Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Jean-Langevin

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Maison Bélisle

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Québec

Date :

  • 1848 – (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (3)

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Description

La maison Jean-Langevin est une résidence urbaine jumelée d'esprit néoclassique construite en 1848. L'habitation en pierre de plan rectangulaire présente deux étages et demi en façade et trois étages et demi à l'arrière en raison de la déclivité du terrain. Elle est coiffée d'un toit à deux versants droits percé de lucarnes et possède des murs coupe-feu dont l'un est mitoyen avec la maison jumelle. La façade est caractérisée par les ressauts qui circonscrivent les ouvertures. La maison Jean-Langevin est située à proximité de la Citadelle, dans l'arrondissement municipal de La Cité-Limoilou de la ville de Québec.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. La protection s'applique aussi au terrain et à l'annexe de deux étages qui s'y élève. La maison Jean-Langevin est comprise dans le site patrimonial du Vieux- Québec.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1964-12-02
 
Déclaration Situé dans un site patrimonial Gouvernement du Québec

Transfert de responsabilité

  • Exercice de certains pouvoirs par la municipalité (Québec), 2016-12-09
    Prise d'effet : 2017-06-09
 

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Valeur patrimoniale

La maison Jean-Langevin présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Elle constitue un exemple représentatif de la maison urbaine jumelée. Cette maison forme la partie est d'un ensemble constitué de deux habitations à mur mitoyen similaires, construites selon les plans de l'architecte Pierre Gauvreau (1813-1884) en 1848. À cette époque, les résidences en rangée inspirées du néoclassicisme, popularisées en Angleterre notamment par l'architecte John Nash (1752-1835), jouissent d'une grande popularité à Québec. La maison Jean-Langevin rappelle la tradition française par son toit à deux versants droits et ses murs coupe-feu supportés par des corbeaux. Elle se rattache par ailleurs au style néoclassique par le traitement de sa façade. Des ressauts inscrivent les ouvertures dans des arcades au rez-de-chaussée et dans des encadrements rectangulaires au deuxième étage. L'horizontalité est marquée par le bandeau, les tailloirs et le soubassement en pierre de taille lisse. La maison Jean-Langevin témoigne ainsi de l'influence du néoclassicisme dans l'architecture résidentielle urbaine au milieu du XIXe siècle. Par ailleurs, depuis sa construction, cette maison a subi peu de modifications extérieures. À l'intérieur, elle possède toujours plusieurs éléments de son décor d'origine, dont les manteaux de cheminée et les portes moulurés, de même qu'un escalier en merisier orné d'une volute.

Source : Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, 2007.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la maison Jean-Langevin liées à sa valeur architecturale comprennent, notamment :
- sa situation dans le site patrimonial du Vieux-Québec du Vieux-Québec;
- son volume, dont le plan rectangulaire étroit à deux étages et demi à l'avant et à trois étages et demi à l'arrière ainsi que le toit à deux versants droits;
- les matériaux, dont la maçonnerie en moellons, la façade en petites pierres de taille brutes, certaines composantes en pierre de taille lisse, le parement en planches à clins du pignon est, la couverture en tôle à baguettes ainsi que les ouvertures en bois;
- les ouvertures, dont la porte menuisée et vitrée à double vantail et imposte, la fenêtre serlienne du rez-de-chaussée, les fenêtres rectangulaires à grands carreaux de l'étage, les chambranles moulurés et les lucarnes à croupe;
- les éléments néoclassiques, dont l'étage en attique, les ressauts de la façade formant des arcs et des encadrements ainsi que le bandeau, les tailloirs et le soubassement en pierre de taille;
- les murs coupe-feu, dont l'un mitoyen, soulignés de corbeaux et les souches de cheminée dans la continuité des murs pignons;
- les manteaux de cheminée et les portes moulurés;
- l'escalier en merisier à volute;
- l'annexe de plan rectangulaire à deux étages située à l'arrière du terrain.

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Informations historiques

La maison Jean-Langevin forme la partie est d'un ensemble constitué de deux habitations à mur mitoyen similaires et répondant au même plan d'ensemble. Celles-ci ont été élevées en 1848 pour Jean Langevin, écuyer de Montréal. L'architecte Pierre Gauvreau (1813-1884) a fourni les plans, et leur construction a été confiée au maître menuisier et entrepreneur Toussaint Vézina (1808-1882).

La maison Jean-Langevin est située dans la partie la plus élevée de la ville de Québec, à proximité de la Citadelle, dans un secteur autrefois surnommé « le cap ». L'îlot Sainte-Geneviève, par sa proximité des installations militaires, du château Saint-Louis et de plusieurs édifices institutionnels et culturels, notamment le palais de justice, était prisé à cette époque par les avocats, les hommes d'affaires et les professionnels.

La maison n'a pas subi transformations majeures à l'extérieur et garde plusieurs éléments de son décor intérieur d'origine.

La maison Jean-Langevin est classée en 1964. Elle sert toujours à l'habitation.

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Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • Québec

Municipalité :

  • Québec

Arrondissement municipal :

  • La Cité

Adresse :

  • 42, avenue Sainte-Geneviève
  • 75, rue Sainte-Ursule

Lieux-dits :

  • Le cap

Latitude :

  • 46° 48' 35.827"

Longitude :

  • -71° 12' 27.662"

Désignation cadastrale :

  • Lot 1 213 213
  • Lot 4 045 227

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Références

Notices bibliographiques :

  • BLANCHET, Danielle. Montcalm, Saint-Sacrement. Nature et architecture: complices dans la ville. Les quartiers de Québec. Québec, Ville de Québec, 1988. 75 p.
  • GOBEIL-TRUDEAU, Madeleine. « Maison Bélisle ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 186.
  • Ville de Québec. Regards sur l'architecture du Vieux-Québec. Québec, Ville de Québec, 1986. 124 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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