Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison René-Lévesque

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Gaspésie--Îles-de-la-Madeleine

Municipalité :

  • New Carlisle

Date :

  • 1905 (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Plaques commémoratives associées (1)

Personnes associées (2)

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Carte

Description

La maison René-Lévesque est une résidence de type vernaculaire industriel érigée en 1905. De plan rectangulaire, l'habitation en bois de deux étages est coiffée d'un toit à deux versants droits de faible pente. La maison René-Lévesque est située sur une butte qui domine la baie des Chaleurs, dans la municipalité de New Carlisle.

Ce bien est classé immeuble patrimonial.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2012-10-19

Statuts antérieurs

  • Reconnaissance, 1995-06-24
 

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Valeur patrimoniale

La maison René-Lévesque présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique découlant de son association avec René Lévesque (1922-1987), premier ministre du Québec entre 1976 et 1985. C'est, en effet, dans cette résidence unifamiliale acquise vers 1920 par son père, l'avocat Dominique Lévesque (mort en 1937), que René Lévesque passe son enfance et une partie de son adolescence. Personnage important de l'histoire du Québec, René Lévesque se fait d'abord remarquer en tant que correspondant de guerre, journaliste ainsi qu'animateur de radio et de télévision. En 1960, il fait le saut en politique active, alors qu'il est élu député à l'Assemblée législative de la province de Québec. Ministre important du gouvernement libéral de Jean Lesage (1912-1980) entre 1960 et 1966, il devient un moteur de la Révolution tranquille, en raison notamment de son rôle clé dans l'assainissement des moeurs politiques et la nationalisation des compagnies d'électricité. En novembre 1967, Lévesque quitte les libéraux pour fonder le Mouvement souveraineté-association, qui devient le Parti québécois l'année suivante. Pendant 17 années, il demeure chef de ce parti, dont le principal objectif est la réalisation de la souveraineté du Québec et l'établissement d'une nouvelle forme d'association avec le Canada. En 1976, le Parti québécois est porté au pouvoir. Lévesque devient ainsi le 23e premier ministre du Québec, poste qu'il conserve jusqu'en 1985. Pendant cette période, le gouvernement québécois adopte entre autres la Charte de la langue française et la Loi sur le financement des partis politiques, en plus de tenir un référendum afin de se voir confié le mandat de négocier la souveraineté-association avec le reste du Canada, ce qu'il n'obtient pas.

La maison René-Lévesque présente aussi un intérêt patrimonial pour ses valeurs architecturale et historique. Loin de se comparer aux demeures bourgeoises de New Carlisle, cette résidence se rattache à l'architecture vernaculaire industrielle. Elle est caractérisée notamment par la simplicité et la standardisation de ses lignes, ses matériaux usinés, son revêtement de planches de bois à clins, son toit à deux versants droits de faible pente et sa lucarne-pignon en façade. Pour les Québécois, elle est à l'image de l'homme simple, intègre et sans artifice qu'elle a vu grandir. La maison René-Lévesque symbolise donc les qualités humaines de ce célèbre journaliste et homme politique qui a gouverné le Québec pendant neuf années et qui est toujours demeuré près du peuple. Pour les citoyens désireux d'honorer sa mémoire, elle prend figure de lieu de pèlerinage. Cet attachement populaire est d'autant plus grand que Lévesque lui-même aimait se rappeler ses origines gaspésiennes, son enfance et son adolescence passées dans cette maison de New Carlisle, ainsi que son père auquel il était très attaché.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la maison René-Lévesque liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation sur une butte dominant la baie des Chaleurs, dans la municipalité de New Carlisle, où René Lévesque a passé son enfance et la majorité de son adolescence;
- les caractéristiques de l'architecture vernaculaire industrielle, dont le plan rectangulaire, l'élévation de deux étages, le toit à deux versants droits de faible pente, la lucarne-pignon en façade, la cheminée en brique, la galerie du côté est et le revêtement de planches de bois à clins peint en blanc;
- les caractéristiques de l'espace intérieur, dont l'escalier, le solarium, le plafond fini en plâtre et en bois, la cheminée et le revêtement de la salle à manger.

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Informations historiques

La maison René-Lévesque est construite en 1905. Vers 1920, l'avocat Dominique Lévesque (mort en 1937) en fait l'acquisition. Membre réputé du Barreau du Bas-Saint-Laurent, dont il est bâtonnier en 1933, Dominique Lévesque en demeure propriétaire jusqu'à son décès, en 1937.

Le 24 août 1922, René Lévesque (1922-1987) naît à l'hôpital de Campbellton (Nouveau-Brunswick), faute d'hôpital à New Carlisle. C'est dans cette maison que le futur premier ministre du Québec passe son enfance et une partie de son adolescence, alors qu'il fréquente l'école primaire de New Carlisle et le collège de Gaspé. C'est pendant les vacances scolaires de 1938 qu'il fait ses premières armes à la radio de New Carlisle (CHNC).

En 1939, soit deux ans après la mort de son mari, Diane Dionne-Pineault (mère de René Lévesque) et ses quatre enfants emménagent à Québec. La maison est alors vendue à Wilfrid et Georgette Bujold.

René Lévesque se fait d'abord remarquer des Québécois en tant que correspondant de guerre, journaliste ainsi qu'animateur de radio et de télévision. En 1960, il est élu député à l'Assemblée législative de la province de Québec. Ministre important du gouvernement libéral de Jean Lesage (1912-1980) entre 1960 et 1966, il devient un moteur de la Révolution tranquille, en raison notamment de son rôle clé dans l'assainissement des moeurs politiques et la nationalisation des compagnies d'électricité.

En 1976, le Parti québécois remporte les élections générales. Chef de la formation depuis sa fondation en 1968, Lévesque devient ainsi le 23e premier ministre du Québec, poste qu'il conserve jusqu'en 1985. Pendant cette période, le gouvernement québécois adopte notamment la Charte de la langue française et la Loi sur le financement des partis politiques, en plus de tenir un référendum afin de se voir confié le mandat de négocier la souveraineté-association avec le reste du Canada, ce qu'il n'obtient pas.

Pendant que René Lévesque est premier ministre, la maison de New Carlisle, dans laquelle il a passé son enfance, devient un lieu visité par ses admirateurs, madame Bujold y accueillant les curieux. Après son décès en 1987, l'affluence augmente. La maison prend figure de lieu de pèlerinage pour les citoyens désireux de rendre hommage à la mémoire de ce grand homme politique.

La maison René-Lévesque est reconnue en 1995. Ce bien est devenu classé à l'entrée en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel en 2012.

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Emplacement

Region administrative :

  • Gaspésie--Îles-de-la-Madeleine

MRC :

  • Bonaventure

Municipalité :

  • New Carlisle

Adresse :

  • 16, rue de Mountsorrel

Latitude :

48° 0' 29.109"

Longitude :

-65° 19' 42.449"

Désignation cadastrale :

  • Lot 4 934 127

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Références

Notices bibliographiques :

  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • GODIN, Pierre. René Lévesque. Tome I : Un enfant du siècle, 1922-1960. Montréal, Boréal, 1994. s.p.
  • LATOUCHE, Daniel. « Lévesque, René ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.ccom/
  • LÉVESQUE, René. Attendez que je me rappelle. Montréal, Québec/Amérique, 1986. 525 p.
  • s.a. « Maison René-Lévesque ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Supplément 1987-1999. Québec, Les Publications du Québec, 2001, p. 13.

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