoys (1620-1700), fondatrice de la congrégation de Notre-Dame, promet la construction d'un couvent au curé de la paroisse Saint-François-de-Sales.

En 1716, le premier couvent de Neuville est bâti sur le site de l'édifice actuel. L'institution dispense un enseignement primaire et secondaire aux jeunes filles du village et des environs.

Lors de la guerre de la Conquête, le couvent est converti en caserne pour les troupes anglaises entre 1759 et 1761, puis est remis à la congrégation. En 1775, l'édifice est bombardé et détruit par la flotte américaine de Benedict Arnold (1741-1801) et de Richard Montgomery (1736-1775). Le couvent est reconstruit en 1778 sur le même site.

Vers 1877, le couvent est jugé en mauvais état. Les paroissiens le font rebâtir à leurs frais par l'entrepreneur Magnan. L'édifice s'apparente à un modèle de couvent alors largement utilisé au Québec. Le couvent de Neuville est en effet caractéristique de ce type d'édifice par son plan rectangulaire, son soubassement surhaussé, son élévation de trois étages et son clocheton. II s'inscrit également dans le style Second Empire par son utilisation d'éléments typiques de ce courant comme le toit mansardé percé de lucarnes et la composition symétrique de la façade.

L'actuel couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame est donc le troisième édifice construit sur le même site. Le bâtiment conserve sa fonction éducative jusqu'en 1993. Il demeure la propriété des soeurs de la Congrégation même après qu'elles s'en sont retirées.

Le couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame est cité en 1996. Il est aujourd'hui occupé par Espace Art Nature, un organisme sans but lucratif qui propose des activités culturelles et de plein air dans la région.

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Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • Portneuf

Municipalité :

  • Neuville

Adresse :

  • 652, rue des Érables

Latitude :

  • 46° 41' 55.0"

Longitude :

  • -71° 34' 55.7"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Portneuf Paroisse de Pointe-aux-Trembles Absent 101-1 ptie
111 ptie

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Références

Liens Internet :

Notices bibliographiques :

  • Ministère des Affaires culturelles / Direction générale du patrimoine. Neuville, architecture traditionnelle. Les cahiers du patrimoine. Québec, s.d. s.p.
  • MORISSETTE, Rémi et Marc ROULEAU. Neuville 1667-2000 : 333 années d'histoire. Neuville, Société d'histoire de Neuville, 2000. s.p.

Multimédias disponibles en ligne :

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