Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Jean-Étienne-Jayac

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Maison Morency

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Québec

Date :

  • 1865 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine de la Nouvelle-France

Usage :

  • Fonction commerciale (Commerces de vente au détail)
  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Personnes associées (5)

Images

Carte

Description

La maison Jean-Étienne-Jayac est une maison-magasin de type urbain construite en 1865. L'édifice à murs mitoyens est érigé à partir des vestiges d'une ancienne maison bâtie en 1753. La résidence en brique de plan rectangulaire comporte deux étages de maçonnerie et est coiffée d'un toit mansardé. Une vitrine commerciale occupe la façade avant au rez-de-chaussée. À l'arrière, elle comporte des passerelles permettant d'accéder, par-dessus une rue étroite, à des dépendances adossées à la falaise. Cette maison est située dans le quartier Vieux-Québec-Basse-Ville, le long d'une rue où sont alignés de nombreux bâtiments commerciaux semblables, dans la ville de Québec.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. La protection s'applique aussi au terrain. La maison Jean-Étienne-Jayac est comprise dans le site patrimonial du Vieux-Québec.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1965-06-21
 
Déclaration Situé dans un site patrimonial Gouvernement du Québec

Transfert de responsabilité

  • Exercice de certains pouvoirs par la municipalité (Québec), 2016-12-09
    Prise d'effet : 2017-06-09
 

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Valeur patrimoniale

La maison Jean-Étienne-Jayac présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Cette maison-magasin témoigne, en effet, du développement de la basse-ville de Québec, qui au début du XVIIIe siècle accueillait la plus grande partie de la population de Québec, concentrée plus particulièrement à proximité du port, le long des rues Saint-Pierre, Notre-Dame, Sault-au-Matelot et Sous-le-Cap. Cette demeure est érigée à partir des vestiges d'une maison bâtie en 1753 pour le négociant Jean-Étienne Jayac. À l'origine, elle occupait la superficie de la maison actuelle et celle de sa voisine, la maison Anne-Hamilton. En 1810, elle sera divisée en deux sections par un mur coupe-feu, comme l'illustrent encore les corbeaux de la façade avant. Avec l'ouverture de la rue Saint-Paul en 1817, les façades principales des maisons existantes qui donnaient sur la rue Sous-le-Cap, telle celle de Jayac, sont réaménagées du côté de la nouvelle rue et les rez-de-chaussée sont convertis en boutiques. La maison actuelle est érigée en 1865, après la destruction de la majeure partie de la maison initiale par un incendie, en 1863 ou 1864. Néanmoins, le volume, la disposition des ouvertures en façade avant et les corbeaux en pierre de taille sont quelques éléments conservés de l'ancienne demeure. La maison Jean-Étienne-Jayac témoigne ainsi de l'évolution architecturale des maisons de la basse-ville de Québec au XIXe siècle, entraînée par la densification de ce secteur et le développement de la rue Saint-Paul. Quant aux galeries et aux passerelles au-dessus de la rue Sous-le-Cap, elles permettent d'accéder aux dépendances adossées à la falaise, répondant ainsi aux besoins pratiques (accès aux latrines, hangars) des artisans, ouvriers et autres gens de condition modeste qui habitaient ce quartier densément peuplé. Avec sa galerie et sa passerelle en bois, la maison Jean-Étienne-Jayac forme avec ses voisines un ensemble pittoresque. La rue Sous-le-Cap, connue comme « la rue la plus étroite d'Amérique » a attiré l'attention de plusieurs artistes et photographes du XIXe siècle. Les nombreuses représentations qu'ils en ont faites reflètent l'influence du courant pittoresque au Québec et ses sources d'inspiration dans le domaine des arts visuels.

La maison Jean-Étienne-Jayac présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. La résidence est représentative des maisons-magasins urbaines de la fin du XIXe siècle par ses murs mitoyens, son élévation, son toit mansardé d'influence Second Empire et son revêtement de brique, matériau très utilisé en architecture résidentielle à cette époque. Les vitrines du rez-de-chaussée témoignent de la vocation commerciale de la rue Saint-Paul.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

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Éléments caractéristiques

Les caractéristiques de la maison Jean-Étienne-Jayac liées à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation dans le quartier Vieux-Québec-Basse-Ville, dans le site patrimonial du Vieux-Québec, à proximité de la falaise, sur un terrain encadré par la rue Sous-le-Cap, la rue Saint-Paul et des maisons à murs mitoyens;
- les vestiges de la maison de 1753, dont le volume, les corbeaux en pierre de taille et la disposition des ouvertures en façade avant;
- le volume de la maison de 1865, dont le plan rectangulaire, la maçonnerie de deux étages et le toit mansardé;
- ses matériaux, dont le revêtement en brique sur une maçonnerie de pierre et de brique;
- les murs mitoyens et la galerie avec passerelle en bois au-dessus de la rue Sous-le-Cap donnant accès à des dépendances adossées à la falaise;
- ses ouvertures, dont les fenêtres à battants à grands carreaux et les vitrines du rez-de-chaussée.

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Informations historiques

Les origines de la maison Jean-Étienne-Jayac remontent au XVIIIe siècle. À cette époque, la population de Québec est en majorité concentrée à la basse-ville, à proximité du port. Les rues Saint-Pierre, Notre-Dame, Sault-au-Matelot et Sous-le-Cap sont les plus densément occupées. C'est sur cette dernière que le négociant Jean-Étienne Jayac se fait construire, en 1753, une demeure en pierre par les maçons Pierre Marcou et Vital Maillou. Destinée à la location, elle occupe la superficie de l'actuelle maison Jean-Étienne-Jayac et celle de sa voisine, la maison Anne-Hamilton.

Au XIXe siècle, l'augmentation de la population et la densification urbaine entraînent le morcellement des propriétés. En 1810, la maison de 1753 est divisée en deux sections par l'élévation d'un mur coupe-feu. Avec l'ouverture de la rue Saint-Paul en 1817, les façades principales des maisons existantes qui donnaient sur la rue Sous-le-Cap, comme celle de Jayac, sont réaménagées du côté de la nouvelle rue et les rez-de-chaussée sont convertis en boutiques.

En 1863 ou en 1864, la maison de Jayac est presque totalement détruite par un incendie. Philip Thomas, agissant pour le compte du propriétaire de la section ouest, John Thomas, utilise une partie des vestiges pour construire l'actuel bâtiment en 1865 et sauvegarde ainsi le volume et la disposition des ouvertures de la façade de la rue Saint-Paul. Le toit mansardé apparaît dans les deux dernières décennies du XIXe siècle. Avec sa galerie et sa passerelle au-dessus de la rue, la maison forme avec ses voisines un ensemble pittoresque. La rue Sous-le-Cap, connue comme « la rue la plus étroite d'Amérique » a attiré l'attention de plusieurs artistes (tels James Pattison Cockburn et Herbert Raine) et photographes (tels William Notman et fils) du XIXe siècle. Les nombreuses représentations qu'ils en ont faites reflètent l'influence du courant pittoresque au Québec et ses sources d'inspiration dans le domaine des arts visuels, ici des installations répondant aux besoins pratiques (accès aux latrines, hangars) des artisans, ouvriers et autres gens de condition modeste qui habitaient ce quartier densément peuplé.

La maison Jean-Étienne-Jayac est classée en 1965. Restaurée dans les années 1980, elle abrite un commerce au rez-de-chaussée et des appartements aux étages.

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Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • Québec

Municipalité :

  • Québec

Arrondissement municipal :

  • La Cité

Adresse :

  • 133, rue Saint-Paul
  • 135, rue Saint-Paul

Latitude :

  • 46° 48' 58.935"

Longitude :

  • -71° 12' 19.691"

Désignation cadastrale :

  • Lot 1 212 729
  • Lot 1 213 159

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Références

Notices bibliographiques :

  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • GARIÉPY, Gino. « Maison Morency-Lamarche ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 121-122.

Multimédias disponibles en ligne :

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