Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Presbytère de la Mission-Catholique-Chinoise-du-Saint-Esprit

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Date :

  • après 1840 – avant 1845 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux

Usage :

  • Services et institutions (Presbytères et bâtiments associés)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Groupes associés (2)

Images

Carte

Description

Le presbytère de la Mission-Catholique-Chinoise-du-Saint-Esprit est une ancienne résidence à caractère religieux d'inspiration néoclassique construite entre 1840 et 1845 et agrandie entre 1879 et 1906. Trois parties juxtaposées constituées de trois étages de maçonnerie forment un plan en « L ». La façade principale du corps de bâtiment ainsi que l'annexe latérale sont en pierre de taille. Les autres murs et l'annexe arrière sont en brique. L'ensemble est partiellement coiffé d'un toit en fausse mansarde percé de lucarnes ornementées. Le presbytère se trouve à l'angle de deux rues, dans un secteur urbain dense situé à la limite ouest du quartier chinois, dans l'arrondissement Ville-Marie de la ville de Montréal.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. Le presbytère est compris dans l'aire de protection de l'église de la Mission-Catholique-Chinoise-du-Saint-Esprit, aussi classée immeuble patrimonial.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1977-03-21
 
Délimitation Situé dans une aire de protection Ministre de la Culture et des Communications

Transfert de responsabilité

  • Exercice de certains pouvoirs par la municipalité (Montréal), 2017-09-21
    Prise d'effet : 2018-09-21
 

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Valeur patrimoniale

Le presbytère de la Mission-Catholique-Chinoise-du-Saint-Esprit présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique et architecturale. La partie la plus ancienne du bâtiment a été érigée entre 1840 et 1845 par l'Église sécessionniste d'Écosse pour servir de presbytère. Elle rappelle ainsi l'importance de la communauté écossaise à Montréal au XIXe siècle. L'édifice est également l'un des rares témoins de cet ancien quartier résidentiel qu'était le faubourg Près-de-Ville. Avec l'église adjacente, ce presbytère de style néoclassique se démarque aujourd'hui des édifices de bureaux et commerciaux contemporains qui l'entourent. À la faveur d'un dégagement, les deux bâtiments constituent, à cause de leur échelle, de leur maçonnerie et de leurs caractéristiques architecturales, un repère visuel important dans un quartier qui a connu de grands bouleversements au cours des dernières décennies du XXe siècle.

Le presbytère de la Mission-Catholique-Chinoise-du-Saint-Esprit présente aussi un intérêt pour l'histoire religieuse et éducative du Québec. Les sécessionnistes d'Écosse occupent le presbytère jusqu'en 1864. Les Sulpiciens en font alors l'acquisition avec l'église et en demeurent propriétaires jusqu'en 1936. Durant cette période, un patronage Saint-Vincent-de-Paul y est installé. L'organisme offre un refuge à de jeunes apprentis, tout en leur assurant une formation technique et un enseignement religieux. Le bâtiment tel qu'il se présente aujourd'hui témoigne de cette fonction. En effet, l'édifice est agrandi entre 1879 et 1906 afin de mieux répondre aux besoins des élèves et des enseignants. Ainsi, une annexe en brique est construite à l'arrière le long de la rue Jeanne-Mance, un troisième étage avec toit en fausse mansarde percé de lucarnes ornementées est ajouté et une seconde annexe, en pierre celle-là, vient relier le presbytère et l'église. Les grandes fenêtres de l'annexe sont caractéristiques des édifices scolaires, qui nécessitent un éclairage adéquat des classes. L'édifice reprend sa fonction de presbytère en 1957, au moment où la mission catholique chinoise du Saint-Esprit s'y installe.

Source : Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, 2007.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du presbytère de la Mission-Catholique-Chinoise-du-Saint-Esprit liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation à la limite ouest du quartier chinois, dans un secteur urbain dense;
- sa façade sur une rue piétonnière;
- sa relation avec l'église, aussi classée;
- les trois parties, soit le corps de bâtiment en pierre de taille et en brique, l'annexe en brique le long de la rue Jeanne-Mance et l'annexe en pierre entre le presbytère et l'église;
- son volume, dont le plan en « L », les trois étages de maçonnerie, le toit en fausse mansarde du corps de bâtiment et de l'annexe arrière ainsi que le toit plat de l'annexe est;
- ses matériaux, dont le soubassement en pierre, la maçonnerie en pierre de taille (façade principale), en pierre et en brique ainsi que les éléments ornementaux en pierre de taille;
- ses ouvertures disposées de façon régulière et symétrique, dont les fenêtres à battants de la façade, les fenêtres à guillotine du mur ouest, la lucarne en pignon de la façade et sa fenêtre cintrée ainsi que les lucarnes à fronton cintré du côté ouest;
- son ornementation, dont la corniche à modillons, les chaînes d'angle, les bandeaux, les appuis de fenêtre et les linteaux.

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Informations historiques

Le presbytère de la Mission-Catholique-Chinoise-du-Saint-Esprit a été érigé par l'Église sécessionniste d'Écosse. Les membres de cette confession s'étaient installés à Montréal au début des années 1820, mais la construction de leur église n'a débuté qu'en 1834, après que le United Associate Synod of the Secession Church of Scotland ait acquis un terrain au nord-ouest de la rue de La Gauchetière. Celle du presbytère suit entre 1840 et 1845. L'édifice de plan rectangulaire compte d'abord deux étages.

Les sécessionnistes d'Écosse vendent l'église et le presbytère en 1864. Ce sont les Sulpiciens qui les acquièrent et en demeurent propriétaires jusqu'en 1936. Durant cette période, un patronage Saint-Vincent-de-Paul y est installé. L'organisme offre un refuge à de jeunes apprentis, tout en leur assurant une formation technique et un enseignement religieux. Le bâtiment tel qu'il se présente aujourd'hui témoigne de cette fonction. En effet, l'édifice est agrandi entre 1879 et 1906 afin de mieux répondre aux besoins des élèves et des enseignants. Il est exhaussé d'un étage, une annexe de trois étages en brique est érigée à l'arrière le long de la rue Jeanne-Mance et une autre annexe en pierre vient relier le presbytère à l'église.

En 1944, l'église et le presbytère passent aux mains de la Commission des écoles catholiques de Montréal. Situés dans un quartier occupé depuis la deuxième moitié du XIXe siècle par la communauté chinoise, ils deviennent en 1957 le centre de la mission catholique chinoise du Saint-Esprit. Le presbytère reprend alors sa fonction d'origine.

Menacé d'expropriation et de démolition pour la construction du complexe Guy-Favreau, le presbytère de la Mission-Catholique-Chinoise-du-Saint-Esprit est classé en 1977. Il est inclus dans l'aire de protection dont bénéficie l'église depuis 1978. Le presbytère abrite maintenant des unités d'habitation.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montréal

MRC :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Arrondissement municipal :

  • Ville-Marie

Adresse :

  • 205 à 211, rue De La Gauchetière Ouest

Lieux-dits :

  • Quartier chinois

Latitude :

  • 45° 30' 19.444"

Longitude :

  • -73° 33' 43.91"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Montréal Cité de Montréal (quartier Saint-Laurent) Absent 556 ptie

Code Borden

BjFj-108      

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Références

Notices bibliographiques :

  • BENOÎT, Michèle et Roger GRATTON. Pignon sur rue : les quartiers de Montréal. Montréal, Guérin littérature, 1991. 393 p.
  • Fondation du patrimoine religieux du Québec. Fondation du patrimoine religieux du Québec [En Ligne]. http://www.patrimoine-religieux.qc.ca/
  • PINARD, Guy. Montréal, son histoire, son architecture. Vol. 1. Montréal, Les Éditions La Presse, 1987. 346 p.
  • SALOMON DE FRIEDBERG, Barbara. « Église et presbytère de la mission catholique chinoise du Saint-Esprit ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome II. Québec, Les Publications du Québec, 1991, p. 60-62.

Multimédias disponibles en ligne :

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