Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison James-Murray

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Maison Adams
  • Maison Latouche
  • Maison Louis-Latouche

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Québec

Date :

  • 1829 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine de la Nouvelle-France

Usage :

  • Fonction commerciale (Commerces de vente au détail)
  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Plaques commémoratives associées (1)

Personnes associées (7)

Carte

Description

La maison James-Murray est une maison-magasin de type urbain érigée en 1829. Le bâtiment en pierre de plan rectangulaire, à trois étages et demi, est coiffé d'un toit à deux versants droits et doté de murs coupe-feu surmontés de larges souches de cheminée. Le rez-de-chaussée est pourvu de vitrines. Une annexe est implantée en retour d'équerre à l'arrière et la cour est fermée par un muret de pierre percé d'une porte cochère.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. La protection s'applique aussi au terrain. La maison James-Murray se situe en milieu urbain, au coeur du site patrimonial du Vieux-Québec.

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1963-09-25
 
Déclaration Situé dans un site patrimonial Gouvernement du Québec
 

Haut de la page

Valeur patrimoniale

La maison James-Murray présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. La résidence est représentative des maisons-magasins de type urbain. Le bâtiment en est une illustration par son rez-de-chaussée commercial pourvu de vitrines et ses étages supérieurs à fonction résidentielle. Du point de vue stylistique, la maison James-Murray est un exemple d'habitation de ville du début du XIXe siècle. Elle s'inscrit dans la tradition de la maison urbaine d'inspiration française, influencée par les ordonnances des intendants de la Nouvelle-France notamment en matière de protection contre les incendies, et intègre des apports britanniques. La tradition française prend forme entre autres dans la maçonnerie de pierre, le toit à deux versants droits et les murs coupe-feu surmontés de larges souches de cheminée. L'influence néoclassique se reflète dans la symétrie de la façade, l'ordonnance régulière des ouvertures, l'étage supérieur en attique ainsi que dans le lambris à caissons, pilastres et entablement couronné d'une corniche à modillons entourant les vitrines. La rue Saint-Jean acquiert sa fonction commerciale dès la fin du XVIIIe siècle en raison de la proximité du marché de la haute-ville et de l'augmentation de la population intra-muros. Plusieurs maisons semblables à la maison James-Murray sont construites le long de cette artère dans les premières décennies du XIXe siècle.

La maison James-Murray présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur historique reposant sur son association avec son propriétaire-constructeur, Louis Robin dit Latouche (1781-1833). Latouche est un maître maçon et architecte qui oeuvre à Québec dans le domaine résidentiel et qui obtient des contrats plus importants comme celui d'une aile du séminaire de Québec. Il achète la propriété de la rue Saint-Jean en 1823. En 1829, il érige la maison-magasin sur les fondations d'une maison à un seul étage datant de 1750. Pour sa construction, le maître maçon s'associe au charpentier Joseph Binet (1783-avant 1852), qui a aussi réalisé plusieurs ouvrages résidentiels à Québec. Les deux artisans font partie de cette génération d'hommes de métier qui, durant la première moitié du XIXe siècle, confèrent au site patrimonial du Vieux-Québec un visage qu'il a en grande partie conservé.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

Haut de la page

Éléments caractéristiques

Les caractéristiques de la maison James-Murray liées à ses valeurs architecturale et historique comprennent, notamment :
- sa situation en milieu urbain, au coeur du site patrimonial du Vieux-Québec;
- la présence des fondations d'une maison de 1750;
- les caractéristiques de la résidence rattachées à la maison urbaine d'inspiration française, dont la maçonnerie de pierre renforcée par des esses, l'élévation de trois étages et demi, le toit à deux versants droits couvert de tôle à la canadienne, les murs coupe-feu surmontés de larges souches de cheminée, les corbeaux en pierre ainsi que les fenêtres à battants à petits carreaux;
- ses caractéristiques d'influence néoclassique, dont la composition symétrique de la façade, l'ordonnance régulière des ouvertures, l'étage supérieur en attique et les vitrines du rez-de-chaussée entourées d'un lambris à caissons, pilastres et entablement couronné d'une corniche à modillons;
- les lucarnes à croupe et les chambranles en bois.

Haut de la page

Informations historiques

En 1765, le général James Murray (1721/1722-1794), gouverneur de la province de Québec, fait l'acquisition de la maison à un seul étage construite en 1750 qui occupait cet emplacement. En 1801, ses héritiers la cèdent à Henry Caldwell (1735-1810). Caldwell, officier dans l'armée et dans la milice, homme politique, seigneur, propriétaire foncier, homme d'affaires et fonctionnaire, la revend trois ans plus tard à John Reinhart (mort en 1823).

Le maître maçon Louis Robin dit Latouche (1781-1833), qui oeuvre à Québec dans le domaine résidentiel et qui obtient des contrats plus importants comme celui d'une aile du séminaire de Québec, achète la propriété en 1823. En 1829, il y érige une maison-magasin sur les fondations de la maison initiale. Pour sa construction, il s'associe au charpentier Joseph Binet (1783-avant 1852), qui a aussi réalisé plusieurs ouvrages résidentiels à Québec. Les deux artisans font partie de cette génération d'hommes de métier qui, durant la première moitié du XIXe siècle, confèrent au site patrimonial du Vieux-Québec un visage qu'il a en grande partie conservé.

La maison James-Murray est une illustration de la maison-magasin de type urbain par son rez-de-chaussée commercial pourvu de vitrines et ses étages supérieurs à fonction résidentielle. La demeure est occupée par divers artisans et commerçants, dont Jules-Isaïe Benoît dit Livernois (1830-1865), fondateur de la célèbre dynastie de photographes, de 1856 à 1863. La rue Saint-Jean avait acquis sa fonction commerciale dès la fin du XVIIIe siècle, en raison de la proximité du marché de la haute-ville et de l'augmentation de la population intra-muros. Plusieurs maisons semblables à la maison James-Murray ont été construites le long de cette artère dans les premières décennies du XIXe siècle.

La maison James-Murray est incendiée en 1962. L'architecte André Robitaille (né en 1922), qui dirige le chantier de restauration, fait disparaître l'enduit et les faux joints de la maçonnerie pour donner à l'édifice un aspect plus ancien. Il le dote aussi d'une couverture en tôle à la canadienne plutôt qu'en tôle à baguettes, et il opte pour des fenêtres à petits carreaux à la place de celles à grands carreaux.

La maison James-Murray est classée en 1963. Cette maison est importante dans l'histoire de la préservation du patrimoine au Québec puisque le débat suscité par son éventuelle démolition a entraîné, outre son classement, le décret du site patrimonial du Vieux-Québec. Le bâtiment abrite aujourd'hui un restaurant et des appartements.

Haut de la page

Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • Québec

Municipalité :

  • Québec

Arrondissement municipal :

  • La Cité

Adresse :

  • 1080, rue Saint-Jean
  • 21, rue Saint-Stanislas

Latitude :

46° 48' 49.54"

Longitude :

-71° 12' 40.751"

Désignation cadastrale :

  • Lot 1 212 585

Code Borden

CeEt-652      

Haut de la page

Références

Notices bibliographiques :

  • Bergeron Gagnon, Inc. Étude d'ensemble des sous-secteurs des pauvres et Charlevoix : Section 2 : rues Saint-Jean, Saint-Stanislas et Sainte-Angèle. Vol. II. Québec, Ville de Québec, Service de l'urbanisme, 1992. s.p.
  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • GOBEIL-TRUDEAU, Madeleine. « Maison Murray-Adams ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 149.

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013